Herboristerie

L’herboristerie 

Depuis plus de 12 ans, je suis herboriste. Grâce à ces années d’expérience, j’ai acquis une connaissance plus approfondie des plantes.

La phytothérapie est l’art de soigner par les plantes.

Ma recherche reste assidue et me permet d’acquérir des compétences plus pointilleuses.

La phytothérapie évolue sans cesse. S’interroger, se questionner, découvrir, redécouvrir les plantes, les utiliser ; telle est ma motivation.

Les utiliser à bon escient démontre un respect non seulement accordé à la nature mais aussi à soi-même.

On peut considérer la phytothérapie comme une thérapie à part entière. Une chose est certaine : elle ne menace pas l’équilibre du corps pour autant que l’on respecte les dosages appropriés.

Durant des millénaires, la phytothérapie a été et est toujours indissociable de l’herboristerie.

S’ils ne cueillaient pas eux-mêmes les plantes, les médecins s’approvisionnaient chez l’herboriste. En tant que telles, elles furent le premier réservoir de remèdes.

En Europe, à partir du Moyen-âge, les « Herbiers », ancêtres des herboristes, récoltent et vendent des plantes indigènes séchées.

De leurs ateliers, s’échappaient des senteurs de divers mélanges à base de plantes. C’était le lieu où l’on venait chercher conseils et remèdes, préparés avec connaissance et savoir-faire. C’est là aussi que l’on confiait ses maux.

Ils les présentaient sous forme de baumes, crèmes, élixirs, huiles médicinales, huiles essentielles, liqueurs, sirops, teintures, tisanes, vins médicinaux… Cette époque semble révolue et la voir renaître est le souhait de tout herboriste passionné.

L’herboristerie repose sur le savoir ancestral des plantes médicinales, appelées aussi « les simples » malgré la complexité qu’elles représentent !

L’herboriste est censé connaître les noms latins, scientifiques et vernaculaires des plantes médicinales, ainsi que leurs vertus, leurs applications thérapeutiques, leurs contre-indications et leurs interactions possibles avec les médicaments. Sa tâche consiste, à conseiller et à préparer des remèdes,  « les remèdes de bonne femme » ou  de « bona fama » c’est-à-dire de bonne renommée !

Tel était le rôle de l’herboriste. Ce n’est plus le cas de nos jours !

En effet, au cours du régime de Vichy, en 1941, le droit d’exercer leur pratique fut aboli. Les effets néfastes de certains médicaments mais surtout, l’abus de ceux-ci ont largement contribué au renouveau de la phytothérapie. Depuis plus de 2000 ans se soigner par les plantes nous a laissé de nombreuses preuves. L’ancienneté de leurs usages prouve leurs propriétés et leurs toxicités.

Actuellement, s’y ajoutent les découvertes plus récentes, allant des méthodes d’extraction aux différentes préparations. Soulignons que la médecine allopathique se base aussi sur les principes actifs de certaines plantes.

Voici quelques exemples de plantes dont les principes actifs sont utilisés en allopathie :

  • La morphine est extraite de l’opium.
  • La quinine provient du quinquina.
  • La taxotère et la vincristine, sont issues de l’if et de la pervenche de Madagascar.
  • L’aspirine découle du saule blanc et de la reine des prés.

On répertorie plus de 400 000 espèces de plantes à travers le monde.

Pour ma part, j’ai choisi de m’intéresser à celles qui nous entourent, car ce n’est pas un hasard si telles espèces se retrouvent en Europe et telles autres espèces ailleurs !

Aujourd’hui , l’usage des plantes a toujours ses détenteurs. Je ne peux que m’en réjouir.

Mady Pirard

Mon parcours.