Angine (ns)

Retrouvons les anciens usages des medicinales.

L’angine

 

L’angine est une inflammation des amygdales fréquente, elle peut être virale ou bactérienne. C’est une maladie contagieuse ! Il en résulte une difficulté à avaler et de la fièvre parfois, d’autres symptômes comme la toux, le nez qui coule peuvent être présents.
Les angines virales sont les plus répandues, elles sont dues à l’adénovirus ou les virus para-influenza… Etc Tandis que les angines bactériennes sont moins fréquentes, mais plus graves ! Elles nécessitent une consultation médicale et une prise d’antibiotiques.
Donc si l’angine persiste, restez vigilant et consultez un médecin afin de faire un test. Il consiste en un frottis de la gorge et dans les 24 h vous êtes fixé.
Les plantes sont prises uniquement en cas d’angine virale.
En fonction de l’angine, les plantes antalgiques et anti-inflammatoires tels : le saule blanc, le saule pourpre et la reine-des-prés permettent d’apaiser la douleur et l’inflammation, pensez aussi au cassis, à la ronce…. En plus de ces propriétés, le sureau noir, par son action sudorifique, sera également fébrifuge.
Nous pourrons ajouter à ces plantes le miel, la propolis, le citron, ainsi que certaines huiles essentielles. Ce sont aussi des traitements naturels efficaces.

Aujourd’hui, j’ai choisi de parler du Sureau noir et du Saule blanc.
Les connaissez-vous bien ?

Sureau noir Sambucus nigra

Originaire d’Europe centrale, le sureau est répandu dans toutes les zones d’Europe au climat tempéré. Ses fruits sont appréciés pour leurs valeurs gustatives.
Cet arbuste résistant, peut vivre une centaine d’années, on le retrouve principalement dans les zones boisées, les haies ou les bords de chemins. Sa floraison a lieu du début du mois de mai jusqu’au mois d’août. Appartenant à la famille des caprifoliacées, le sureau est une plante herbacée qui mesure en moyenne deux mètres. Sa tige, peu ramifiée, comporte des feuilles caduques d’environ sept folioles. Ses fleurs, blanches et odorantes, s’ouvrent dès le début du mois de mai, laissant place en juillet à des grappes de petites baies de couleur noire. En phytothérapie, elles sont toujours utilisées même l’écorce.
Pour traiter différents maux comme la fièvre, les irritations buccales et les infections respiratoires responsables des rhumes, toux grasses, sinusites, grippes, etc. Le sureau possède également des propriétés diurétiques, laxatives, antirhumatismales. Il nous vient de la famille des caprifoliacées.
On l’utilise sous forme de tisane : infusions ou décoctions, mais aussi en jus, sirops, gélules, teintures mères, compresses, cataplasmes.

En interne
Il conviendra aux infections respiratoires virales saisonnières rhume, grippes, sinusites, bronchites, fièvres. Troubles gastro-intestinaux. Irritations buccales comme l’angine, la laryngite, la pharyngite, etc.

En externe
En cataplasmes contre certaines affections de la peau : eczéma, hémorroïdes, contusions et brûlures.
Les fleurs de sureau ont une forte teneur en acide phénolique, en flavonoïdes, qui sont des antioxydants, en huiles essentielles ainsi qu’en minéraux. Les fleurs sont mucolytiques, adoucissantes et émollientes de par leurs mucilages aussi sudorifiques et diurétiques, anti-inflammatoires fébrifuges.
Les baies sont, elles, gorgées de vitamines de type A, C et B 6. Elles contiennent également une remarquable concentration en fer, flavonoïdes et caroténoïdes, acides aminés et tanins. Les fruits sont laxatifs et purgatifs, diurétiques et sudorifiques, mais aussi antirhumatismaux, antinévralgiques, anti-inflammatoires, immunostimulants, antioxydants et antibactériens. L’activité des baies a été démontrée contre des bactéries responsables d’infections respiratoires. Antiviraux, contre la grippe et le virus de l’herpès
Quant aux feuilles, elles concentrent tanins, nitrate de potasse et acide valérianique aux propriétés calmantes. Enfin, l’écorce se veut riche en acide cyanhydrique qui peut être toxique à trop forte dose.
Vous voyez là toute sa richesse.
Vous récolterez ses fleurs en mai et juin quant à ses fruits, ce sera en juillet et août.

Ses préparations
– En usage interne

– En infusion
Plongez 5 gr de fleurs sèches dans 200 ml d’eau. Couvrez et portez aux premiers frémissements. À ce moment-là, retirez de la source de chaleur et toujours à couvert, laissez infuser 5 minutes. Filtrez et buvez 3 à 4 tasses par jour.
En mai, vous pourrez faire le vin de Maitrank ou des limonades avec les fleurs.

– En décoction
Portez à ébullition de l’eau additionnée de feuilles et d’écorce après filtration, consommer jusqu’à trois à 4 tasses quotidiennes. Cette décoction peut également se faire avec les baies uniquement (1 cuillère à café de baies séchées).

– En usage externe
En cas d’affections cutanées, hémorroïdes, douleurs articulaires, etc. Trempez des compresses dans ces préparations maisons et les appliquer localement. Appliquées en cataplasme, les baies peuvent être utilisées pour soulager contusions, maux de dents et brûlures.

Sirop de baies de sureau :


Éliminez les pédoncules et rincez les baies dans un saladier d’eau fraîche. Si des baies y flottent, éliminez-les car elles ne sont pas mûres. Il est bien d’exprimer le suc en plaçant les baies bien mûres dans une étamine, afin d’éliminer les graines (qui contiennent les composés cyanogènes). Écrasez bien au besoin servez-vous d’une bouteille juste pour faire éclater les baies. Ensuite bien exprimer l’étamine, ce serait dommage de perdre ce précieux jus. Faites le ensuite bouillir à petit feu, pour cuire le jus des baies, jusqu’à réduction aux deux tiers du liquide. Laissez refroidir et ajoutez le tiers du poids en sucre de canne complet ou mieux en miel.
Conservez dans une bouteille désinfectée à l’alcool. Ce sirop sera à prendre en cas de rhume, de grippe ou d’affection respiratoire virale ou bactérienne à raison d’1 cuillère à soupe le matin.
Baies crues : elles sont recommandées contre la constipation, 1 cuillère à soupe de fruits frais.

Lotion/Infusion de fleurs pour cataplasmes et gargarismes
Recouvrir 100 g de fleurs par 1 litre d’eau, amenez cette eau aux premiers frémissements et, hors de la source de chaleur, laissez infuser 10 min. À couvert. Utilisez en compresses ou bains chauds contre les engelures, les inflammations des paupières et les conjonctivites. Ou utiliser comme bain de bouche pour assainir ou en gargarisme pour aider à lutter contre l’inflammation et adoucir en cas de symptômes grippaux, maux de gorge, angine…
Le sureau aux doses thérapeutiques indiquées ne pose pas de problème. Cependant, les femmes enceintes ou qui allaitent, les enfants de moins de 10 ans ne doivent pas consommer de sureau par mesure de précaution.
Le sureau est déconseillé chez les personnes souffrant de diabète : il entraîne des troubles du traitement par insuline. Il est possible que les effets du sureau puissent s’additionner à ceux d’autres plantes ayant des propriétés anti-inflammatoires ou diurétiques. Il faudra en tenir compte.


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Le saule blanc Salix alba

Le saule blanc contient de l’acide salicylique au niveau de son écorce, utilisé en phytothérapie pour lutter contre les douleurs inflammatoires, contre les rhumatismes, ainsi que pour abaisser le niveau de la fièvre, il est également recommandé pour ses effets astringents.
On le nomme le saule blanc, osier blanc, sandre, saule argenté et il nous vient de la famille des salicacées.

En usage interne
Il soulage la douleur : fièvre, maux de tête, cystite, règles douloureuses, bursite, tendinite. Il agit comme antirhumatismal : arthrite, rhumatismes dorsaux et articulaires. On l’utilise en cas d’hémorragies internes, car il est fort astringent.

En usage externe
Il soigne la peau : plaies, ulcères, cors ou verrues.
Considéré comme une aspirine végétale, grâce à son écorce riche en dérivés salicylés le saule est recommandé pour soulager de nombreuses douleurs.

Le saule blanc est originaire du continent européen et pousse dans des lieux humides. En Chine, il est consommé dès le Ve siècle avant notre ère comme antipyrétique et analgésique. Au 1er siècle, le médecin, Dioscoride propose de consommer “des feuilles de saule, écrasées avec un peu de poivre et trempées dans du vin” afin de calmer les douleurs situées dans la région lombaire. Durant le Moyen Age, le saule blanc est un produit dont l’usage est favorisé pour réduire les vomissements et traiter les verrues. En 1828, le pharmacien français Leroux parvient à isoler le principe actif du saule : la salicyline. Dix ans plus tard, Piria élude sa transformation par le corps en acide salicylique. La synthétisation de cette substance active crée l’aspirine.

Cet arbre dioïque, c’est-à-dire composé de pieds mâles et de pieds femelles séparés. À feuilles simples, soyeuses, avec des reflets argentés sur les deux faces, les saules se développent dans des zones humides, notamment à proximité des cours d’eau. Ils peuvent atteindre 25 m de hauteur. L’écorce est crevassée alors que les jeunes rameaux sont velus et flexibles. Les fleurs femelles sont vertes et les fleurs mâles sont jaunes. Elles sont regroupées en chatons.. Les fruits du saule blanc apparaissent sous forme de capsules de forme allongée.

En phytothérapie, l’écorce du saule blanc est la principale partie utilisée, notamment par prélèvement sur les jeunes rameaux âgés de 2 à 3 ans. On utilise aussi, en usage externe, les feuilles et les chatons (antispasmodique, sédatif nerveux).
– En infusion, il est recommandé de placer de 2 à 3 g d’écorce, ou 5 g de chatons, dans une tasse d’eau et portez aux premiers frémissements ensuite laissez infuser 10 min.. Le saule blanc doit être pris avant chaque repas de la journée, soit à quatre reprises.
– En teinture, prendre 2,5 ml de celle-ci en la mélangeant avec de l’eau, trois fois par jour, notamment pour lutter contre les rhumatismes.

Ne pas dépasser les limites du dosage, sous peine de favoriser, comme avec l’aspirine, des hémorragies. En cas de traitements médicamenteux, il est mieux de préciser votre prise de saule blanc à votre médecin.
Il faut l’éviter chez les personnes allergiques aux salicylates, souffrant d’ulcères ou sujettes aux hémorragies. Cette plante est déconseillée également aux personnes asthmatiques, malades des reins et, enfin, chez les femmes enceintes ou durant l’allaitement.