Antibiotique Au Naturel

La phyto-aromathérapie fournit  des remèdes contre les infections de toutes sortes. La plupart de ces remèdes se trouvent dans nos aliments mais,  il faudrait consommer de grandes quantités pour obtenir un effet certain.

Les extraits de ces plantes sont donc plus efficaces, tout comme l’aromathérapie qui fonctionne avec  rapidité.

L’ail
Outre son pouvoir anti-âge que l’on attribue à sa richesse en antioxydants, l’ail cru, cuit, entier ou en extrait, est également utilisé depuis des temps immémoriaux au cours des bronchites.

L’allicine (substance que l’ail secrète) est considéré comme un antibiotique à large spectre qui serait même efficace contre l’Helicobacter pylori, une bactérie souvent présente dans l’estomac en cas d’ulcère ou de gastrite.

Quant à son utilisation en cas de bronchite,  nous retrouvons de nombreuses recettes, retenons le lait d’ail qui consiste à broyer 8 à 20 grammes d’ail dans un litre de lait que l’on porte à ébullition et que l’on doit boire dans la journée qui suit. Afin de réduire l’impact sur l’haleine, il est alors conseillé de mâcher du persil, des graines de cardamome ou des grains de café !

D’où l’intérêt de le consommer sous forme de gélules.

La canneberge
Son indication au cours des cystites récidivantes dues au colibacille (Escherichia coli) est reconnue par l’AFSSA, le jus de canneberge mérite d’être utilisé dans d’autres indications telles que la plaque dentaire et l’ulcère gastroduodénal dû à Helicobacter pylori.

Mais en cas d’infection urinaire sévère, la busserole et la bruyère restent extrêmement  intéressantes. Soit en tisanes, soit en gélules

L’échinacée pourpre
Ses racines contiennent à la fois des polysaccharides, stimulateurs de l’immunité, et de l’échinacoside, un dérivé caféique aux propriétés antiseptiques et anti-inflammatoires. Elles activent le pouvoir cytotoxique des macrophages.

Si actuellement son utilisation concerne de préférence l’arbre respiratoire, les Amérindiens s’en servaient également au cours des infections urinaires.

Bien que plus de 350 études au cours des cinquante dernières années aient démontré l’intérêt de cette plante dans la prévention et le traitement des affections respiratoires, les résultats négatifs de trois travaux récents ont semé le doute dans la communauté scientifique. La raison de ces mauvais résultats pourrait être une teneur médiocre en principes actifs des préparations utilisées car une nouvelle étude réalisée à partir d’un extrait dont la composition avait été préalablement vérifiée a démontré que l’effet de l’échinacée était significatif comparé à un placebo. Une cure d’Echinacéa et de Propolis en début d’hiver est toujours intéressante.

Les pépins de pamplemousse
Bien que leur usage en tant qu’antibiotique naturel ait été démontré sur plus de 800 bactéries et virus et plus de 100 champignons, leur mode d’action n’a pas encore été découvert. Indiqués aussi bien en usage interne qu’externe (sous forme diluée), ils ne peuvent cependant pas être utilisés chez les personnes allergiques aux agrumes. On conseille en général 15 gouttes trois fois par jour dans un verre d’eau avant ou pendant les repas jusqu’à guérison.

La propolis
Cette substance les abeilles s’en servent pour protéger l’entrée de leur colonie. On y trouve un complexe d’antimicrobiens, d’antiviraux et d’antifongiques au nombre desquels de nombreux flavonoïdes, des huiles essentielles, des vitamines et des oligo-éléments.

Le mode d’action de la propolis est encore loin d’être complètement élucidé. Toutefois, il est établi que la propolis inhibe le processus qui permet aux bactéries de se multiplier. D’autre part, ses flavonoïdes améliorent les performances des macrophages (globules blancs spécialisés dans la neutralisation et l’élimination des bactéries et des virus). La posologie la plus efficace n’est pas connue, cependant il est habituel de recommander une cure de 20 g à raison de 3 g par jour, quelle que soit la forme buccale (pâte à mâcher, poudre, tablettes). La seule contre-indication est l’allergie aux produits de la ruche.

Connaissez-vous le miel doré ?
Lors des premiers symptômes d’un rhume, utilisez du « Miel doré » qui est un mélange de poudre de curcuma et de miel. Au moment où les premiers symptômes d’une sinusite, d’un rhume ou d’un mal de gorge se manifestent, préparez-vous un mélange de miel doré qui va durer 3 jours.

Ingrédients nécessaires :

  • 100 g de miel (bio)
  • 1 cuillère à soupe de curcuma en poudre

Préparation:
Ajoutez 1 cuillère à soupe de curcuma dans 100 gr de miel bio.
Mélangez bien et placez le mélange dans un bocal.

Comment utiliser le miel doré :

A consommer dès les premiers symptômes :

Jour 1 – prendre une demi-cuillère à café du mélange 8 à 10 x/jour

  • Jour 2 – prendre une demi-cuillère à café du mélange 4 à 6 x/jour
  • Jour 3 – prendre une demi-cuillère à café du mélange 3 x/ jour

En pratique : les antibiotiques sont inefficaces face aux virus, en cause. Ils ne sont donc d’aucune utilité pour soigner les rhumes et les rhinopharyngites mais le remède soulage des symptômes.

En principe notre organisme fabriquera lui-même en quelques jours des anticorps, qui nous débarrasseront du virus et donc du rhume.

Les huiles essentielles
Leur efficacité provient de plusieurs phénomènes opérant en synergie.

Premièrement, en infectiologie, elles ont une action antibactérienne directe grâce à la présence de certaines molécules notamment  les phénols (carvacrol, eugénol, thymol), puis les monoterpénols (géraniol, linalol, menthol, terpinéol…), et enfin les aldéhydes (cuminal, géranial, néral…).

Deuxièmement, elles stimulent le système immunitaire.

Troisièmement, elles ont une action anti-inflammatoire.

À ces actions, s’ajoutent pour certaines HE une action antifongique et antivirale.

Cependant, malgré une activité sur de multiples souches bactériennes, aucune HE n’est active sur toutes.

Quelques applications spécifiques des huiles essentielles

Le colibacille : les HE d’origan compact et de thym à thymol

Le staphylocoque doré : les HE de tea tree  et d’eucalyptus globuleux.

Le Candida albicans : les HE de thym à carvacrol, d’origan d’Espagne, de sarriette des montagnes, de giroflier  et cannelle de Ceylan.

Les infections virales courantes : les HE de tea tree, d’eucalyptus radié ), de géranium bourbon, d’hysope couchée, de lavandin , de menthe poivrée, de palmarosa, de ravintsara.

…etc.!

Je rappelle toutefois qu’on ne donne pas d’huile essentielle à la femme enceinte, qui allaite, à l’enfant en dessous de 6 ans et aux sujets sensibles. Encore une fois un thérapeute averti est indispensable.

Ceci n’est qu’un petit aperçu, de nombreuses plantes pourraient encore être citées…

Mais n’oublions pas les merveilleuses tisanes, elles sont appréciées avec une bonne cuillère à café de miel…Elles peuvent nous permettre d’éviter de devoir avoir recours aux antibiotiques ! Même naturels.

Rappel ! Les ateliers d’herboristerie  voir les renseignements sur  https://phyterma.eu/les-ateliers/herboristerie/ 

ainsi que la formation en réflexologie plantaire  https://phyterma.eu/les-ateliers/reflexologie-plantaire/