Petit ajout que je placerai en début de la 2ème partie.

 

Pour tous les troubles que nous allons voir,  les techniques d’administration restent les mêmes à savoir, tisanes, soit en infusion, soit en décoction,  avant ou après les repas, plantes réduites en poudre et mise en gélules ou non,  ou en extrait sec (dans ce cas acheté en herboristerie ou en pharmacie) que l’on prend en respectant un centigramme ou 10 milligrammes  pour un kilo de poids et par jour. La répartition se fait par rapport aux principaux repas.

Toutes les plantes citées se retrouvent dans les fiches de plantes en fin de ce syllabus.

 

Parties 4 de la 2ème partie.

 

Les affections respiratoires et ORL

Au cours de son trajet dans le corps, le sang veineux se purifie des toxines qu’il transporte dans les reins et dans le foie. Mais c’est dans les poumons qu’il se régénère tout à fait et redevient du sang artériel. Cela résulte de la respiration qui permet un échange de gaz entre le sans veineux et l’air respiré.

Les mouvements respiratoires permettent la circulation de l’air dans les voies respiratoires et les poumons, ce qui permet à la fois l’approvisionnement en dioxygène ainsi que l’élimination du dioxyde de carbone. Ce phénomène se produit en deux étapes : l’inspiration et l’expiration.

L’inspiration est le mouvement respiratoire pendant lequel l’air entre dans les poumons.
L’expiration est le mouvement respiratoire pendant lequel l’air sort des poumons.

Le système respiratoire regroupe l’ensemble des organes qui interviennent dans la respiration. Ce sont les fosses nasales, le pharynx, le larynx, la trachée  et les bronches.

 

Les fosses ou cavités nasales

En entrant par les narines, l’air atteint les fosses nasales où l’on trouve les sinus nasaux.
Ces cavités nasales sont tapissées de poils et de cils qui permettent de filtrer l’air. C’est l’endroit où l’air est réchauffé et humidifié par les vaisseaux sanguins. Cela limite les dommages qu’un air chargé, froid et sec pourrait donner aux poumons. C’est aussi à ce niveau que sont détectées les odeurs.

 

Les amygdales

Les amygdales palatines sont de petites masses que l’on peut voir dans le fond de la gorge de chaque côté de la luette. D’autres amygdales, dont les amygdales pharyngées, sont aussi localisées dans la gorge mais on ne les voit pas. Ce sont des organes lymphatiques chargés d’attirer puis de détruire les agents infectieux.

 

Le pharynx

Le pharynx est une voie à la fois respiratoire et digestive.  La luette, lorsqu’elle est abaissée, permet le passage de l’air des fosses nasales au pharynx. Lorsque la déglutition a lieu, la luette s’élève afin d’empêcher la nourriture d’aller dans les fosses nasales.

 

Le larynx

Le larynx est une structure cartilagineuse qui constitue la porte d’entrée de l’air dans les voies respiratoires. Il relie le pharynx à la trachée. L’épiglotte est le “clapet” qui permet de fermer l’accès à la trachée lors de la déglutition. Donc, lors d’une inspiration, l’épiglotte s’élève pour permettre le passage de l’air. Les cordes vocales sont situées à ce niveau. Lorsque l’air est expulsé des poumons, il fait vibrer deux fibres musculaires qui, selon leur ouverture, produisent un son contrôlé.

La trachée

La trachée, quant à elle est faite de cartilage qui relie le larynx aux bronches. Pour que ce conduit reste toujours ouvert (vital) et de forme cylindrique, des anneaux de cartilage sont disposés tout le long du tube. La trachée est située tout juste devant l’œsophage. Les parois internes de la trachée sont recouvertes de mucus et de cils vibratiles, ce qui la protège de tous corps étrangers et de les faire remonter vers le haut pour protéger les poumons.

 

L’oreille

L’oreille est divisée en 3 parties :

  • la partie externe visible ou pavillon, mais aussi le conduit auditif et le tympan. Elle permet de recevoir les sons.
  • la partie moyenne qui contient le marteau, l’enclume et l’étrier qui est chargé de répercuter et de transmettre les sons au nerf optique qui commence dans l’oreille interne. Cette partie moyenne est en lien direct avec le fond du pharynx, par lequel de très nombreux germes peuvent pénétrer
  • L’oreille interne qui transforme les sons en signaux nerveux qui sont ensuite décryptés par le cerveau

 

Les poumons

Situés dans la cage thoracique, les deux poumons sont les sites d’absorption de l’oxygène et de rejet du dioxyde de carbone.  Ils sont légèrement différents : celui de gauche contient deux lobes alors que celui de droite en contient trois. Les structures permettant de conduire l’air à l’intérieur des poumons jusqu’aux sites d’échange sont les bronches, les bronchioles et les alvéoles.

Les mouvements de l’air sont possibles grâce à deux groupes musculaires: le diaphragme et les muscles intercostaux. On retrouve également une double membrane appelé plèvre qui enveloppe les deux poumons et qui adhère également à la paroi de la cage thoracique ainsi qu’au diaphragme.

 

 

Les troubles ORL

Les troubles ORL sont liés à un système immunitaire déficient, lui-même lié à trop de stress, à une maladie voire suite à celle-ci,  à une alimentation mal équilibré. On en tiendra, bien entendu, compte.

Que ce soit le rhume, l’angine ou l’otite, si elles sont virales ces maladies sont souvent contagieuses et se transmettent par la salive ou par contamination aérienne.

 

Angine

L’angine correspond à une inflammation d’origine infectieuse des amygdales. Sans gravité, il en résulte une difficulté à avaler et de la fièvre parfois, d’autres symptômes, la toux, le nez qui coule peuvent être présents.

Le plus souvent les angines sont dues à un virus ce peut-être l’adénovirus, ou les virus para-influenza. Par contre si l’angine est bactérienne, un traitement antibiotique sera nécessaire. Pour le savoir, il est recommandé de procéder à un test. Un traitement à base de plantes pourra être pris seulement s’il s’agit d’une angine virale.

 

Pharyngite

Une pharyngite désigne une inflammation de la muqueuse du pharynx.

Comme dans toutes les inflammations elle cause rougeur, œdème et douleur, et nous donne le “mal de gorge”. Si en plus elle attaque les muqueuses nasales, on parle de rhinopharyngite.

 

Rhinite

Les rhinites correspondent à une inflammation des fosses nasales. On distingue la rhinite aiguë de la rhinite chronique. La plus connue est la rhinite allergique, plus connue sous le nom de “rhume des foins”.

La rhinite est une inflammation de la muqueuse nasale, qui peut être provoquée par des virus, des bactéries ou divers allergènes. Elle provoque une congestion nasale à cause d’une production importante de mucus.

Comme la muqueuse nasale communique avec le reste des voies respiratoires et s’étend jusque dans les conduits lacrymaux et les sinus, les infections peuvent se propager à ces structures.

 

Rhinopharyngite

La rhinopharyngite est une maladie aiguë et bénigne, très fréquente. Elle se caractérise par l’inflammation des muqueuses du pharynx supérieur.

La rhinopharyngite est virale, elle est toujours provoquée par un virus, comme le rhinovirus, le coronavirus ou le virus respiratoire syncytial chez les enfants. L’immunité est vite dépassée par cette infection, ce qui explique la fréquence des récidives.

 

Sinusite

La sinusite correspond à une inflammation des sinus, d’origine virale mais parfois bactérienne ou allergique voire chronique. Elle se traduit par des sensations douloureuses dans la zone des sinus ou d’un seul côté du visage (au-dessus des sourcils, au nez, aux joues, autour et derrière les yeux). S’en suit une congestion nasale. Les sécrétions nasales sont jaunâtres voire verdâtres épaisses et purulentes, surtout en cas d’infection bactérienne et donc difficile à évacuer. Le tout entraîne une inflammation locale importante.

 

La Laryngite

La laryngite est une inflammation du larynx qui se situe au niveau des cordes vocales. Souvent elle apparait après un épisode de rhinopharyngite, une toux, une voix enrouée et des difficultés respiratoires apparaissent. Mais parfois, elle peut être très soudaine et ne s’attaquer qu’à la voix ! En fait ce sont les cordes vocales ne vibrent plus au contact de l’air. C’est une maladie virale généralement sans gravité, mais contagieuse ! Elle se transmet : par contact direct, de personne à personne, par les postillons, le baiser, en parlant ou par les mains ; indirectement, par les objets souillés par la salive.

La laryngite peut être grave, vigilance donc, surtout chez les enfants car leurs conduits sont plus étroits et donc plus enclins à se bloquer en cas d’œdème du larynx.

 

La trachéite

Cette infection de la trachée est souvent virale et consécutive à une autre infection ORL  C’est une toux sèche avec quintes vraiment pénible en position allongée, mais par contre l’état général reste correct.

 

La grippe

Cette  infection saisonnière virale très contagieuse provoque une forte fièvre, des frissons, des courbatures, des maux de tête importants et une toux souvent sèche. La grippe en dehors de l’infection respiratoire amène une très grande fatigue. Elle est le plus souvent bénigne chez les personnes en bonne santé, mais peut être grave chez des personnes fragiles et/ou atteintes de maladies chroniques.

 

Otite

L’infection ou l’inflammation se localise dans l’oreille moyenne et notamment au niveau du tympan. Elle peut être aiguë ou chronique. Généralement bénigne, elle guérit spontanément sans séquelles.

Il existe 3 types d’otites (externe, moyenne et interne)

Il est important de consulter afin d’écarter tout risque d’otite moyenne ou interne dont la prise en charge est plus médicale. C’est donc l’otite externe qui se soigne en phytothérapie.

 

Les troubles des poumons

 

La bronchite

Elle se traduit par une inflammation des bronches  avec une toux profonde et très productive.

En général au bout de 2 à 3 semaines elle disparaît. Elle est souvent accompagnée de fièvre et l’état général peut être altéré.

 

La BPCO ou Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive

Elle se caractérise par un rétrécissement progressif et une obstruction permanente des voies aériennes  ainsi qu’une destruction lente et insidieuse des alvéoles pulmonaires (emphysème. Il s’en suit une hypersécrétion de mucus avec une toux très grasse. Les personnes atteintes souffrent d’essoufflement et de difficultés respiratoires qui s’aggravent petit à petit.

 

L’asthme
L’asthme est une maladie inflammatoire des bronches et des petites bronches, les bronchioles. Souvent, d’origine allergique, elle entraîne des symptômes d’obstruction plus ou moins réversible des voies respiratoires ! Ce qui se traduit par des difficultés à respirer, essoufflement, respiration sifflante, sensation d’oppression dans la poitrine.
Parfois, l’asthme induit une gêne respiratoire permanente, mais souvent, il se manifeste par des crises occasionnelles. L’asthme est lié à divers stimuli comme des allergènes dans l’air, de la fumée, etc.
Durant une crise, l’ouverture des bronches est réduite en raison d’une importante réaction inflammatoire et d’une contraction des muscles de la paroi des bronches.
Deux périodes sont propices à l’asthme : l’enfance et le début de la quarantaine. La moitié des enfants deviendront complètement asymptomatiques au cours de l’adolescence, mais ils resteront toujours à risque.

Il existe deux formes d’asthmes
L’asthme peut être d’origine neurovégétative : s’il y a anxiété, ou contrariété, la respiration se fait courte et une crise d’asthme peut survenir.
L’asthme peut être d’origine allergique : poussière, acariens, peuvent enclencher une crise chez certains.
Les plantes peuvent apporter une aide précieuse, voire un traitement de fond intéressant. À voir selon les cas, bien entendu !

Mais de manière générale l’asthme doit être surveillé et fait appel le plus souvent aux thérapeutiques allopathiques éprouvées.

 

Quelles plantes utiliser ?  

Ce sont des plantes à usage interne anti-infectieuses, décongestionnantes, antalgiques, anti-inflammatoires, fébrifuges, expectorantes voire antitussives, ainsi qu’immunostimulantes.  Le plus souvent nous opterons pour des tisanes et des TM voire gélules de poudre, pour cela il faut vous référer aux fiches de plantes.

Voici quelques plantes intéressantes, cette liste n’est pas exhaustive !

Plantes sédatives

Elles seront proposées en cas de nervosité, d’anxiété ou d’asthme nerveux.

Passiflore  Passiflora incarnata,

Aubépine  Crataegus oxyacantha ,

Lotier corniculé Lotus corniculatus,

Tilleul Tilia vulgaris

Pavot de Californie Eschscholzia californica

Mélisse officinale  Melissa officinalis

Valériane officinale Valeriana officinalis

Plantes antiallergiques et/ou anti-inflammatoires

Utiles dans les asthmes allergiques, les bronchites ainsi que dans les inflammations ORL

Boswellie Boswellia serrata

Églantier Rosa canina

Cassis Ribes nigrum

Plantain Plantago

Sureau Sambucus nigra L.

Réglisse Glycyrrhiza glabra

Euphraise Euphrasia

Les anti-infectieuses et décongestionnantes

Thym vulgaire Thymus vulgaris L.

Serpolet Thymus serpyllum L

Origan Origanum vulgare L.

Hysope officinale Hyssopus officinalis L.

Romarin Rosmarinus officinalis L.

Sarriette des montagnes  Satureja montana L.

 

Les plantes antalgiques, anti-inflammatoires et fébrifuges

Reine-des-prés Filipendula ulmaria L.

Saule blanc  Salix alba L

Saule pourpre Salix purpurea L.

Sureau noir Sambucus nigra L. (fébrifuge de par son action sudorifique, il  est également un anti-inflammatoire)

 

Les plantes de la toux

Les  plantes expectorantes, aident à lutter contre toute augmentation de l’infection en agissant sur le système respiratoire bas et particulièrement en cas de toux grasse.

En cas de toux sèche, on préconisera plutôt des plantes antitussives à mucilages, adoucissantes et non pas expectorantes.

Les plantes béchiques pourront quant à elles être utilisées dans les deux cas.

La toux est un réflexe naturel de défense lorsqu’il y a irritation des voies respiratoires.

 

 

Les plantes expectorantes

En cas de toux grasse, elles sont mucolytiques et diminuent la viscosité du mucus en le fluidifiant, ce qui  facilite l’expectoration.  Elles seront donc indiquées dans les toux productives. La présence de saponosides induit cet effet.

 

Les  plantes pectorales et expectorantes :

Grande aunée Inula helenium

Primevère officinale Primula veris L.

Radis noir Raphanus sativus

Marrube blanc Marrubium vulgare L,

Lierre terrestre Glechoma hederacea L.

Hysope officinale Hyssopus officinalis L.

Thym vulgaire Thymus vulgaris L.,

Origan Origanum vulgare L.

Asmatica   Tylophora asmatica

Capucine   Tropaeolum majus

Eucalyptus Eucalyptus globulus

Noisetier Corylus avelana

Violette odorante Viola odorata

 

Les plantes antitussives

En cas de toux sèche, on opte surtout pour des plantes à mucilages

Car dans l’eau, les mucilages gonflent en retenant de l’eau. Ils favorisent ainsi l’élimination.

Coquelicot Papaver rhoeas L.

Guimauve Althaea officinalis L.,

Mauve des bois Malva sylvestris L.

Grand plantain  Plantago major L.

Plantain lancéolé Plantago lanceolata L.

 

Plantes béchiques

Elles sont riches en saponosides qui fluidifie le mucus

Réglisse Glycyrrhiza glabra L. (hypertensive par la glycyrrhizine)

Violette odorante Viola odorata L. riche en saponosides et mucilages

Bouillon blanc Verbascum thapsus L., très riche en mucilages et en saponosides.

 

Les plantes immunostimulantes

Sureau noir Sambucus nigra L.,

Grand plantain Plantago major L.

Plantain lancéolé Plantago lanceolata L.

Echinacée Echinacea purpurea

Thym Thymus vulgaris

 

 

Les troubles nerveux

 

Les différentes personnalités 

Dans les troubles nerveux une approche psychologique est nécessaire, il vous est demandé d’avoir une bonne écoute et quelques bases qui permettent les bons conseils !

Les affections psychiques sont le plus souvent une exagération d’une tendance normale de la personnalité. Il nous faudra donc aider la personne à retrouver son équilibre.

 

Le sujet idéal est un être stable, bien ancré dans la réalité, il a une vision juste de ses valeurs. Cette personne est capable d’encaisser et de rebondir dans toutes circonstances. Mais cet équilibre n’est pas toujours atteint !

La personne extravertie  est une personne excitée qui cherche avant tout à participer, au besoin elle se conforme aux autres uniquement dans le but d’être acceptée, reconnue par eux. Cette personne est généralement chaleureuse, énergique, parfois impulsive, familière. En réalité,  elle est anxieuse voire phobiques et cela uniquement par la peur du refus de l’autre.

Le sujet instable est éternellement insatisfait. Hypersensible ce qui l’amène à être crispé, versatile et morose. De là naissent chez lui les obsessions ou des troubles psychosomatiques. Il s’en suit un état spasmophile qui nécessite un lourd travail sur lui-même. Des massages peuvent être très bénéfiques à ce type de personne.

La personne introvertie a une vie intérieure très intense, elle aime se fermer sur elle-même et rêver intensément. Ce type de personne se tourne souvent vers l’ésotérisme ou diverses pratiques  destinées à maintenir le petit monde qu’elles se sont créées. Toute forme d’échec entraine un état dépressif qui d’une certaine manière est un refuge afin d’être encore mieux isolée et leur permet de continuer leur existence dans un autre monde !

 

 

 

Les troubles nerveux les plus courants.

 

Les huiles essentielles sont ici les bienvenues surtout pour leur facilité d’usage à l’extérieur. Il en va de même pour la gemmothérapie.

Mais l’une ou l’autre accompagne de préférence la tisane ou la teinture mère.

 

Nervosité

La nervosité est souvent d’origine psychologique (situation difficile) mais aussi physiologique (alcool, café, excitants). Elle prend beaucoup d’énergie chez l’individu ! D’où la fatigue intense qui s’en suit…

Dans la nervosité, la cause qui en est l’origine,  n’est pas toujours précise.

D’ailleurs, lorsqu’une personne s’énerve, elle a tendance à chercher un exutoire au trop plein,  plutôt que de se “centrer” et de tenter d’identifier avec précision ce qui l’énerve.

Elle respire mal, ce qui contribue à accentuer l’énervement.

 

À quoi sert la nervosité ?

L’énervement est le signe qu’il arrive quelque chose d’important !

Mais, il indique en plus une certaine difficulté à gérer ce qui arrive.

La personne nerveuse se maintient dans cet état d’excitation, en ayant un contact superficiel avec ce qu’elle vit. En vivant ainsi, elle escamote un grand nombre d’émotions et accumule des expériences non terminées.

Par accumulation, elle en arrive à des moments où elle n’en peut plus; elle se dit alors à “bout de nerfs” ou même elle fait une “crise de nerfs”.

 

Les conseils

Proposer à la personne concernée d’avoir le réflexe suivant

HE de Camomille noble

Prendre 1 goutte sous la langue ou respirer à même le flacon ou encore

H.E. de Mandarine

Appliquer 3 à 4 gouttes sur le plexus solaire ! Mandarine dermocaustique, à diluer dans une quantité égale d’HV de noyau d’abricot ou autres !

 

Stress

Syndrome général d’adaptation, c’est l’ensemble des réponses de l’organisme soumis à des contraintes. On parle de stress  positif ou de stress négatif. En effet, dès que le stress prend le dessus sur l’équilibre,  il devient négatif.

Par contre, il peut être positif et nécessaire pour permettre d’avancer…

Le stress peut être un état de malaise et de tension,  qui se manifeste quand le cerveau est trop sollicité par des stimuli extérieurs et des soucis.

Chaque individu réagit différemment au stress ; certains ont des ressources et d’autres succombent.

Symptômes :
– Insomnie
– Rythme cardiaque accéléré
– Tensions musculaires
– Troubles digestifs

 

Les conseils

Amener la personne à prendre conscience de ce stress, afin de devenir un bon « stressé » c’est déjà un grand pas !

Analyser la situation vaut-elle vraiment la peine de se mettre dans un tel état ?

Que tirer de cette situation ?

 

Avoir le réflexe suivant :

Mélange HE.

1 ml d’HE Ylang-Ylang,

1 ml d’HE Mandarine,

1 ml d’HE de Lavande

1 ml d’HE de Camomille

1 ml d’HE de Petit grain bigarade

5 ml d’HV de noyau d’abricot ou autres

Appliquer ce mélange sur les poignets ou sur le plexus et faire pénétrer. 3 à 4 x/jour.

 

En gemmothérapie

25 ml de Figuier,

25 ml d’Agripaume,

25 ml d’Aubépine

25 ml de Cassis

10 gouttes le matin de ce mélange

10 gouttes le soir de ce mélange

 

Il est bon de savoir que la gemmothérapie peut servir de support aux HE qui viendront agrémenter la synergie.

 

En phytothérapie, il est important de respecter des fenêtres thérapeutiques. C’est pourquoi il est recommandé de faire 3 semaines de cure suivies d’1 semaine d’arrêt et de reprendre si besoin.


Les insomnies

C’est la diminution de la durée habituelle du sommeil et/ou l’atteinte de sa qualité, avec répercussion sur l’humeur du lendemain.

 

Insomnie aiguë

L’insomnie aiguë  est celle qui est causée par un événement difficile ou un facteur stressant (deuil, perte d’emploi, détresse de tous types). Ce type d’insomnie dure quelques jours et disparaît en moins de trois mois. Généralement, ce problème se résorbe rapidement à la disparition du traumatisme ou des facteurs en cause. Chez les personnes plus vulnérables, il arrive que l’insomnie persiste et devienne chronique.

 

Insomnie psychophysiologique

On parle aussi d’insomnie chronique. L’idée est que la personne souffre tellement de ne pas dormir qu’elle finit par avoir peur de se coucher et de ne pas réussir à s’endormir : c’est une insomnie qui se nourri elle-même ! Vient alors un conditionnement négatif qui se crée entre le fait d’aller se coucher et l’angoisse de ne pas y arriver. Paradoxalement, le sommeil est bien plus facile en dehors de la maison. Des traitements cognitifs et comportementaux offrent de bons résultats.

 

Mauvaise perception du sommeil

Il s’agit ici d’une « vraie-fausse » insomnie. La personne est persuadée qu’elle souffre d’insomnie. Sa sensation, réelle, est qu’elle ne dort que quelques heures durant la nuit ou même pas du tout. Il ne s’agit pas de simulation : simplement ces personnes ont une mauvaise capacité à évaluer la qualité de leur sommeil. Ces personnes ne ressentent pas la sensation de dormir. Des examens du sommeil, démontrent pourtant que ces personnes dorment de façon tout à fait satisfaisante.

 

Insomnie idiopathique

Cette affection est rare et se caractérise par une incapacité constante à obtenir une quantité appropriée de sommeil. Contrairement à l’insomnie psychophysiologique, cette insomnie demeure stable et n’est pas influencée par le stress. Elle survient dès l’enfance, et on pense qu’elle est causée par une anomalie du contrôle neurologique du système veille-sommeil.

 

 

Insomnie en relation avec un trouble mental

De nombreuses maladies mentales peuvent induire des troubles du sommeil.

 

Mauvaise hygiène de sommeil

L’insomnie peut être causée par une mauvaise hygiène du sommeil. Soit que la personne va avoir des activités qui vont encourager l’hypervigilance et donc altérer le sommeil (exercices physiques extrêmes avant le coucher, prise de stimulants tels que la caféine, la nicotine, regarder la tv, … etc.). Soit que la personne ne s’offre pas des comportements et un environnement qui favorisent le sommeil (chambre mal aérée, trop chaude, animaux domestiques qui dérangent; rester trop longtemps au lit, ne pas respecter des horaires de coucher régulier etc…).

 

 

Insomnie comportementale de l’enfant

Les enfants peuvent paradoxalement « apprendre » à mal dormir. Les habitudes de sommeil sont inculquées par les parents dans leur façon de proposer à l’enfant quand et comment dormir. Des réponses inadaptées données à leur enfant au moment du coucher ou lorsque celui-ci ne veut pas dormir, peut entraîner une insomnie comportementale. Des ressources existent pour faire face à ce problème.

 

Insomnie due à une drogue ou à une substance

Même si l’alcool est le « somnifère » le plus utilisé sur la planète, il offre malheureusement une piètre qualité de sommeil à celui qui en use et en abuse (sommeil non récupérateur et de mauvaise qualité).

D’autres substances peuvent entraîner des insomnies, telles que les médicaments (de par leurs effets secondaires) ou les drogues (souvent des excitants).

Les somnifères pris en trop grande quantité ou trop longtemps, peuvent entraîner de l’insomnie.

 

Insomnie en relation avec un trouble médical

De nombreuses maladies et troubles médicaux peuvent nuire au sommeil et entraîner des insomnies. L’asthme par exemple, le reflux gastro-œsophagien, l’hyperthyroïdie, etc….

C’est en traitant le trouble médical initial, que l’on peut soulager la personne.

 

Le mal de tête !

 

Céphalée :

Symptôme subjectif de douleurs de la boîte crânienne, parfois unilatérales ou généralisées. Elles se manifestent par des brûlures, des picotements, des fourmillements, des écrasements. Elle est extrêmement fréquente, et peut révéler de nombreuses maladies.

 

La migraine :

Moins courante, est une céphalée primitive qui survient par crises dont la fréquence est très variable d’une personne à l’autre. Elle se caractérise par un mal de tête qui s’installe progressivement et une douleur «pulsatile», comme si le cœur battait dans le crâne.

Elle se distingue du mal de tête « ordinaire », notamment par sa durée, son intensité et par différents autres symptômes. Ainsi, une crise de migraine commence souvent par une douleur ressentie d’un seul côté de la tête ou localisée près d’un œil. La douleur est souvent aggravée par la lumière et le bruit (et parfois les odeurs). La migraine peut aussi s’accompagner de nausées et de vomissements.

La migraine touche environ 12 % des adultes, les femmes étant 3 fois plus touchées que les hommes. La migraine est également répandue chez les enfants et les adolescents (5 % à 10 %), chez qui elle est souvent sous-diagnostiquée.

Évolution

La fréquence des crises de migraine varie beaucoup d’un individu à l’autre. Certaines personnes en ont quelques-unes par année, tandis que d’autres en ont 3 ou 4 par mois. Dans certains cas, les crises peuvent survenir plusieurs fois par semaine, mais rarement chaque jour.

Les premières crises apparaissent habituellement durant l’enfance ou le jeune âge adulte. Au-delà de 40 ans, les migraines se font plus rares et elles disparaissent souvent après 50 ans.

 

Les mécanismes de la migraine

L’origine de la migraine est complexe. En effet, c’est toute une cascade de réactions dans le système nerveux qui provoquerait cet intense mal de tête. On a récemment découvert un mécanisme neurologique permettant d’expliquer pourquoi la lumière exacerbe la douleur de la migraine tandis que l’obscurité la calme. Ces réactions en chaîne ont des effets non seulement sur les vaisseaux sanguins, mais aussi sur l’inflammation, les neurotransmetteurs et d’autres éléments.

Faute de comprendre à fond les mécanismes de la migraine, on en connaît tout de même de mieux en mieux les éléments déclencheurs et les moyens de la combattre.

 

Ai-je la migraine ou une céphalée de tension?

Les céphalées de tension sont des maux de tête qui se traduisent par une sensation de serrement sur le front et les tempes. Il ne s’agit pas de migraines. Les personnes qui ont des céphalées de tension ponctuelles demeurent globalement peu incommodées par leur mal de tête. D’ailleurs, elles consultent rarement un médecin pour cette raison. La céphalée de tension ponctuelle ou chronique est souvent engendrée par la tension nerveuse ou l’anxiété. Elle ne provoque ni nausées ni vomissements.

 

Angoisse :

Désigne un état de mal-être qui se manifeste par une sensation interne d’oppression et de resserrement ressentie au niveau du plexus solaire, ceci s’accompagnant généralement d’une crainte de malheurs ou de mort. La crise se manifeste par une attaque de panique. C’est une des manifestations possibles des troubles anxieux.

La crise d’angoisse aiguë apparaît de façon brutale et dure de quelques minutes à quelques heures.  La personne va ressentir une peur intense, une sensation de danger immédiat et des sensations physiques désagréables (palpitation, sueurs, tremblements, douleurs thoraciques, etc).

 

La dépression saisonnière, ou trouble affectif saisonnier :

Manque de lumière naturelle en automne et en hiver.

3 % à 8 % de la population, (+ femmes), est touchée.

Les symptômes surviennent d’octobre à mars. Ils disparaissent progressivement au printemps ou durant un voyage sous le soleil.

Quels sont ces symptômes :

Fatigue chronique et somnolence

Une irritabilité ou une tristesse,

Une perte d’intérêt et un manque d’initiative

Des troubles de concentration

Une baisse de la libido

Un besoin exagéré de sommeil

Une augmentation de l’appétit et parfois une prise de poids

Prévenir :

Sortir au moins une heure par jour.

Laisser pénétrer le maximum de lumière.

Consommer des poissons riches en oméga 3 (saumon, maquereau, sardines, etc.)

S’exposer 30 min/jour, de préférence le matin, à une lampe dont l’intensité lumineuse est de 10 000 lux.

 

Dépression profonde – Pathologie complexe

En plus des troubles de l’humeur le sujet est atteint d’inhibition et de douleur morale. L’inhibition agit sur le processus psychiques qui réduit le champ de la conscience, replie le sujet sur lui-même et le pousse à fuir les autres et les relations avec autrui.

Subjectivement, le malade éprouve une lassitude morale, une difficulté de penser, d’évoquer (troubles de la mémoire), une fatigue psychique. (…)

De l’autodépréciation qui peut devenir auto-accusation, autopunition et un sentiment de culpabilité.

État quasi permanent !

 

Tout d’abord que sont la déprime et la dépression ?

Comment ne pas confondre. Sur cent dépressions, à peine la moitié fait l’objet d’un traitement adapté. Pourquoi ? Car tout simplement le dépressif ignore et refuse son état.

Il est, soi-disant, un peu déprimé Il se rend chez son médecin avec une immense fatigue.

Est-ce une fatigue normale,  rythme de vie trop soutenu, manque de sommeil ?

Ou alors est-ce une fatigue qui persiste au-delà de trois bonnes nuits de repos ?

Est-elle présente tout au long de la journée et ce depuis plusieurs semaines ?

Rend-elle toute action impossible ?

Dans le cas d’une réponse positive à la première question, nous avons affaire à un déprimé qui consulte à temps. Le sentiment de mal être ou de tristesse est un état d’âme dont tout le monde souffre un jour ou l’autre. L’intérêt pour les choses qui habituellement nous plaisent disparaît. Un sentiment de culpabilité s’installe, on ne se sent pas à la hauteur, on recherche la solitude…etc. Tous ces symptômes nous indiquent une « déprime ».

Il s’agit là, d’une réponse naturelle à l’échec, à la déception ou à d’autres situations contrariantes de la vie. Ce mal être peut durer quelques jours voire même 1 ou 2  semaines.

La déprime désigne des états passagers, tels que nous le décrivons ici.

Dans la seconde hypothèse, nous avons affaire à un dépressif qui s’ignore ! Lorsque ces symptômes persistent durant des semaines ou des mois et empêchent un retour à une vie “normale”, ils peuvent être les prémices d’une réelle dépression. La dépression doit être considérée comme une maladie. Elle est un état qui se poursuit dans le temps et qu’il convient de ne surtout pas négliger.

Il n’y a pas de symptômes caractéristiques, certaines personnes seront tristes, d’autres ressentiront plutôt une impression de fatigue, d’autres encore auront des insomnies. Parfois, l’entourage proche, a bien du mal à pressentir l’importance de cette maladie et soupçonne plus facilement une légère déprime qu’un peu de volonté permettrait, soi-disant, de surmonter !

Quels sont les signaux d’alarme ?

1 Le dépressif montre un désintérêt total pour toute personne, conjoint et enfants compris, et pour ses activités. Toute tâche, demande un véritable effort. Les capacités de concentration, de mémorisation ou d’action sont altérées.

2 Le sommeil est perturbé par des réveils nocturnes fréquents, des insomnies, ou le contraire, un excès de sommeil.

3 Une fatigue constante s’installe dès le saut du lit. Aborder la journée paraît impossible.

  1. Une augmentation de l’anxiété. Des crises d’angoisses ou de paniques incontrôlables. Des crises de larmes …
  2. Des troubles de l’humeur somatisés à l’extrême sont constamment présents. Il faut bien que la douleur psychique trouve un lieu pour s’exprimer ! Les douleurs deviennent réelles. Le dépressif est victime d’une hypocondrie qui masque sa dépression.
  3. Le dépressif se sent coupable en permanence. Ce sentiment est accompagné d’une douleur morale. Il se dévalorise.
  4. Des idées morbides, tel le suicide, peuvent l’assaillir.
  5. La libido est quasi nulle.

Plusieurs facteurs sont à l’origine de la dépression.

On ne connaît pas les causes exactes de la dépression mais un certain nombre de facteurs, psychologiques (émotionnels et comportementaux)  biologiques et sociaux ont pu être identifiés.

La dépression peut suivre un accident de la vie (divorce, décès d’un proche, problèmes professionnels), mais parfois elle s’installe sans raison apparente !

Depuis une soixantaine d’années plusieurs études montrent que certaines personnes présentent une vulnérabilité génétique. Les personnes dont les parents proches souffrent ou ont souffert d’une dépression seraient plus susceptibles d’en être atteintes.
Les recherches actuelles sur la dépression portent sur les neurotransmetteurs (les signaux chimiques entre les cellules nerveuses). On a ainsi pu remarquer qu’une déficience ou un déséquilibre de la sérotonine entraînait une perte de sommeil ainsi qu’une diminution de l’appétit. Mais aussi qu’une baisse de la noradrénaline influe sur la perte d’énergie, le manque de plaisir. Des difficultés dans les relations, des problèmes de communication ainsi que des conflits familiaux, professionnels ou autres (problèmes financiers…), peuvent contribuer à la dépression.
Certaines personnes sont également sensibles aux changements de saisons.

Les différents types de dépression :

 

La dépression névrotique

La névrose serait induite par de forts conflits psycho émotionnels. Les névroses naissent chez des individus fragilisés durant l’enfance par la répétition de traumas affectifs. Carences ressenties par rapport au père ou à la mère. Ces chocs émotionnels perturbent le développement de l’enfant qui dépassé, développe des troubles de la personnalité. La névrose s’accompagne souvent de dépression ou d’épisodes dépressifs.

 

La dépression hystérique

Sa caractéristique est une grande propension aux manifestations somatiques. Cette forme de dépression s’accompagne d’une grande fatigue, d’anxiété, de somatisations telles que cela peut aller jusqu’à la paralysie ! Les victimes de cette dépression sont des êtres assez égocentriques et narcissiques. Ce type de dépression a été analysé par le docteur Charcot et ensuite par Freud.

 

La dépression obsessionnelle

La personne tente de contrôler son angoisse par des rituels répétitifs d’ordre, de rangement, de vérification …. Ces personnes ont toujours peur de mal faire et ce manque de confiance devient pathologique. Doutes continuels jusqu’à repousser les prises de décision. L’épuisement de ces contrôles les mène à  des épisodes dépressifs ou à la dépression.

 

 

La dépression de type réactionnel

Suite à des chocs ou des traumatismes importants : deuil, divorce, séparation, déménagement, naissance, … Bref tout bouleversement d’une vie bien en place ! Mal gérés, ces chocs tant positifs (comme un mariage) que négatifs peuvent conduire à la dépression.

 

La dépression d’épuisement « burn out »

Cette forme de dépression survient suite à un surmenage ou harcèlement au travail …etc. La personne dans ce cas n’a plus ni ressort  physique, ni psychologique, c’est l’effondrement total !!

 

La dépression mélancolique

On retrouve les symptômes précités, mais en plus un très net ralentissement dans toutes les activités. Un anéantissement total fait peur à l’entourage ! On parle fréquemment « d’accès mélancoliques ». Le poids de la souffrance est énorme pour la personne dans ce type de dépression. Douleur de vivre, inhibition totale ! Insatisfaction constante, sensation d’échec, impossibilité de vivre un bonheur. Dans ce type, le cas de la personne est désespéré.

 

La dépression saisonnière

Elle apparaît en automne pour disparaître les premiers jours du printemps. Liée à la baisse de luminosité, elle peut aussi toucher les personnes travaillant la nuit ou privées de lumière naturelle. Fatigue, augmentation de l’appétit, envie d’hydrates de carbone, prise de poids, hypersomnie, désir de solitude. Ce sont là sont les signes de ce type de dépression assez courante.

 

Psychose de type maniaco dépressif

Etat de psychose au cours duquel s’alternent des périodes aiguës  d’excitation (euphories, accès maniaques) et de mélancolie avec des périodes dites normales. Ce type de dépression peut avoir des conséquences dramatiques la personne doit impérativement être suivie par un psychiatre.

 

 

Il va de soi que lorsque l’on est dans une de ces dépressions, il est important d’aller voir un spécialiste (psychologue, psychiatre). En principe, votre médecin devrait vous le conseiller !

Car avant d’utiliser tout de suite des antidépresseurs, des anxiolytiques ou des somnifères, il faut faire un diagnostic sérieux et correct ! Cela dit, parfois la situation est tellement grave, que l’on n’échappe pas du moins pour un certain temps à des médications lourdes !

Mais, ce n’est pas la première fois que des personnes sont soignées pour une soi-disant dépression, alors qu’il s’agit d’une déprime passagère ! Bonjour les dégâts par la suite !…Alors que parfois des moyens plus naturels (technique de relaxation, plantes séchées (gélules et tisanes),  macérâts de bourgeons, huiles essentielles, homéopathie…) pourraient y remédier.

Les antidépresseurs sont les plus couramment employés, ils sont souvent associés à des anxiolytiques, et à des somnifères et ce, malgré les risques de dépendances bien connus !

D’autre part, plusieurs types de psychothérapies peuvent permettre de prendre conscience des mécanismes psychiques qui sont à l’origine de la souffrance mentale

Si par contre vous êtes dans une phase passagère de dépression  ou si vous vous sentez capable de gérer les choses par vous-même, alors n’hésitez pas, des moyens naturels peuvent vous y aider.

Quels sont ces moyens ?

Les outils anti-dépressions :

Les méthodes dites de relaxations,  telles que le yoga , la sophrologie….

Cette dernière a le mérite d’être très variée dans son approche. En effet, non seulement on travaille au niveau du mental mais aussi sur le corps, sur les cinq sens …sur les sentiments, sur les émotions … etc.

La personne qui fait régulièrement des pratiques de sophrologie est à même de détecter les premiers signes de sa dépression. La sophrologie a, en effet, une action prophylactique (elle prévient la maladie). Cette approche peut aussi, si elle est menée par un sophrologue averti (sophro-analyste)  permettre une recherche voire une analyse plus profonde des causes de la dépression.

La méditation quelques minutes par jour est précieuse : Dans son livre « Guérir », David Servan-Schreiber nous en parle longuement : en fait, dans un premier temps on fixe toute notre attention au  niveau de la respiration, profonde et régulière, dans un deuxième temps et cela au bout de quelques minutes, on porte notre attention au niveau de notre cœur que l’on peut imaginer en train de battre à son propre rythme jusqu’à finir par en percevoir les battements. L’étape suivante (après un certain entraînement…) consistera à relier les battements cardiaques à la respiration….etc.

Une équipe de chercheurs américains et chinois a voulu vérifier l’influence de la méditation par rapport à  la relaxation sur l’individu. 40 personnes sélectionnées au hasard parmi des étudiants préparant une thèse de doctorat, ont été divisés en 2 groupes, l’un formé à la « méditation » et l’autre formé à la « relaxation ». Ensuite, ils ont été soumis à des tests de haut niveau. Résultat, les membres du groupe de « méditation » présentaient un taux beaucoup plus bas de cortisol (hormone du stress) preuve d’une meilleure adaptation au stress. De plus, ils étaient moins sujets à la fatigue, à l’inquiétude, à la dépression que le groupe de « relaxation ». A méditer !

La lumière, veillez à vous retrouver dans des endroits lumineux sinon, augmentez au maximum les sources de lumière. Tout le monde a entendu parler de la luminothérapie, en effet ce manque se fait sentir dans les périodes automnales et hivernales. Ne sommes-nous pas mieux au printemps ou en été ? La lumière influence directement, contrôle même, plusieurs fonctions essentielles du cerveau émotionnel. La lumière pénètre dans le cerveau par les yeux et son effet est transmis à l’hypothalamus qui se trouve au cœur du cerveau émotionnel. Il faut savoir que l’hypothalamus régit toutes les hormones du corps. Par conséquent, il agit sur l’appétit, la libido, les cycles du sommeil, les cycles menstruels, la régulation de la température, le métabolisme des graisses et surtout l’humeur et l’énergie.

Durant les méditations ou des séquences de sophrologie, visualisez mentalement la puissante énergie du soleil, percevez en les rayons, sentez leur chaleur mais surtout la puissance de sa lumière. Vous serez étonné, car même s’il s’agit là d’un exercice mental, vous bénéficierez largement de sa puissance.

Quand le sommeil est perturbé :

Si le manque de sommeil est présent, il est important d’y remédier car il pourrait être à la source d’un désordre psychique et accentuer la dépression. Le soir avant le coucher, ayez un rituel de bien être, évitez les films trop durs ou trop émouvants ou évitez carrément la télévision. Prenez un bon bain chaud aux huiles essentielles de lavande, de mandarine, d’ylang-ylang et de marjolaine à coquilles (à diluer dans un dispersant, en laissant couler l’eau dessus) ensuite une tisane bien chaude au miel, faites par exemple, une série de respiration profonde en induisant lors de chaque inspiration le mot calme ou sérénité, ou laisser venir une image suggérant la détente…etc. Toutes ces petites choses, qui contribuent à un sommeil plus serein et plus profond. La répétition de ces actes deviendra un automatisme.

Si malgré tout cela le sommeil reste perturbé, vous pouvez prendre en gélules,  aubépine, coquelicot, houblon, escholtzia, valériane, tilleul, verveine ou passiflore le sommeil sera plus réparateur ! Ce qui est indispensable pour un bon équilibre. Cela existe également en tisane. Et ça marche ! Hé, oui ! 3 ou 4 plantes seront choisies max. 5 et vous pouvez varier vos prises.

L’alimentation :

Elle est aussi très importante, consommez eaux diverses, fruits, légumes, viandes maigres, beaucoup de poisson. Les A.G.E (acides gras essentiels) sont aussi indispensables et en cela les oméga 3 sont importants : Ils sont l’un des deux types d’acides gras indispensables au bon fonctionnement de notre organisme, au même titre que les vitamines et les minéraux. Notre organisme ne sait toutefois pas les synthétiser. Ils doivent donc être fournis en quantité suffisante par l’alimentation. De récentes études scientifiques ont montré qu’un apport suffisant en Oméga 3 et en Omega 6 a des effets bénéfiques sur notre santé.

Mais pourquoi les A.G.E.

L’incidence du « Baby blues » au Japon, à Singapour ou en Malaisie est entre trois et vingt fois moindre qu’en Belgique, France, Allemagne ou Etats-Unis. Cela est dû en partie, à leur consommation importante de poisson et de crustacées.

Les cellules de notre cerveau, comme toutes les cellules de notre corps d’ailleurs, renouvellent leurs constituants en permanence.  Or, pour les deux tiers, le cerveau est constitué d’acides gras. Ceux-ci sont les constituants de base de la membrane des cellules nerveuses,  au travers desquelles passent les communications. Donc, ce que nous mangeons formera la trame de ces cellules. De ce fait, si nous consommons des graisses saturées (solides) en excès,  (beurre, graisse…) cela se répercutera par une rigidité au niveau des cellules du cerveau. Par contre, si nous mangeons des graisses polyinsaturées variées, (liquides) les gaines des cellules du cerveau seront plus souples et de ce fait la communication sera plus stable.

En laboratoire, les expériences faites sur les rats (malheureusement !) nous montrent un comportement différent. Lorsque ceux-ci n’ont pas leur oméga 3, ils deviennent anxieux, et paniquent plus vite.

Un régime riche en oméga 3 comme chez les esquimaux augmente à long terme, la production des neurotransmetteurs de l’énergie et de la bonne humeur dans le cerveau émotionnel.

Quel est le rapport idéal entre  ces  2 A.G.E.?

Dans le passé, nos ancêtres se nourrissaient de baies, de noix, de poisson et d’animaux sauvages. Le rapport entre les Oméga 6 et les Oméga 3 dans leur alimentation était d’environ 1/1. Alors que le rapport actuel est en moyenne de 10 /1. Ce déséquilibre s’explique essentiellement par le fait que nous consommons aujourd’hui une très grande quantité de céréales, de viande d’animaux nourris aux céréales et d’huiles végétales riches en Oméga 6 et pauvres, voire dépourvues d’ Oméga 3.

Ce déséquilibre s’explique également par les campagnes anti-cholestérol menées depuis de nombreuses années. Les huiles végétales, riches en acides gras Oméga 6, ont été massivement utilisées en raison de leur intérêt au niveau de la lutte contre le cholestérol et la prévention des maladies cardio-vasculaires, d’où une consommation excessive d’Oméga 6. Le cholestérol n’est cependant pas le seul et unique responsable des maladies cardio-vasculaires. Le déséquilibre du rapport entre les acides gras Oméga 6 et Oméga 3 peut en effet constituer un facteur de risque déterminant.

Les dernières études menées, nous affirment que ce rapport devrait être de 5/1. Il est donc recommandé de consommer davantage d’Oméga 3, afin de rééquilibrer la balance.

Prenez soin de vous ! Lorsque vous êtes confronté(e)  à un stress, soyez à l’écoute de vous-même, protégez-vous, soit en axant le conscient sur la respiration, soit par diversion du mental, en songeant par exemple à des situations agréables, même s’il faut se forcer un peu …

Lorsque qu’une situation nous semble difficile, voire négative prenons la peine de l’analyser : qu’il y a-t-il à retirer de cela ? Quel enseignement reçois-je là? …Sachons que toutes situations conflictuelles ou autres ont toujours quelque chose de positif. Si nous analysons bien nos conflits intérieurs, nous saurons comment y remédier !

Mais, il va de soi, que la personne profondément dépressive, devra impérativement être guidée  par un thérapeute (psychanalyste, psychiatre, psychologue ou autre thérapeute sérieux !!!).

Positive la dépression ?

Pour pouvoir quitter l’état de souffrance réel qu’est la dépression, pour renaître plus fort, l’individu aura à accomplir un travail mental personnel. Ce travail est une épreuve et effectué avec l’aide d’un thérapeute,  il lui permettra au bout d’une période +/- longue de se mieux connaître, en découvrant ses propres valeurs. Mais aussi de prendre réellement conscience de ses défauts,  et faiblesses, afin de pouvoir y remédier. L’individu apprendra aussi comment mieux se défendre face aux nombreuses difficultés et obstacles de la vie.

Par ce même chemin, il fera bien souvent le deuil de ces idéaux « chers à l’enfance et à l’adolescence » en prenant enfin conscience des réalités de la vie d’adulte de ses frustrations et de ses contraintes. Plus fort, il pourra désormais être mieux à l’écoute de lui-même et saura faire face aux épreuves. Il sera à même de ne plus se laisser envahir par des situations non souhaitées.

Pour tout ce que sa thérapie lui apportera, l’individu sera gagnant et pourra considérer que « oui » la dépression peut être positive et être une véritable «renaissance».

Il est certain que les personnes étant passées par ce stade seront toujours plus fragiles sur le plan émotionnel. Mais encore une fois le fait d’être enfin à l’écoute de soi, nous permettra de mieux pressentir les choses et donc d’y remédier plus facilement en acceptant l’épreuve, en n’entrant surtout pas en conflit avec elle.

La spasmophilie

 

C’est un ensemble de signes associant des spasmes et une hyperexcitabilité musculaire. Elle est souvent familiale et touche plus volontiers les femmes que les hommes.

La plupart du temps, aucune cause n’est retrouvée. Les crises aigues (ou crises de tétanie) seraient provoquées par une hyperventilation due à l’angoisse, qui modifierait les échanges entre calcium et magnésium au niveau cellulaire.

 

Comment se manifeste la spasmophilie ?

Les manifestations de la spasmophilie peuvent se classer en trois catégories :

Les symptômes spasmodiques :

Crampes, fourmillements dans les jambes, les bras, les mains et le visage

“Boule” dans la gorge, gorge serrée, troubles de déglutition

Brûlures, crampes et nœuds à l’estomac, aérophagie

Les spasmes intestinaux, colites et ballonnements

Les contractions de l’utérus, les douleurs prémenstruelles importantes

Les tensions des mâchoires

Les douleurs musculaires et articulaires.

Les symptômes divers :

Les troubles de la vision et de l’ouïe : mouches devant les yeux, paupières qui tremblent, sifflements et bourdonnements d’oreille

L’asthénie c’est-à-dire la fatigue principalement le matin à cause d’un sommeil non réparateur

La tachycardie (accélération du rythme cardiaque), les extrasystoles (contractions prématurées du cœur causant parfois une légère douleur), l’éréthisme cardiaque (hyperexcitation du cœur)

L’oppression respiratoire

La perte de la libido

Les troubles du sommeil

Les symptômes anxio-dépressifs

Irritabilité

Anxiété

Phobies

Déprime

Apathie.

La spasmophilie se traite-t-elle ?

Le plus souvent, aucun traitement n’est nécessaire. Une alimentation équilibrée ainsi que la pratique d’un sport sont le plus souvent bénéfiques.

Une supplémentation en magnésium ou en calcium, en quantité raisonnable, peut améliorer certains symptômes.

Les anxiolytiques peuvent soulager l’anxiété mais ne doivent pas être pris de façon prolongée. Il vaut mieux si elle est importante préférer une prise en charge psychothérapique.

 

Quelles sont les produits naturels  utiles?

Comment et en quoi les H.E. vont-elles aider ?

 

Quelles sont-elles d’abord ?

 

Les calmantes et les relaxantes :

Citrus reticulata z mandarine Insomnie, angoisse, stress, agitation.

 

Citrus sinensis z orange douce Anxiété, nervosité, agitation, insomnies

Citrus bergamia z bergamote Difficulté d’endormissement chez l’enfant

Cymbopogon nardus citronnelle de Ceylan  RELAXANTE POUR MASSAGE

Cymbopogon flexuosus Lemongrass  CALMANTE ET ANTI DEPRIME

Litsea citrata  Litsée citronnée Insomnie, dépression nerveuse, agitation.

 

Lavandula x burnatii clone grosso Lavandin Décontractante musculaire et apaisante

Lavandula x burnatii clone super

Lavandula angustifolia ssp angustifolia Lavande vraie Décontractante musculaire et apaisante calmante

Citrus aurantiium ssp amara (fe) Petit grain bigarade anti dépressive calmante

 

Les anti-dépressives :

Lippia citriodora Verveine citronné

Chamaemelum nobile  Camomille noble

Cananga odorata extra Ylang ylang

Citrus aurantium ssp amara (fl) Néroli

0riganum majorana Marjolaine à coquilles

 

Comme vous pourrez le constater dans les huiles essentielles précitées, nous avons beaucoup de coumarines = photosensibilisant ! Donc, attendre 6 h avant d’aller au soleil.

 

Mélange antidépresseur éprouvé et apprécié (Mady) :

Marjolaine des jardins           3 ml

Petit grain bigarade               5 ml

Ravintsara                              2 ml

Lavande vraie                        2 ml

Mandarine                             3 ml

Vous pourriez ajouter 1 ml d’Ylang-ylang.

Ou

Marjolaine des jardins           3 ml

Petit grain bigarade               5 ml

Camomille noble                   2 ml

Lavandin                                 2 ml

Mandarine                             3 ml

 

Si la dépression est profonde, le mélange  choisi peut se prendre en massage le long de la colonne vertébrale et dans ce cas, utilisez une douzaine de gouttes 2 fois par jour et durant la journée 2 à 3 fois sur l’intérieur des poignets 4 à 5 gouttes.

Si dépression passagère, 4 à 5 gouttes sur le plexus solaire 2 à 3 fois par jour.

Pensez à faire des fenêtres thérapeutiques !

 

En diffusion :

Dans la maison, au bureau…

Mandarine, lavande, petit grain bigarade, litsée citronnée (aldéhyde terpénique parfois tussigène et lacrymogène), bergamote, …

Idées de synergies :

Relaxant : Litsée Citronnée, Lavandin Super, Mandarine verte.

Apaisant : Ylang-Ylang, Litsée Citronnée et Bois de Rose.

 

 

Plantes utilisables dans les maladies nerveuses

 

AntispasmodiquesSédativesHypnotiques
Nom scientifiqueNom
français
Leonurus cardiacaAgripaume
Arnica montanaArnica
Crataegus oxyacanthaAubépine
Ballota foetidaBallote fétide
Ocimum basilicumBasilic
Rosa caninaEglantier
Fumaria offFumeterre
Lavandula angustifoliaLavande
Origanum majoranaMarjolaine
Melilotus offMélilot
Melissa offMélisse
Viola tricolorPensée sauvage
Paeonia offPivoine
Glycyrrhiza glabraRéglisse
Rosmarinus offRomarin
Calendula arvenseSouci des jardins
Tilia europeaTilleul
Nom scientifiqueNom
français
Alnus glutinosaAulne
Lotus corniculatusLotier
Hypericum perforatumMillepertuis
Salix albaSaule

 

Nom scientifiqueNom
français
Papaver rhoeasCoquelicot
Humulus lupulusHoublon
Passiflora incarnataPassiflore
Valeriana offValériane

 

 

Plantes antispasmodiques
Aubépine :
Les extraits aqueux de Crataegus oxyacantha exercent un effet normotenseur et sédatif cardiaque. Les extraits alcooliques sont antispasmodiques.
L’Aubépine est un facteur de tolérance aux digitaliques.
Fumeterre :
L’action antispasmodique de la Fumeterre est surtout marquée sur le sphincter d’Oddi.
C’est une activité de type neurotrope.Mélilot :
Outre son action dans les troubles circulatoires, le Mélilot, par sa coumarine exerce une activité sédative. Les formes galéniques utilisant les plantes fraîches sont plus actives.Mélisse :
Elle exerce un effet tranquillisant Les formes galéniques utilisant les plantes fraîches sont plus actives.

 

Plantes hypnotiques
Houblon :

C’est un stimulant digestif et un sédatif. Il est actif dans les troubles de l’endormissement.Passiflore
Par ses divers composants, la Passiflore exerce une activité sédative :
– Les flavonoïdes ont une action sédative.
– Les coumarines diminuent l’excitabilité.
– Le maltol potentialise le sommeil
– Les alcaloïdes (Harmaline et Harmine) stimulent la production de sérotonine.Valériane :
Les formes galéniques utilisant les racines fraîches de Valériane exercent une action sédative .
L’expérience montre qu’elles sont plus actives dans les troubles du sommeil avec réveil nocturne que ceux de l’endormissement.

 

Plantes sédatives
Lotier :
Les sommités fleuries de Lotus corniculatus ont des propriétés sédatives.
Elles sont utilisées dans les troubles du sommeil avec difficulté d’endormissement ainsi que
dans les cas de nervosité avec irritabilité et agacement. C’est la plante de la bonne humeur.Eschscholtzia californica :
Elle exerce un effet anxiolytique comparable à celui obtenu avec les benzodiazépines.
Elle serait plus active sur les éléments féminins que masculins.

Anti-dépressive

Le Millepertuis est l’antidépresseur par excellence mais attention, il est photosensibilisant et ne peut être pris avec des contraceptifs ni des médicaments pour le cœur ! Associez-le au Lotier corniculé

En macérâts de bourgeons :

Chêne pédonculé : Impuissance, aphrodisiaque, fatigue générale physique et mentale.

Hêtre : Stimulation du système immunitaire, angoisse, stress, dépression.

Figuier : Analgésique, antidépresseur, migraine, ulcères à l’estomac, laxatif

Un mélange des trois à raison de 10 gouttes de chaque, soit 30 gouttes au total, le matin et le soir avant les repas

 

En teintures mères :

Valériane : Insomnie, réveil la nuit, antidouleurs, calmante

Millepertuis : antidépresseur (voir plus haut)

Pavot de Californie : idem Escholtzia (voir plus haut)

20 gouttes le matin et 20 gouttes le soir avant le repas et 20 gouttes au coucher.

 

En tisanes : je vous propose :

– L’Orange douce : sédatif et somnifère léger
– Le Houblon : sédatif et somnifère
– La Passiflore : sédative, favorise un sommeil naturel
– Le Tilleul : favorise un sommeil naturel, sans somnolence au réveil

 

En élixirs floraux :

Ils nous sont d’une grande utilité pour mieux comprendre nos comportements n’hésitez pas, à nous demander des renseignements. Je prépare vos élixirs.

Je  reste convaincus que les moyens naturels sont des alliés importants dans ce domaine, mais n’oublions pas de faire une activité sportive ne serait-ce que de la marche ! L’idéal serait 30 min.  par jour ! Mettre tous les atouts de son côté aura à coup sûr, un effet préventif.

 

Quelques mélanges qui ont fait leurs preuves !

 

Dépression nerveuse (D. BAUDOUX)

HE Origanum compactum (Origan compact) : 1 ml

HE Aniba rosaeodora (Bois de rose) : 2.5 ml

HE Cymbopogon martinii (Palmarosa) : 1 ml

HE Commiphora molmol (Myrrhe) : 0.5 ml

Utilisations:

– 4 à 6 gouttes 2 fois par jour en onction le long de la colonne vertébrale ou sur les chakras.

OU

– 2 gouttes en sublingual 2 à 3 fois par jour selon le besoin  en massage dorsal de part et d’autre de la colonne vertébrale ou 5 gouttes sur le plexus solaire ou la voûte plantaire 1 à 2 fois par jour.

 

Insomnie chez l’adulte (TELPHON)

Traitement local :

HE Valériane officinale : 2 ml

HE Mélisse officinale : 2 ml

HE Mandarine : 2 ml

HV Millepertuis : 30 ml

HV Olive ou Avocat : 30 ml

Utilisation :

Massez le plexus, le dos, les épaules et les tempes. Renouvelez ce traitement 1 à 2 fois dans la journée, si nécessaire.

Traitement oral :

HE Valériane officinale

HE Mélisse officinale

HE Mandarine

Utilisation :

Prenez 1 goutte de chaque huile essentielle au moment du repas, soit dans une cuillérée à soupe d’huile d’olive ou d’huile de tournesol ou de miel, ou sur une mie de pain. Renouvelez ce traitement 2 à 4 fois dans la journée.

 

Crise de nerfs

Traitement local:

HE Lavande officinale : 2 ml

HE Mélisse officinale : 2 ml

HE Mandarine Z : 2 ml

HV Millepertuis : 30 ml

HV Olive ou Avocat : 30 ml

Utilisation: Massez le plexus, le dos et les épaules. Renouvelez ce traitement 1 à 2 fois dans la journée, si nécessaire.

Traitement oral :

HE Lavande officinale

HE Mélisse officinale

HE Mandarine Z

Utilisation: Prenez 1 goutte de chaque huile essentielle au moment du repas, soit dans une cuillérée à soupe d’huile d’olive ou de miel, ou dans un peu de mie de pain. Renouvelez ce traitement 2 à 4 fois dans la journée.

 

Crise de panique

Traitement local :

HE Lavande officinale : 3 ml

HE Mélisse officinale : 3 ml

HE Petit grain bigarade : 3 ml

HV Millepertuis : 30 ml

HV Olive ou Avocat : 30 ml

Utilisation :

Massez le plexus, le dos, les épaules et les tempes. Renouvelez ce traitement 1 à 2 fois dans la journée, si nécessaire.

Traitement oral :

HE Lavande officinale

HE Mélisse officinale

HE Petit grain bigarade 

Utilisation :

Prenez 1 goutte de chaque huile essentielle au moment du repas, soit dans une cuillérée à soupe d’huile d’olive ou d’huile de tournesol ou de miel, ou sur une mie de pain. Renouvelez ce traitement 2 à 4 fois dans la journée.

 

Lors de période dépressive, il est parfois aussi nécessaire de stimuler la personne …Dans ce cas, l’HE d’épinette noire, le thym saturéoïde …seront indiquées. Mais ! Œstrogène like

 

L’HE de Yuzu est issue d’une hydro-distillation et est non photosensibilisante.

La différence, c’est que dans le cadre de :

  • L’hydro-distillation, on met les feuilles directement dans l’eau et on chauffe le mélange :
  • Pour l’entrainement à la vapeur d’eau, de la vapeur est formée à part et on la fait passer dans la substance à extraire.

 

Propriétés :

Relaxantes, elle est très utile en cas de stress, anxiété et fatigue.

Egalement tonifiante, elle renforce la confiance en soi et respirer son parfum éloigne la fatigue….

 

Spasmophilie et spasmes nerveux

HE Estragon               2 ml

HE Basilique ex.         2 ml

HE Lavande aspic      1 ml

HE Petit gr. Bigarade  1 ml

HV de Noisette QSP  50 ml

8 gouttes en massage le long de la colonne vertébrale et du plexus solaire.

+

Tisane de camomille noble infusion de 5 min. 2 à 3 tasses par jour avec un peu de miel de lavande ou d’oranger.

 

Les 13 huiles essentielles à retenir

 

J’insiste !!! Ne sont développées ici que les propriétés concernant cet atelier !

 

CITRUS BERGAMIA

Le bergamotier

Propriété principale :

Calmante du SNC.

Indications :

Difficulté d’endormissement chez l’enfant.

Posologie :

1 goutte d’HECT dans un support avant le coucher ou en diffusion atmosphérique 10-15 min. avant le coucher dans la chambre de l’enfant.

 

CHAMAEMELUM NOBILE

La camomille

Propriétés principales :

Calmante du SNC et pré anesthésiante.

Indications :

Stress, anxiété, choc nerveux, interventions chirurgicales.

Posologie :

3 gouttes d’HECT pure ou diluée sur le plexus solaire ou de part et d’autre de la colonne vertébrale en cas de choc ou de stress 2 gouttes d’HECT sur un support en sublingual 3 x/jour 24h avant l’intervention et durant les 48h après.

 

 

BOSWELLIA CARTERI

Encens ou oliban

Propriétés principales :

Anti-dépressive et favorise la relaxation profonde.

Indications :

Soins palliatifs.

Posologie :

2 gouttes d’HECT dans un support en sublingual 2x/jour ou 2 gouttes d’HECT dans 10 gouttes d’HV pour une application sur la voûte plantaire.

 

 

PICEA MARIANA

Epinette noire

Propriétés principales :

Cortisone – mimétique.

Indications :

Asthénie profonde, épuisement.

Posologie :

2 gouttes d’HECT dans un support en sublingual 3x/jour et/ou 2 gouttes d’HECT dans 2 gouttes d’HV en application dans le bas du dos.

 

LAVANDULA ANGUSTIFOLIA

Lavande vraie

Propriétés principales :

Calmante, sédative, antidépressive.

Indications :

Stress, anxiété, agitation, insomnie…

Posologie :

2 gouttes d’HECT et 2 gouttes d’HV en application sur la voûte plantaire, la face interne des poignets ou le plexus solaire à adapter selon la demande.

 

LITSEA CITRATA

Litsée citronnée

Propriété principale :

Calmante, sédative, antidépressive.

Indications :

Insomnie, dépression nerveuse, agitation.

Posologie :

2 gouttes d’HECT dans un support en sublingual 2 x/jour.

 

CITRUS RETICULATA

Mandarinier

Propriété principale :

Calmante du système nerveux.

Indications :

Insomnie, angoisse, stress, agitation.

Posologie :

2 gouttes d’HECT au repas du soir puis 2 gouttes au coucher en usage interne ou en diffusion atmosphérique dans une chambre d’enfant pendant 10-15 min. pour favoriser l’endormissement.

 

ORIGANUM MAJORANA

Marjolaine à coquilles

Propriété principale :

Sédative et calmante nerveuse importante.

Indications :

Dystonies neurovégétatives de tout type (aérophagie, spasmophilie, anorexie-boulémie,…)

Posologie :

2 gouttes d’HECT 3 x/jour sur un support en sublingual.

 

CITRUS AURANTIUM SSP AURANTIUM FL.

Néroli

Propriété principale :

Anti-dépressive – Antispasmodique.

Indications :

Surmenage, fatigue mentale, palpitation…

Posologie :

2 gouttes d’HECT sur un support, à renouveler en fonction des besoins.

 

CITRUS SINENSIS

Orange douce

Propriété principale :

Calmante du SNC et antiseptique atmosphérique.

Indications :

Anxiété, nervosité, agitation, insomnies.

Posologie :

Mettre 2 ou 3 gouttes en massage sur le plexus solaire et/ou sur la plante des pieds, à répéter au besoin.

 

PINUS SYLVESTRIS

Pin sylvestre

Propriété principale :

Cortisone like et neurotonique.

Indications :

Fatigue générale, “coup de pompe“.

Posologie :

2 gouttes d’HECT sur un support en sublingual 2 x/jour.

 

THYMUS SATUREOIDE

Thym à feuilles de sarriette

Propriété principale :

Tonique générale.

Indications :

Asthénies physiques, mentales et sexuelles.

Posologie : 2 gouttes d’HECT sur un support 3 x/jour jusqu’à amélioration.

 

CANANGA ODORATA

Ylang-ylang

Propriété principale :

Sédative, relaxante nerveuse.

Indications :

Dystonies nerveuses : stress, angoisse, insomnie,…

Posologie :

3 gouttes d’HECT dans 3 gouttes d’HV sur la face interne des poignets et le plexus solaire.

 

 

En plantes sèches ou fraîches :

Consommez dans votre alimentation de la salade, La laitue et certains des membres de sa famille que nous appelons familièrement salade, ont beaucoup à nous offrir. Il faut toujours choisir une salade possédant une belle couleur verte, ce sont celles possédant le plus d’éléments nutritifs.

Dans cette famille, la laitue est celle que nous préférons, pour les multiples bienfaits qu’elle peut nous offrir. Une des propriétés peu connue de la laitue provient d’une de ses molécules qui se rapproche de l’opium, sans en présenter les effets toxiques, qui font de ce légume le secret le mieux gardé pour lutter contre la nervosité et l’insomnie.

Mais aussi riche en vitamines et minéraux hautement assimilables

Un excellent calmant et somnifère:

Elle agit donc comme somnifère naturel, mais également de spasmes viscéraux ou génitaux, d’incontinence d’urine, de douleurs névralgiques, de palpitations cardiaques, de toux nerveuse et d’excitation.

 

Pour bénéficier des vertus de la laitue on peut bien entendu en consommer de bonnes quantités en salade (par exemple assaisonnée de vinaigre de cidre), de préférence lors du repas du soir. En jus aussi.

Une autre bonne façon d’en retirer toutes les vertus médicinales, comme calmant, sera d’en faire une décoction. Pour le contenu d’une tasse d’eau bouillante, utiliser 3 à 4 belles feuilles de laitue, porter à ébullition et laisser bouillir 2 minutes et ensuite infuser 5 minutes. La laitue cultivée de façon conventionnelle contient beaucoup de nitrites qui sont dommageables à la santé. Il est donc conseillé de consommer de la laitue de culture biologique.

 

Tisane de M.A. Mulot 

Insomnie :

Passiflore       10 gr

Aubépine       20 gr

Mélilot           10 gr

Lotus racines  10 gr

(Valériane      20 gr) si vous la supportez car elle amène des rêves

Tilleul             10 gr

Oranger          10 gr

Verveine        10 gr

Posologie

1 cuillère à soupe  pour ¼ de L d’eau froide. Amener à ébullition. Aux premiers bouillons retirer du feu. Infuser 10 min.

Boire chaude sucrée au miel d’oranger, ½ h avant le coucher.

 

Tisane dépression (Mady) :

– Passiflore 10 gr

– Aubépine 10 gr

– Aspérule odorante 20 gr

– Mélisse 20 gr

– Serpolet 20 gr

Deux cuillères à soupe par tasse d’eau froide. Porter à ébullition puis infuser cinq minutes. Deux à trois tasses entre les repas et une au coucher.

 

 

DEPRESSION LEGERE OU SAISONNIERE Dr M. Tourrasse

 

Exemple de traitement général phytothérapique

 

Posologie pour un adulte ou un adolescent :

– Hypericum perforatum extrait sec 200 mg

– Eleutherococcus senticosus extrait sec 500 mg

– Griffonia simplicifolia extrait sec 200 mg  (pas chez l’épileptique ! Femme enceinte et enfant conseil de Mady)

Une gélule de chaque au début du repas, matin et midi

           

Et également…

– Selon l’anxiété : Passiflora incarnata T.M.

50 gouttes une à trois fois par jour

– Selon le sommeil : Valeriana officinalis T.M.

50 à 100 gouttes au coucher

           

Propriétés des plantes

– Hypericum perforatum, le Millepertuis, est une plante ayant des vertus antidépressives. Son activité sérotoninergique s’explique par la teneur de la plante en hyperforine et hypéricine.

– Eleutherococcus senticosus, l’Eleuthérocoque ou Ginseng de Sibérie, est une plante adaptogène, psychotonique et stimulant du SNC.

– Griffonia simplicifolia, quant à lui, possède des graines riches en 5–hydroxytriptophane, qui est un précurseur de la sérotonine, et vient donc compléter l’action du Millepertuis.

 

 

ANXIETE DEPRESSIONS – R. Fauron           

Proposition de traitement :

Sous forme de gélules, au choix :

  • Deux mélanges d’Extraits Secs

– Eschscholtzia californica   0,100 g

– Griffonia simplicifolia   0,250 g pour une gélule.

OU

– Lavandula officinalis    0,060 g

– Passiflora incarnata     0,200 g

– Hypericum perforatum 0,150 g pour une gélule.

 

Pour ces deux formules, deux gélules matin et soir, à adapter en fonction de la sensibilité du patient et de l’évolution.

 

Propriétés des plantes :

Eschscholtzia anxiolytique, légèrement sédative

Griffonia psychotonique

Lavandula anxiolytique

Passiflora anxiolytique

Hypericum antidépressive. Pour cette dernière, attention aux contre indications et précautions d’emploi habituelles : Antidépresseurs par inhibition de la recapture de la sérotonine, anti-inflammatoire, contraceptifs…

 

De manière générale, parlez toujours à votre thérapeute de ce que vous prenez.

Faites des traitements par séquences variées.

Exemple :

Dans le cas d’une dépression légère ou saisonnière :

Vous pourriez prendre en traitement de fond :

  • Macérât de bourgeons de

Figuier            2 x 10 gouttes matin et soir

  • Tisane de

Tilleul                         25 gr

Oranger          25 gr

Mélisse           50 gr

3 tasses par jour entre les repas

  • Si problème de sommeil en gélules

            Passiflore

            Aubépine

            Escholtzia

            1 gélule de chaque le soir ½ heure avant le coucher.

  • En aromathérapie
  • Petit grain bigarade 2 ml
  • Mandarine 2 ml
  • Camomille noble 1 ml

3 à 4 gouttes sur le plexus 3 x/jour.

 

Tout cela durant 3 semaines maximum. Arrêt durant 1 semaine et reprise

 

 

 

Les 2 préparations de ce cours :

 

1° Mélange d’huiles essentielles antidépressives 

 

Marjolaine à coquilles   10 gouttes

Petit grain bigarade       10 gouttes

Verveine citronnée          5 gouttes

Camomille                       5 gouttes

Lavande vraie                10 gouttes

Mandarine                     10 gouttes

HV                   QSP       10 ml

 

A avoir toujours sur soi, et dans les cas difficiles 5 à 6 gouttes sur le plexus solaire ou sur la face interne des poignets.

 

 

2° Mélange d’une huile de massage apaisante et décontractante musculaire.

 

Lavandin        20 gouttes

Mandarine     20 gouttes

Estragon           5 gouttes

Petit grain bigarade             20 gouttes

Ylang-ylang                  5 gouttes

HV                   QSP     30 ml

           

Massage chaque jour du dos en mettant une dizaine de gouttes au niveau de la colonne vertébrale voire 2 à 3 x/jr si nécessaire.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CAMOMILLE

et anxiété

Chez des personnes souffrant de trouble anxieux généralisé, en plus de ses effets anxiolytiques, la camomille pourrait exercer une action antidépressive.

Un état d’anxiété se définit comme une excitation émotionnelle déplaisante face à un danger ou à des exigences menaçantes. L’anxiété est une émotion normale en réponse au stress de la vie quotidienne. Elle intervient occasionnellement en réponse à des situations perturbant notre sensation de sécurité. Elle nous aide à éviter les dangers et nous rappelle de ne pas nous placer à nouveau dans la même situation potentiellement dangereuse.

En cas de trouble anxieux généralisé, l’anxiété est diffuse, persistante, irrationnelle et concerne la plupart des événements de la vie quotidienne. Les symptômes de cette anxiété généralisée sont souvent chroniques. Les personnes souffrant de trouble anxieux généralisé peuvent également présenter des symptômes dépressifs.

La camomille (Matricaria recutita) est une plante médicinale dont l’usage est connu depuis des siècles et ses tisanes sont traditionnellement utilisées pour soulager l’anxiété et l’insomnie. L’étude de ses principes actifs a montré que ses propriétés anxiolytiques seraient dues à la présence d’apigénine, un flavonoïde. L’apigénine semble se lier aux récepteurs des sites des benzodiazépines sur le GABA, un neurotransmetteur inhibiteur, régulateur de l’anxiété.

Une étude a évalué les effets de la camomille chez des personnes présentant un trouble anxieux généralisé avec ou non des symptômes dépressifs.

Dans ce but, les chercheurs ont rassemblé les données issues de la phase ouverte d’une étude clinique randomisée, en double aveugle et contrôlée contre placebo, utilisant un extrait de camomille pour prévenir la réapparition du trouble anxieux généralisé. Cet essai, qui a duré huit semaines, a porté sur 179 personnes âgées de 18 ans au moins. Diagnostiquées pour un trouble anxieux généralisé modéré, elles étaient traitées avec 1500 mg quotidiens d’un extrait de camomille.

L’analyse des données préliminaires indique que le trouble anxieux généralisé apparait beaucoup plus tardivement chez les personnes présentant une dépression que chez celles non dépressives.

Les résultats montrent par ailleurs, que l’extrait de camomille a produit des effets anxiolytiques similaires dans ces deux groupes de patients. Néanmoins, il a généré une réduction plus importante des scores de symptômes dépressifs et du test de dépression de Beck.

L’extrait de camomille pourrait donc, en plus de son activité anxiolytique, produire des effets antidépresseurs cliniquement significatifs chez des personnes présentant un trouble anxieux généralisée et une comorbidité dépressive. D’autres études, contrôlées, portant sur des sujets avec des troubles dépressifs sont nécessaires pour valider ces observations préliminaires.

 

 

 

            I/ STRESS, ANXIÉTÉ ET TROUBLES DU SOMMEIL

Ils mettent l’organisme  en difficulté  en l’obligeant à des réactions de compensation et d’adaptation.

Syndrome Général d’Adaptation (SGA)*,

d’intensité variable en fonction de la qualité et de l’intensité du stress.

Le SGA* se se décompose en 3 phases :

  1. Phase d’alerte ou d’alarme

Une agression soudaine induit la libération de médiateurs chimiques au niveau du cerveau (sécrétion

rapide d’adrénaline* et de noradrénaline*) ce qui permet la mobilisation des ressources. Sur le plan

physique, cela entraîne une augmentation de la fréquence cardiaque et de la tension artérielle, une

modification du métabolisme* (hyperglycémie*) ainsi qu’une baisse momentanée des capacités

de défense face aux infections. Sur le plan psychique, cela se traduit par une augmentation de la

vigilance qui stimule l’éveil ainsi que des capacités intellectuelles d’attention et de jugement.

 Cette réponse est indispensable à l’adaptation de l’organisme à de nouvelles conditions et n’est pas

problématique en elle-même.

 Si l’agression s’arrête, et que les réactions d’adaptation à ce stress n’ont pas puisé dans ses réserves,

l’organisme reprend son fonctionnement normal.

 En revanche, si le stress a dépassé les capacités de réserve du corps et/ou s’il se prolonge, on entre

dans la phase dite “de résistance”.

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  1. Phase de résistance

Lors de cette phase, au cours de laquelle l’exposition à l’agent stressant se prolonge, l’adaptation

de l’organisme se poursuit, mais cela se fait au détriment de son bon fonctionnement. En effet, pour

répondre à cette exposition devenue chronique, l’organisme s’adapte afin d’assurer une alimentation

énergétique suffisante aux muscles, au cerveau et au cœur. Pour cela, des hormones glucocorticoïdes,

dont le cortisol*, la fameuse hormone du stress, sont sécrétées en quantité importante par les

glandes surrénales* ce qui permet de stimuler la production de glucose. Cependant, cette sécrétion

de cortisol* entraîne parallèlement une immunodépression*, ce qui fragilise l’organisme de manière

globale. En fonction des individus, les premiers problèmes de santé peuvent apparaître : sensibilité

aux infections, hypertension* artérielle, sommeil perturbé, fatigue avec plus de difficulté à récupérer,

troubles de la concentration, …

COMPRENDRE : Le cortisol*, hormone du stress

 Ce n’est pas la sécrétion de cortisol* qui est problématique mais le fait qu’il soit sécrété en

quantité importante et de manière prolongée. En effet, le cortisol* est une hormone indispensable

au bon fonctionnement du corps humain et qui est physiologiquement sécrétée le matin au

réveil, jusqu’à midi environ. Il permet de s’adapter aux changements de l’environnement et à

l’intermittence de l’apport alimentaire en stabilisant la glycémie*. Sans lui, l’organisme n’aurait

aucune capacité à réagir au monde environnant. Par contre, en cas de stress prolongé, sa

sécrétion augmente de façon importante et ne se met jamais au repos, ce qui finit par épuiser

l’organisme.

  1. Phase d’épuisement

Cette phase est marquée par la défaillance des capacités d’adaptation, pouvant se traduire par une

fatigue chronique, des troubles du sommeil quasi-systématiques (insomnie* ou hypersomnie*), de

l’anxiété, une dépression*…

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Les facteurs déclencheurs de stress peuvent être variés. Ils peuvent être d’origines physique

(traumatismes, interventions chirurgicales, bruit, travail prolongé et pénible…), psychique (deuil, peur,

colère, solitude…), provenir de la combinaison de facteurs psychiques et physiques à l’origine d’un

stress chronique et épuisant (rythme de travail et pénibilité, surcharge mentale, épuisement parental…).

Certaines maladies ou certains états chroniques peuvent également provoquer à plus ou moins

long terme un stress constant pour l’organisme : diabète*, ulcères* gastroduodénaux liés au stress,

troubles hormonaux (modification du cycle menstruel chez la femme, impuissance chez l’homme…),

rhumatismes*, douleurs chroniques, fatigue chronique…

LE SAVIEZ-VOUS ?

En dehors des réactions physiques, il existe des réponses émotionnelles qui se fixent dans le corps au niveau

des muscles striés*, mémoires du stress, d’où les expressions « en avoir plein le dos, être noué, tendu ».

Le stress peut donc entraîner des troubles d’intensité variable liés au déséquilibre du fonctionnement de

l’organisme qu’il induit, et l’épuisement progressif de ses capacités adaptatives.

B/ Anxiété4,5

L’anxiété correspond à un état de trouble psychique caractérisé par un sentiment désagréable

d’attente interminable, causé par la crainte d’un danger imprécis. Elle se traduit par un sentiment

d’inquiétude, de peur, qui peut conduire à s’isoler ou au contraire à devenir hyperactif.

L’anxiété est utile et normale lorsqu’elle est justifiée par des causes réelles. Ainsi, examens, maladie ou

décès d’un proche, problèmes financiers, soucis professionnels, changements de mode de vie (départ à

la retraite, divorce, départ d’un enfant de la maison), traumatismes (accident, agression) constituent les

principaux facteurs générateurs d’anxiété.

Elle est en revanche considérée comme pathologique lorsqu’elle survient sans raison ou que son

intensité est disproportionnée par rapport à l’événement, lorsqu’elle empêche la personne d’atteindre

ses objectifs, qu’elle interfère fortement avec ses activités quotidiennes et sa vie sociale… Elle peut

devenir alors très invalidante.

Notez que l’anxiété apparaît souvent en phase d’épuisement dans le syndrome général d’adaptation*

au stress et qu’elle accompagne pratiquement toutes les pathologies psychiatriques.

Sur le plan physique les symptômes de l’anxiété sont très variables et non spécifiques : troubles

du sommeil, palpitations, maux de ventre, troubles du transit, sensation de nœud à la gorge ou à

l’estomac, envie constante d’uriner, irritabilité, tensions musculaires… Les symptômes sont en général

graduels. Si elle n’est pas prise en charge rapidement, elle peut entraîner des problèmes de santé tels

que l’alcoolisme, la toxicomanie, la dépression* et d’autres troubles psychologiques (tels que phobies,

psychoses*…), l’hypertension*, le syndrome de l’intestin irritable*6

. Dans le cas de ce dernier (qui est

dû à une hypersensibilité intestinale, une micro-inflammation constante et une anomalie de la flore

intestinale*), même si les mécanismes sont encore mal connus, l’anxiété favoriserait son apparition et

pourrait également aggraver les troubles de la motricité intestinale concomitants (transit trop rapide ou

trop lent qui irrite les parois et la muqueuse* intestinale).

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On distingue 6 types de troubles anxieux4

 :

  • L’anxiété chronique qui constitue un sentiment d’inquiétude permanente pour tout ce qui risquerait

de se produire (peur d’avoir un accident, peur de tomber malade…).

  • Le trouble panique qui se manifeste par des crises d’angoisse et de panique soudaines pouvant

durer plusieurs minutes et pouvant être rapprochées dans le temps.

  • La phobie qui est une peur non maîtrisée et irrationnelle provoquée par un animal (insecte) ou une

activité (prendre l’avion).

  • La phobie sociale qui peut conduire à l’isolement complet par peur de rencontrer d’autres

personnes.

  • Le Trouble Obsessionnel Compulsif (TOC) qui se caractérise par la prise d’habitudes ou la

réalisation de gestes que la personne ne peut s’empêcher de faire (par exemple se laver les mains)

et qui la rassure un temps donné.

  • Le Trouble de Stress Post-Traumatique (TSPT) qui survient après un choc lié à une situation ou à

un événement traumatisant et qui a provoqué un sentiment de peur ou d’impuissance intense.

C/ Troubles du sommeil

  1. Physiologie du sommeil en bref

Le sommeil se définit comme une altération de la conscience, ou une inconscience partielle, à

laquelle on peut mettre fin par une stimulation. L’alternance du sommeil et de l’état de veille fait

intervenir le cerveau et le tronc cérébral*. Le sommeil suit naturellement un rythme circadien*, à

savoir un processus cyclique sur 24 h.

COMPRENDRE7

 : La mélatonine*, hormone du sommeil

La mélatonine* est une hormone produite par l’épiphyse*, une glande située dans le cerveau

dont la sécrétion informe ce dernier des périodes d’obscurité et d’éclairage au cours de la

journée, ce qui évolue donc au fil des saisons.

Comment ça se passe ? La sécrétion de mélatonine* est stimulée lorsqu’il fait sombre et inhibée

en présence de lumière. Ainsi, en sécrétant cette hormone, l’épiphyse* transmet l’information au

cerveau qu’il fait sombre et que c’est le bon moment pour dormir. Le maximum de production

est atteint de 2 h à 5 h du matin, d’où le nom d’hormone du sommeil. Cependant, l’utilisation

d’écrans peu de temps avant le coucher peut perturber la sécrétion de mélatonine* et donc le

sommeil. En effet, la lumière et notamment la fameuse “lumière bleue” perçue par les cellules

de la rétine induit le cerveau en erreur en lui indiquant qu’il ne fait pas nuit et que ce n’est pas le

moment de dormir. Ainsi, la production de mélatonine* ne démarre pas et le sommeil n’est pas

enclenché.

Pendant le sommeil, le dormeur conserve la plupart du temps un contact avec l’environnement

puisque des bruits dans la nuit le réveillent, tout comme les somnambules se déplacent sans se

heurter aux obstacles tout en étant profondément endormis.

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On distingue 2 principaux stades de sommeil qui vont s’alterner : le sommeil lent et le sommeil

paradoxal.

  • Le Sommeil Lent (SL, ou sommeil à ondes lentes) démarre 5-10 min après l’endormissement,

c’est le moment où l’on va se blottir au fond de son lit. Il se décompose en 4 stades de sommeil

de plus en plus profond (successivement : très léger, léger, profond, très profond) pendant

lesquels les signes vitaux (température corporelle, fréquence respiratoire, pouls, pression

artérielle) ainsi que l’activité cérébrale s’abaissent.

  • Le Sommeil Paradoxal (SP) fait suite au SL. Au cours de cette phase, l’activité cérébrale

redevient intense, voire plus intense que pendant l’état de veille, et la température corporelle, le

pouls, la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire et la pression artérielle augmentent…

d’où le terme paradoxal : alors que la personne est profondément endormie, ses yeux bougent

rapidement sous ses paupières. Les rêves ont lieu pendant cet état au cours duquel le corps est

en alerte, exceptés les muscles qui sont inhibés (ce qui nous empêche d’effectuer les mouvements

rêvés !). Chaque épisode de SP est suivi d’un retour au stade 4 du SL (sommeil très profond).

Le SP recommence toutes les 90 min environ, chaque période s’allongeant par rapport à la

précédente. Ainsi, la première dure de 5 à 10 min et la dernière peut durer jusqu’à 50 min, les

rêves les plus longs se produisant donc au petit matin.

Les sommeils lents et profonds ont des fonctions différentes :

  • Le SL constitue le stade réparateur, période pendant laquelle la plupart des mécanismes

nerveux retournent à leur niveau de base. De ce fait, à la suite d’un manque de sommeil, le SL

dure plus longtemps qu’en temps normal (afin de laisser le temps à l’organisme de s’équilibrer).

  • Le SP donnerait quant à lui au cerveau l’occasion d’analyser les événements de la journée et

de s’attaquer aux problèmes émotionnels par le rêve. Les sujets qui en sont privés présentent

une certaine instabilité émotionnelle et divers troubles de la personnalité pouvant aller jusqu’à

l’hallucination.

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Le besoin de sommeil quotidien diminue constamment au cours des années : il est de l’ordre de 16 h

chez le nourrisson, d’environ 7 à 9 h chez un adulte8,9 et baisse encore chez la personne âgée. En

revanche, quel que soit l’âge, un bon sommeil est essentiel pour une bonne qualité de vie.

LE SAVIEZ-VOUS ?

La plupart des gens passent environ le tiers de leur vie à dormir !

Différents facteurs peuvent affecter le sommeil tant au niveau de la quantité, que de la qualité.

Ainsi, par exemple, une consommation excessive d’alcool et la plupart des somnifères suppriment

le SP mais non le SL, alors que certains tranquillisants réduisent le SL bien davantage que le SP10.

Notez que le stress peut aussi avoir un effet sur le sommeil (génération d’insomnie*, de réveils

nocturnes, de difficultés d’endormissement, tout comme l’anxiété et la plupart des pathologies

psychiatriques).

  1. Insomnie

L’insomnie* se définit par l’incapacité chronique d’obtenir la quantité et/ou la qualité de sommeil

nécessaire à l’accomplissement des activités quotidiennes. Elle touche beaucoup de monde. Ainsi,

en France, 1 français sur 3 déclare en souffrir.

Comme le besoin de sommeil varie de 6 à 10 h par jour11, il est impossible de déterminer ce qu’est la

“bonne” quantité de sommeil, elle est propre à chacun.

Les symptômes les plus couramment observés sont une anomalie de l’endormissement avec des

réflexes de réveil, des pensées récurrentes, un réveil précoce sans possibilité de ré-endormissement,

des réveils fréquents en deuxième partie de nuit, des interruptions de sommeil avec une sensation

de fatigue et de repos non récupérateur au réveil. L’insomnie* de longue durée peut également

dérégler le métabolisme* (perte d’appétit…), faire baisser l’immunité12… En effet, un bon sommeil est

important pour permettre à l’organisme de se régénérer, d’avoir de l’énergie et toutes les ressources

nécessaires pour fabriquer, notamment, les cellules de l’immunité. Aussi un organisme “en forme”

aura de meilleures capacités de guérison qu’un organisme souffrant d’une carence en sommeil en

cas de contraction d’une pathologie telle qu’une banale infection virale hivernale, car il sera plus

résistant et plus combatif.

L’insomnie* véritable est souvent due à des troubles psychologiques (difficultés à trouver le sommeil

lors d’états inquiets ou anxieux, réveils hâtifs chez les personnes dépressives…). Dans ces cas, ces

états devront être traités en priorité. Elle peut aussi être liée à des changements de rythme dans le

quotidien (vacances, déplacements professionnels…), ainsi qu’à des états physiologiques (problèmes

de digestion, ménopause*…).

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D/ Plantes associées

La phytothérapie de ces 3 troubles du système nerveux sera assez similaire, c’est pourquoi nous l’avons

regroupée dans un seul paragraphe.

Les propriétés des plantes étant proches, ce sont les symptômes concomittants observés (troubles

digestifs, tachycardie* etc…) qui orienteront le choix de(s) plante(s) utilisée(s).

De manière générale, on utilisera les plantes de la manière suivante :

  • Plantes anxiolytiques* et sédatives* : elles auront un impact sur le stress, l’anxiété et les troubles

légers du sommeil. Elles vont avoir une action tranquillisante et contribueront à apaiser la tension

nerveuse. Elles aideront également à trouver le sommeil par ce biais. Si les plantes sont identiques,

la fréquence et les moments de prise seront différents en fonction des troubles.

  • Plantes hypnotiques* : elles auront un impact sur le sommeil. Contrairement aux plantes

précédentes, elles sont directement inductrices du sommeil et facilitent l’endormissement, retardent

l’heure du premier réveil nocturne et procurent un sommeil réparateur.

  • Autres plantes utilisées en cas de troubles du sommeil

– Plantes digestives à activité sédative* utilisées dans les cas de troubles digestifs empêchant de

trouver le sommeil.

Exemples : selon les troubles : plantes carminatives*, antispasmodiques*…

– Plantes à tropisme cardiaque en cas de manifestations cardiaques associées (tachycardie*…).

– Plantes possédant une action hormonale en plus de l’action sédative*, par exemple en cas de

troubles du sommeil associés à la ménopause*.

ATTENTION : En raison des propriétés des plantes utilisées et selon la sensibilité de chacun, il

conviendra d’éviter leur prise en même temps que celle de médicaments à effets sédatifs*.

Posologies :

– De manière générale, pour toutes les plantes que nous allons voir, il faudra ajuster la posologie en

fonction des troubles présents :

  • En cas de stress et d’anxiété : pour les infusions, boire 1 tasse, et pour les alcoolatures, prendre le

volume indiqué par prise, 2 à 3 fois par jour ou dès la manifestation des troubles.

  • En cas de troubles du sommeil : réaliser des infusions avec la même quantité de plante indiquée

mais dans un plus petit volume (donc plus concentrées) et en boire 1 tasse après le repas du soir

et 1 tasse au coucher. Pour les alcoolatures, prendre le volume indiqué par prise après le repas

puis au coucher et éventuellement encore 1 fois lors d’un réveil nocturne, mais dans un volume

d’eau plus petit que pour une prise en journée.

– Aux doses conseillées, ces plantes n’altèrent généralement pas les facultés cognitives, l’attention

et la motricité. Certaines personnes peuvent toutefois se montrer particulièrement sensibles aux

plantes sédatives*, anxiolytiques* et/ou hypnotiques* et voir leur capacité à conduire ou

à utiliser des machines altérée.

– La juste dose étant la plus faible à efficacité égale et celle-ci dépendant de chacun, il convient de

commencer par la posologie la plus faible et de l’augmenter graduellement selon ses besoins.

ATTENTION : Si aucune amélioration n’est constatée au bout de 2 semaines de traitement, il est

recommandé d’aller consulter un professionnel de santé.

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  1. Plantes anxiolytiques et sédatives

Coquelicot (Papaver rhoeas L.), Papaveraceae – Pétales

Utilisations :

– En infusion13 : verser 150 mL d’eau frémissante sur 1,5 g de pétales (2 cuillères à café) et

filtrer après 10 min.

– En sirop : utiliser 50 g de pétales frais de coquelicot et procéder selon le protocole décrit en

début de cours.

Toutes les plantes suivantes, en plus d’être anxiolytiques* et sédatives*, présentent une action

digestive antispasmodique* plus ou moins forte. Elles seront donc à privilégier dans l’anxiété

accompagnée de douleurs abdominales (spasmes) et dans les problèmes d’insomnie* liés à des

désordres intestinaux. De plus, les infusions seront à réaliser dans un récipient fermé pour éviter la

perte des composés volatils de ces plantes.

Tilleuls (Tilia cordata Mill. et Tilia platyphyllos Scop.), Malvaceae – Inflorescences* avec leur

bractée*

Utilisations :

– En infusion13,14 : verser 150 mL d’eau frémissante sur 2 à 4 g (1 à 2 cuillères à café) de

plante et filtrer après 10 min.

– En alcoolature14 (alcool 75 % vol.) : prendre 1 à 2 mL 1 à 2 mL (20 à 40 gouttes) par prise,

maximum 3 fois par 24 h.

Ballote noire (Ballota nigra L.), Lamiaceae – Sommités fleuries

Elle s’utilise dans l’anxiété accompagnée de sensations de serrement et d’oppression à la

poitrine, dans le cas de crampes digestives et de palpitations cardiaques15.

Utilisations14 :

– En infusion : verser 150 mL d’eau frémissante sur 2 à 4 g de plante et filtrer après 10 min.

Pour masquer son odeur de moisi, aromatiser avec des plantes comme la mélisse, dont

l’activité est également anxiolytique*.

– En alcoolature (alcool 65 % vol.) : prendre 1 à 2 mL (20 à 40 gouttes) par prise, maximum

3 prises par 24 h.

BON À SAVOIR15 : L’association aubépine/ballote noire est intéressante dans l’anxiété avec

sensation d’oppression au niveau de la poitrine, dans les tachycardies* émotives mais sans

problème cardiaque établi.

Lavande vraie (Lavandula angustifolia Mill.), Lamiaceae – Sommités fleuries

Utilisation13 : réaliser une infusion en versant 150 mL d’eau frémissante sur 1,5 g (2 cuillères à

café) de fleurs et filtrer après 5 à 10 min.

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Mélisse (Melissa officinalis L.), Lamiaceae – Feuilles

La mélisse exerce une action tranquillisante, elle est ainsi très active dans la nervosité, le stress

avec contractures musculaires et a une action digestive : spasmes* abdominaux au sens large

(spasmes* nerveux digestifs et coliques*), sensation de ventre douloureux et qui “se tord”15,16.

LE SAVIEZ-VOUS15 ?

Les feuilles de mélisse sont utilisées depuis Hippocrate, puis au XVe

 siècle par Paracelse dans le

chagrin, la “mélancolie”, l’hystérie.

Utilisations13 : réaliser une infusion en versant 150 mL d’eau frémissante sur 1,5 à 4,5 g

(1 à 3 cuillères à café) de plante puis filtrer après 5 à 10 min.

BON À SAVOIR : La mélisse pourra être associée à la valériane ou au tilleul en cas d’anxiété,

à l’aubépine pour calmer les palpitations liées au stress ou à la lavande pour son action

calmante.

Angélique des bois (Angelica sylvestris L), Apiaceae – Racine

L’angélique des bois aurait des propriétés assez similaires à l’angélique vraie (Angelica

archangelica L.).

Utilisation13 : réaliser une infusion en versant 150 mL d’eau frémissante sur 2 à 4 g (1 à 2

cuillères à café rases) de racine et filtrer après 10 min.

ATTENTION17 : En raison de la présence de furanocoumarines* photosensibilisantes*, éviter

l’exposition au soleil pendant la durée d’utilisation de l’angélique.

Aspérule odorante (Galium odoratum (L.) Scop.), Rubiaceae – Sommités fleuries15

Utilisation14 : réaliser une infusion en versant 150 mL d’eau frémissante sur 2 g de sommités

fleuries et filtrer après 10 min.

ATTENTION14 : L’aspérule odorante peut induire des maux de tête, des vertiges et de la

somnolence, mais elle ne présente cependant pas de danger lorsqu’elle est utilisée aux doses

recommandées. En revanche, elle est déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes.

Camomille romaine (Chamaemelum nobile (L.) All.), Asteraceae – Capitule* floral

Utilisation13,14 : réaliser une infusion en versant 150 mL d’eau frémissante sur 2 à 3 g (2 à 3

capitules* floraux) de plante et filtrer après 10 à 15 min.

Camomille matricaire (Matricaria chamomilla L.), Asteraceae – Capitule* floral

Utilisation13,14 : réaliser une infusion en versant 150 mL d’eau frémissante sur 3 g (1 cuillère à

soupe rase) de plante pour un adulte, 1 à 2 g (1 cuillère à café) pour les enfants. Couvrir et

filtrer après 5 à 10 min.

ATTENTION : Il existe un risque d’allergie aux plantes de la famille des Asteraceae. En cas

d’allergie connue, nous vous recommandons de ne pas utiliser ces plantes.

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  1. Plantes hypnotiques

Houblon (Humulus lupulus L.), Cannabaceae – Cône* femelle

Le houblon possède une activité sédative* et hypnotique* ainsi qu’une activité œstrogénique*

d’où son utilisation dans les insomnies* liées aux troubles de la ménopause ou aux insuffisances

hormonales15.

Utilisation13,14 : réaliser une infusion en versant 150 mL d’eau frémissante sur 0,5 g à 1 g (1 à 2

cuillères à café) de cônes*. Filtrer après 10 à 15 min.

BON À SAVOIR : Le houblon peut être utilisé seul ou en association avec la valériane.

ATTENTION14 : En raison de son activité œstrogénique*, son utilisation est contre-indiquée

chez la femme enceinte ou allaitante et en cas d’antécédents personnels ou familiaux de

cancer hormonodépendant*.

Valériane (Valeriana officinalis L.), Caprifoliaceae – Organes souterrains (rhizome*, racine,

stolons*)

Utilisations :

– En infusion13 : verser 150 mL d’eau frémissante sur 2,5 g (1 cuillère à café rase) de racines.

Filtrer après 10 à 15 min.

– En alcoolature14 (alcool 75 % vol.) : prendre 1,5 à 2,5 mL (30 à 50 gouttes) par prise, maximum

2 prises par 24 h.

BON À SAVOIR :

– La valériane présente une odeur pouvant être désagréable pour certains lors de la prise

d’infusion. Dans ce cas, préférez donc la forme alcoolature.

– La valériane est également anxiolytique*.

– Associations intéressantes : mélisse, aubépine et houblon peuvent être utilisés en synergie*

avec la valériane pour améliorer le sommeil.

Pour cela, mélanger à parts égales de la valériane (racine), de la mélisse (feuilles), du houblon

(cônes* femelles) et/ou de l’aubépine (sommités fleuries). Réaliser une infusion en versant 150 mL

d’eau frémissante sur 1 cuillère à soupe du mélange et filtrer après 15 min18.

BON À SAVOIR : Le millepertuis (Hypericum perforatum L.), plante phare des troubles de

l’humeur que nous verrons à la fin de ce cours, pourrait également être utilisé dans les troubles

légers du sommeil (via son effet sur la sérotonine*).

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  1. Plantes à tropisme cardiaque

Nous verrons ici les plantes à action cardiaque qui seront à utiliser en cas de manifestations

cardiaques associées (palpitations, tachycardie*…) dans l’anxiété, le stress et les troubles du sommeil.

ATTENTION :

– En cas de troubles de la tension artérielle et/ou de symptômes cardiaques, il sera nécessaire de

faire vérifier, au préalable avant toute prise de phytothérapie, l’absence de cause organique

auprès d’un médecin.

– De même, toute pathologie cardiaque et/ou tensionnelle déjà diagnostiquée doit faire l’objet

d’un suivi médical régulier. La phytothérapie pourra accompagner le traitement médical déjà

mis en place, en accord avec votre médecin.

Aubépine (Cratægus laevigata (Poir.) DC. et Crataegus monogyna Jacq.), Rosaceae –

Sommités fleuries

C’est la plante indiquée en cas de palpitations cardiaques ou de troubles tensionnels associés à

l’anxiété19.

Utilisations :

– En infusion13,14 : verser 150 mL d’eau frémissante sur 1,5 g (1 cuillère à café) de plante et

filtrer après 10 à 15 min.

– En alcoolature14 (alcool 85 % vol.) : prendre 1 à 2 mL (20 à 40 gouttes) par prise,

maximum 3 prises par 24 h.

Agripaume (Leonurus cardiaca L.), Lamiaceae – Parties aériennes fleuries

Cette plante est indiquée dans les manifestations de l’anxiété ressenties par exemple avant un

examen : tremblements, sensation d’étouffement, tachycardie*15…

Utilisations :

– En infusion13,20 : verser 150 mL d’eau frémissante sur 1 g (1 cuillère à café) de plante et filtrer

après 10 min.

– En alcoolature15,20 (alcool 85 % vol.) : prendre 2,5 mL (50 gouttes) par prise, maximum 2 à

3 prises par 24 h.

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Conseils d’hygiène de vie

En complément des plantes, une bonne hygiène de vie est indispensable afin de mieux vivre le stress,

l’anxiété et les troubles du sommeil : alimentation équilibrée et activité physique notamment pourront

aider à retrouver un apaisement et contribuer à évacuer les pensées négatives. Renouer le contact

avec la nature est également souvent source d’apaisement, tout comme les techniques de relaxation

et de respiration qui pourront être apprises afin d’être appliquées lors de situations stressantes,

anxiogènes ou pour se relaxer avant de se coucher.

Par ailleurs, afin de réduire l’insomnie* et d’améliorer le sommeil, voici quelques recommandations :

– Dormir au calme, dans une pièce à une température voisine de 19 °C, sur une bonne literie et dans

un lit de taille suffisamment grande (largeur 160 cm et plus).

– Eviter les excitants (caféine, sport, écrans (jeux vidéo, télévision, téléphone portable…), alcool…), les

lumières trop fortes et les repas copieux et/ou tardifs…

– Il est conseillé de se coucher et surtout se lever à heures régulières, de limiter la sieste à 20 min

pendant la journée.

– N’aller au lit que pour dormir. Si le sommeil ne vient pas au bout de 30 min, se lever, changer de

pièce et se coucher dès que les signes de fatigue se font sentir.

– Pour les plantes prises sous forme de tisane, ne pas en boire non plus trop juste avant de dormir,

pour éviter d’avoir à se lever la nuit ! Pour cela, fragmenter les prises au repas et au coucher ou

réaliser une tisane concentrée comme conseillé.

BON À SAVOIR : Les plantes adaptogènes*, à savoir qui augmentent la résistance de l’organisme

au stress, pourront être également conseillées afin de diminuer les réactions émotionnelles

(anxiété…), de retarder ou diminuer le besoin de sommeil et d’améliorer la résistance aux infections

(par leur effet immunostimulant*). Celles qui sont le plus couramment utilisées sont le ginseng et

l’éleuthérocoque mais elles peuvent faire l’objet d’une exploitation déraisonnée. De plus, elles ne

sont pas présentes dans nos régions. La rhodiole, quant à elle, est présente dans différentes régions

montagneuses mais elle bénéficie d’un statut protégé. Ainsi, il conviendra de faire un usage mesuré

de toutes ces plantes.

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II/ FATIGUE ET ASTHÉNIE

A/ Définitions21

La fatigue est une sensation courante, qu’il est normal de ressentir à la fin d’une journée ou après un

effort physique par exemple. Elle disparaît après un temps de repos (sieste, nuit de sommeil) suite

auquel l’organisme retrouve ses pleines capacités.

L’asthénie* correspond également à de la fatigue mais elle est pathologique, car elle ne disparaît

pas au repos. L’asthénie* perdure et donne la sensation d’être incapable de mener à bien ses activités

quotidiennes, l’organisme étant en difficulté.

Il en existe plusieurs types :

– L’asthénie* réactionnelle, qui est transitoire et survient suite à un événement perturbant le rythme

de vie : accouchement, surmenage au travail, drame psychologique, insuffisance temporaire

de repos… On parle aussi d’asthénie* fonctionnelle, car elle n’est pas liée à une pathologie,

contrairement aux 2 types d’asthénie* que nous allons voir maintenant.

– L’asthénie* psychique, consécutive à un trouble psychologique le plus souvent (dépression*, anxiété,

troubles du comportement alimentaire…). Elle se manifeste par une fatigue matinale avec difficultés

de se lever, une diminution de l’appétit…

– L’asthénie* consécutive à une pathologie (cancers, maladies auto-immunes*, maladies infectieuses

virales ou bactériennes (hépatites*, maladie de Lyme*…), hypothyroïdie*…) ou due à la prise de

médicaments et/ou de substances toxiques (stupéfiants, intoxications).

On parle d’asthénie* chronique quand les troubles durent plus de 6 mois.

Il existe également un syndrome de fatigue chronique* qui constitue une pathologie grave à part

entière dont l’origine et les mécanismes sont inconnus. Cette pathologie provoque notamment des

douleurs musculaires diffuses, une diminution des capacités cognitives et nécessite un diagnostic ainsi

qu’un suivi médical22.

En France, 10 à 25 % de la population présente une telle problématique de fatigue ou d’asthénie* et

plus particulièrement les femmes.

B/ Plantes associées

Afin de retrouver de l’énergie, plantes riches en vitamine C, plantes contenant de la caféine et plantes

toniques* vont aider à remettre l’organisme d’attaque. En cas de symptômes d’anxiété et/ou de stress

associés, on pourra avoir recours aux plantes vues précédemment.

  1. Plantes riches en vitamine C

COMPRENDRE : La vitamine C

La vitamine C est une vitamine hydrosoluble* qui participe à de nombreuses fonctions dans

l’organisme. Elle est particulièrement impliquée dans la synthèse du collagène* présent dans la

peau, les os, les ligaments* et le cartilage*, dans le système immunitaire ainsi que dans le processus

de cicatrisation des plaies. Elle participe également à l’érythropoïèse* et augmente l’absorption du

fer. Enfin, elle possède un rôle antioxydant* important, notamment contre les radicaux libres. La

vitamine C est apportée par l’alimentation. Les aliments qui en contiennent le plus sont les fruits et

les légumes colorés et crus (poivron rouge, orange, kiwi, citron, brocolis…). C’est une vitamine fragile,

qui se dégrade facilement à la chaleur ou à l’oxydation*. Une carence en vitamine C se traduit par

l’apparition d’une pathologie, le scorbut*, connue notamment des marins qui ne consommaient pas

de fruits et légumes lors de longs voyages en mer, et qui fut fatale jusqu’au 18e

 siècle.

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Églantier (Rosa canina L.), Rosaceae – Faux-fruit ou cynorrhodons*

À poids égal, les cynorrhodons* crus apporteraient 10 à 20 fois plus de vitamine C qu’un citron23.

Utilisations13,14 :

– Cynorrhodons* crus : environ 10/jour pour couvrir le besoin journalier en vitamine C.

– En infusion : verser 150 mL d’eau frémissante sur 2 g (½ cuillère à café) de pulpe séchée et

fragmentée de cynorrhodons* et filtrer après 10 min. Boire 1 tasse 3 à 4 fois par jour.

Argousier (Hippophae rhamnoides L.), Elaeagnaceae – Fruit

Utilisation14 : réaliser un jus et en prendre 30 mL tous les matins.

Ortie brûlante (Urtica urens L.) et ortie dioïque (Urtica dioica L.), Urticaceae – Feuilles (jeunes

pousses au début du printemps et à l’automne)

L’ortie apporte non seulement de la vitamine C, mais également d’autres nutriments, minéraux

et oligo-éléments qui permettent de lutter contre l’asthénie*.

Utilisations :

– En infusion13,14 : verser 150 mL d’eau frémissante sur 1,5 g (1,5 cuillère à café rase) de plante

sèche finement découpée et filtrer après 10 min. Boire 1 à 3 tasses par jour.

– En poudre : faire sécher la plante entière et la mixer au blender. Passer la poudre au

tamis afin d’obtenir une poudre fine. Prendre jusqu’à 2 cuillères à café de poudre par jour

réparties en 2 fois avant ou après les 2 principaux repas (6 g/jour). Mélanger la poudre

dans une compote ou un yaourt par exemple.

ATTENTION13,24 : Les orties peuvent provoquer de légers troubles gastro-intestinaux et des

réactions de type allergique.

  1. Plantes toniques

Les plantes toniques* ont un effet stimulant ce qui pourra être bénéfique et contribuer à améliorer

l’état de fatigue14.

Romarin (Rosmarinus officinalis L.), Lamiaceae – Feuilles et sommités fleuries

Utilisations :

– En infusion13 : verser 150 mL d’eau frémissante sur 2 g (1 cuillère à café rase) de plante et

filtrer après 10 min. Boire 1 tasse 2 à 3 fois par jour.

– En alcoolature14 (alcool 85 % vol.) : prendre 3 à 8,5 mL (60 à 170 gouttes) par jour.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les plantes à caféine qui sont largement connues et répandues pourront également exercer un effet

tonique*. Elles agissent rapidement mais sur une courte période. Il s’agit du thé, du café, du guarana…

Elles pourront aider à retrouver temporairement un peu d’énergie, de mémoire et de concentration

mais attention tout de même à ne pas en consommer en excès sous peine de voir apparaître des effets

secondaires : palpitations cardiaques, angoisse, insomnies*…

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Conseils d’hygiène de vie25

Les conseils prodigués ici sont ceux de la détente et du repos ainsi que de la restauration d’un rythme

adapté pour l’organisme.

De manière générale :

– Des éléments favorisant la fatigue et/ou l’asthénie* doivent être diminués (baisse de la charge de

travail…) au profit d’activités plaisantes.

– Une alimentation équilibrée et des repas pris à heures fixes aideront l’organisme à récupérer

et l’installation d’une nouvelle routine favorable au sommeil pourra s’avérer bénéfique (respect

d’horaires de repas et de coucher régulier, activités douces en fin de journée…).

– Enfin, il faudra bien sûr éviter les excitants le soir et les activités intenses.

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III/ TROUBLES DE L’HUMEUR

A/ Définition14,26–28

Sont regroupés sous la dénomination “troubles de l’humeur” : les épisodes dépressifs légers, les baisses de

moral, les déprimes, autant de synonymes évoquant des états de tristesse liés à certains moments de la vie

qui peuvent être difficiles. La dépression* proprement dite est une pathologie plus grave, qui nécessite un

diagnostic et un suivi médical adapté.

Lors de tels troubles de l’humeur, le fonctionnement du cerveau est perturbé. Explications !

Le cerveau fonctionne grâce aux neurones qui établissent entre eux des millions de connexions et qui

véhiculent à travers tout le corps des informations externes (perçues notamment par les 5 sens) et des

informations internes provenant de nos organes. Ces informations ainsi véhiculées provoquent la libération ou

la recapture de neurotransmetteurs*, qui sont des molécules synthétisées et libérées par les neurones dans les

synapses* (espace entre 2 neurones ou entre 1 neurone et 1 autre cellule). En se fixant sur d’autres cellules, les

neurotransmetteurs* permettent de transmettre des informations. Ils peuvent ainsi provoquer une réaction aux

stimuli perçus en agissant directement sur notre comportement, de manière consciente ou inconsciente.

Toutes nos humeurs, de l’euphorie au désespoir, ont donc leur origine dans des quantités infinitésimales de

neurotransmetteurs* dont l’équilibre est très précis. La noradrénaline*, l’adrénaline* et la dopamine* sont les

principaux neurotransmetteurs* euphorisants. La sérotonine* est considérée comme “l’hormone du bonheur”,

elle régularise l’humeur et interfère avec la production de mélatonine*, l’hormone responsable des cycles éveilsommeil. Il existe aussi 2 autres neurotransmetteurs*, comme le GABA et le glutamate dont le bon équilibre

permet de maintenir une bonne plasticité cérébrale avec fabrication de nouveaux neurones.

Un excès ou un défaut dans la quantité de neurotransmetteurs* impactera l’humeur. Ainsi, par exemple,

lorsque la concentration cérébrale de noradrénaline* est trop faible, nous nous sentons déprimés. De même,

une diminution de la quantité de sérotonine* dans les synapses* pourra se traduire par des troubles de

l’humeur, de la mémoire et de l’apprentissage, du cycle veille/sommeil, de la nociception* (sensation de la

douleur), de la thermorégulation*, de la prise alimentaire et même du comportement sexuel et maternel.

Au contraire, quand la quantité de dopamine* dans les synapses* est trop élevée, des troubles comme de

l’agressivité, une agitation, une augmentation des conduites à risque (sports dangereux, addiction au jeu,

hypersexualité…) peuvent apparaître.

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Physiologiquement, la quantité de ces neurotransmetteurs* est régulée de manière fine et complexe. En effet,

leurs sécrétions sont en permanence régulées les unes par les autres, ou par leurs précurseurs.

Dans les troubles de l’humeur, les neurotransmetteurs* présentent des anomalies dans leur fabrication et/

ou leur régulation. Ainsi, la dépression*, dans ses formes légères et plus graves, est souvent associée à une

déficience en neurotransmetteurs* dans les synapses* mais cela ne semble pas être le seul mécanisme mis en

cause. Des facteurs génétiques, la santé physique ou les événements de la vie sont des exemples de facteurs

pouvant induire une telle déficience en neurotransmetteurs*.

Il existerait également un lien entre stress et dépression* : le cortisol* libéré en cas de stress prolongé agirait

de manière directe en induisant la mort de neurones, et de manière indirecte en diminuant la fabrication de

BDNF (Brain Derived Neurotrophic Factor) qui est un composé essentiel à la croissance et à la survie des

neurones.

Les symptômes des troubles de l’humeur ou de la dépression* les plus courants sont une tristesse, une asthénie*

importante, une perte de joie de vivre, une difficulté à accomplir les activités quotidiennes (toilette, repas,

travail…), une anxiété croissante pouvant aller jusqu’à de l’agressivité voire des pensées suicidaires. Il y

a également une perte d’appétit, une diminution des facultés cognitives… La dépression* a donc un fort

retentissement socio-professionnel ainsi que sur la santé physique de la personne concernée, et elle est aussi

souvent dommageable pour l’entourage.

Toutes les catégories socioprofessionnelles peuvent être concernées par ces troubles ainsi que tous les adultes, tous

âges confondus, les femmes étant plus touchées que les hommes. Parfois, la dépression* peut également affecter

les enfants et les adolescents. Au final, il est estimé qu’1 personne sur 5 souffrira de dépression* ou de troubles de

l’humeur au cours de sa vie.

COMPRENDRE : La dépression* saisonnière, ou Trouble Affectif Saisonnier (TAS), est une

dépression* liée au manque de lumière naturelle. Elle survient au même moment chaque année, en

automne ou en hiver, et dure jusqu’au printemps suivant. Elle est caractérisée par un manque d’énergie

et un moral plus fragile ainsi que des difficultés à mener les activités habituelles. Entre 70 et 80 % des

personnes atteintes sont des femmes29.

Comme nous l’avons vu précédemment, la lumière joue en effet un rôle important dans la régulation

de l’horloge biologique interne30. Celle-ci contrôle plusieurs fonctions du corps suivant des rythmes bien

précis, comme les cycles d’éveil et de sommeil et la sécrétion de diverses hormones selon l’heure du jour.

L’intensité lumineuse agit également sur la production de neurotransmetteurs*. Ainsi, lors d’un manque

de lumière, la sécrétion de sérotonine* est diminuée mais celle de mélatonine* augmentée, d’où une plus

grande fatigue et un moral en berne.

Cet effet sur la production de neurotransmetteurs* pourrait notamment être lié à une carence en vitamine

  1. En effet, la vitamine D influence les concentrations de neuromédiateurs* dans le cerveau, notamment

la sérotonine* et la dopamine*. Or la synthèse de vitamine D est modulée par l’exposition au soleil.

Sa concentration dans l’organisme diminue donc en automne et en hiver quand l’ensoleillement est

moindre, ce qui contribuerait à une baisse de la quantité de ces neurotransmetteurs* et participerait au

développement d’une dépression* saisonnière. Les personnes dépressives auraient ainsi un taux circulant

de vitamine D plus faible que les autres et le phénomène peut s’auto-entretenir : les personnes déprimées

ont moins envie de sortir, ce qui diminue leur exposition à la lumière du jour, ce qui diminue encore la

quantité de vitamine D synthétisée etc31…

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B/ Plantes associées

ATTENTION : Il ne faut pas négliger ou sous-estimer un état dépressif. Le traitement de la dépression*

ne doit pas être uniquement médicamenteux : une prise en charge psychologique est indispensable.

Millepertuis commun (Hypericum perforatum L.), Hypericaceae – Sommités fleuries récoltées à

la floraison.

Le millepertuis possède une activité antidépressive* bien connue maintenant, puisqu’il inhibe la

recapture de la dopamine*, de la noradrénaline* et de la sérotonine* dont il augmente également

l’activité. Son action se manifeste en 4 semaines environ18.

Il pourrait aussi avoir une légère action sédative et anxiolytique et selon les symptômes associés, il

pourra être bénéfique de lui associer une ou plusieurs autres plantes (comme la valériane)15, décrites

précédemment dans le stress, l’anxiété et les troubles du sommeil.

Utilisation32 : réaliser une alcoolature (alcool 90 % vol.) et prendre 5 gouttes, 2 fois par jour, puis

augmenter jusqu’à 10 gouttes 3 fois par jour selon les besoins.

BON À SAVOIR : L’infusion ne semblerait pas être la forme galénique à privilégier pour

obtenir une action antidépressive*. En effet, même si on ne sait pas exactement en détail quelles

molécules agissent, elles sont globalement beaucoup mieux extraites dans l’alcool que dans

l’eau et les études cliniques ont été pour la plupart réalisées à partir d’extraits hydro-alcooliques.

C’est pourquoi nous vous proposons ici une posologie d’alcoolature. Il existe d’autre part des

médicaments et des compléments alimentaires à base de millepertuis dont la composition est

surveillée et dont le dosage est standardisé.

ATTENTION :

  • L’usage est réservé à l’adulte33.
  • Bien que l’on trouve le millepertuis en vente libre, le traitement d’une dépression* doit

impérativement se faire avec un accompagnement.

  • Le millepertuis n’est pas indiqué dans les dépressions* sévères.
  • On évitera particulièrement la prise de millepertuis :

– Avec les médicaments à marge thérapeutique* étroite (anti-rejets*, digoxine*, théophylline*,

antivitamine K* …), les antirétroviraux*, les pilules contraceptives et les autres

antidépresseurs*… Attention, cette liste n’est pas exhaustive et si vous prenez un médicament

qui n’est pas dans cette liste, ce n’est pas pour autant qu’il ne présentera pas d’interaction

avec le millepertuis. Consultez un spécialiste en phytothérapie pour lui poser la question34.

– En prévision d’une opération.

– En cas de dépression* sévère.

– En cas d’exposition à des rayonnements intenses (photosensibilisation*).

– En cas de grossesse ou d’allaitement35.

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Conseils d’hygiène de vie36

Une thérapie par la parole est systématiquement recommandée, afin de libérer les émotions. Dans

la mesure du possible, il sera également conseillé de favoriser la socialisation afin de conserver les

liens avec les êtres chers ainsi que la reprise du travail pour garder “l’esprit occupé”. Enfin, il faudra

éviter si possible tout choc psychique inutile et essayer de maintenir une bonne hygiène de vie (repas

équilibrés et pris dans le calme, activité physique modérée au contact de la nature si possible, rythme

de sommeil…).

IV/ CÉPHALÉES (DONT MIGRAINE)

A/ Définitions14,37–39

Les céphalées*, appelées couramment maux de tête, correspondent à toute douleur au niveau du

crâne. Il existe plusieurs types de céphalées*, dont la migraine* qui peut se révéler très invalidante dans

la vie de tous les jours.

La migraine* est une pathologie neurologique chronique qui se traduit par des maux de tête d’intensité

modérée à très forte affectant une moitié du crâne. Ses mécanismes sont encore mal compris mais une

vasodilatation* associée à une inflammation* des neurones a lieu au sein du crâne, du côté opposé à

celui où se ressent la douleur. D’une crise à l’autre en revanche, le côté peut changer. Lors d’une crise

de migraine*, au moins 2 de ces 3 signes sont présents : photophobie*, phonophobie* ou nausées et/ou

vomissements.

  1. Première étape : la phase de vasodilatation* qui peut s’accompagner ou non de symptômes qui

sont alors des signes annonciateurs de la migraine* qui va suivre, c’est ce qu’on appelle l’aura*. Cette

dernière s’installe en quelques minutes et peut durer de 30 min à 1 h. Une fois ces symptômes dissipés,

le mal de tête se déclenche. Les symptômes de l’aura* peuvent être variés : il peut s’agir de troubles

visuels (le plus fréquent) : apparition de points lumineux et/ou de taches colorées dans le champ de

vision, vision floue ou perte d’une partie du champ de vision…). C’est ce qu’on appelle la migraine*

ophtalmique41. Les symptômes de l’aura* peuvent aussi consister en des troubles sensitifs (picotements

des doigts ou des lèvres), des problèmes de langage, des troubles de l’équilibre ou des vertiges. Ils

peuvent différer d’une personne à l’autre, mais sont globalement constants chez une même personne.

  1. Deuxième étape : la phase de vasoconstriction* avec apparition des symptômes parmi lesquels,

comme constante, un mal de tête pulsatile souvent très intense, généralement unilatéral et apparaissant

au niveau de la tempe ou au-dessus de l’œil avant de se répandre sur tout le côté atteint. Le côté

douloureux peut varier d’une crise à l’autre et la douleur peut être parfois diffuse dans tout le crâne ou à

l’arrière de la tête uniquement.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Peu avant le déclenchement d’une migraine*, et sans doute due à une hyperstimulation des

neurones conduisant à leur inflammation*, il y a une libération importante de sérotonine* (un

neurotransmetteur*) dans le cerveau40. Ceci n’est qu’une observation, car le mécanisme global et ses

répercussions sont encore mal compris.

La douleur s’installe progressivement pour être à son maximum après 2 à 4 h, la crise de migraine*

pouvant durer jusqu’à 72 h.

On observe également parfois d’autres symptômes comme une pâleur du visage, des nausées, des

vomissements, une hypersensibilité à la lumière (photophobie*) et/ou hypersensibilité au bruit (phonophobie*)…

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La crise de migraine* peut être favorisée par divers facteurs (liste non exhaustive) :

– la fatigue ou au contraire un excès de sommeil, une relaxation soudaine (vacances…),

– le stress, une contrariété,

– un repas sauté ou au contraire un repas trop copieux, certains aliments (thé, chocolat, café…),

– la période du cycle menstruel chez la femme en raison de la fluctuation du taux des hormones,

– l’exposition au bruit, à de la lumière vive (flashs…),

– une chute de la pression atmosphérique.

La maladie migraineuse touche 12 % des adultes et 5 à 10 % des enfants, soit 11 millions de personnes.

Les femmes sont 2 à 3 fois plus touchées que les hommes37. C’est une pathologie invalidante dans

la vie quotidienne. En effet, lors d’une crise de migraine*, la douleur est aggravée par les activités

quotidiennes et les personnes sont le plus souvent obligées d’arrêter leurs activités et de s’isoler dans

le calme et la pénombre. Entre les crises cependant, les personnes atteintes ne perçoivent aucun

symptôme et la fréquence des crises est variable d’une personne à l’autre, de quelques-unes par an à

plusieurs par mois.

LE SAVIEZ-VOUS39 ?

Une prédisposition génétique existe : en effet, il existerait environ 12 gènes qui favoriseraient

l’apparition de migraine*, car codant des protéines impliquées dans la transmission de l’influx nerveux.

Cependant, aucun gène unique propre à la migraine* n’a été identifié.

B/ Plantes associées

Pour soulager la douleur en cas de maux de tête, on pourra utiliser les plantes antalgiques* et antiinflammatoires* auxquelles on pourra ajouter la grande camomille en cas de migraine*.

  1. Plantes à dérivés salicylés

Reine-des-prés (Filipendula ulmaria (L.) Maxim.), Rosaceae – Sommités fleuries

Utilisations :

– En infusion13 : verser 150 mL d’eau à 60°C sur 3 à 6 g (2 à 4 cuillères à café) de plante

et filtrer après 10 min. Boire 1 tasse plusieurs fois par jour. Le salicylate de méthyle étant

volatil, pensez à bien couvrir la préparation le temps de l’infusion.

– En alcoolature*14 (alcool 85% vol.) : prendre 2 à 4 mL (40 à 80 gouttes) 3 fois par jour.

Saules (Salix spp.), Salicaceae – Écorce séchée des jeunes rameaux ou morceaux des ramules*

de l’année

On retrouve également des dérivés salicylés* dans l’écorce séchée des jeunes rameaux ou les

morceaux des ramules* de l’année du saule pourpre (Salix purpurea L.), du saule blanc (Salix

alba L.) ou du saule noircissant (Salix myrsinifolia Salisb.).

Utilisation13-15 : réaliser une décoction en versant 150 mL d’eau sur 1 à 3 g d’écorce (1,5 à 2

cuillères à café). Faire frémir à couvert pendant 5 min. Boire 1 tasse 3 à 5 fois par jour. Chaque

tasse renferme ainsi entre 60 et 120 mg de dérivés salicylés*, l’équivalent d’environ 40 à

80 mg d’aspirine.

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ATTENTION17 : Recommandations pour les plantes contenant des dérivés salicylés* :

– En cas d’allergie à l’aspirine et aux dérivés salicylés* : la reine-des-prés et les saules ne

doivent pas être utilisés.

– De plus, ils ne doivent pas non plus être associés à d’autres dérivés salicylés* ou à d’autres

anti-inflammatoires non stéroïdiens* ou anticoagulants* oraux sans avis médical car ils

pourraient augmenter leurs effets indésirables.

ATTENTION13,14,17,42 : Ne pas utiliser la grande camomille :

– En cas d’allergie aux Asteraceae.

– Chez les femmes enceintes et allaitantes.

– Chez les enfants de moins de 12 ans.

– Avant une opération chirurgicale, par précaution, on arrêtera la prise de grande camomille

car elle serait susceptible d’augmenter le temps de saignement.

  1. Plante antimigraineuse

Grande camomille (Tanacetum parthenium (L.) Sch.Bip.), Asteraceae – Parties aériennes

fleuries

La grande camomille possède des propriétés antimigraineuses* grâce à la présence de

parthénolide, une lactone sesquiterpénique*, qui est un antagoniste* de la sérotonine*,

neurotransmetteur* qui, comme nous l’avons vu ci-dessus pourrait jouer un rôle dans la survenue

de crises de migraine*13,14,42.

Utilisation13,14 : réaliser une infusion en versant 150 mL d’eau frémissante sur 2,5 g (2 cuillères à

café) de plante et filtrer après 10 min. Boire 1 tasse 2 à 3 fois par jour. Faire 1 cure pendant

3 mois pour un traitement préventif.

Conseils d’hygiène de vie14,37–39

En cas de migraine* et notamment si elle est précédée d’une aura* annonciatrice, il est conseillé de

s’isoler le plus vite possible dans un endroit calme et sombre, d’appliquer du froid sur le crâne et de

boire beaucoup d’eau, notamment en cas de vomissements.

Enfin, la prévention de la répétition des crises nécessite l’identification et l’éviction des facteurs

déclenchants. L’ostéopathie43, l’acupuncture44 pourraient également donner de bons résultats quant à

la fréquence des crises.

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C’est ainsi que nous arrivons au terme de ce cours sur la phytothérapie des troubles du système nerveux.

Vous l’aurez constaté, les pathologies du système nerveux sont courantes dans la vie de tous les jours :

fatigue, stress, troubles du sommeil et de l’humeur, maux de tête. Autant de troubles connus de tous,

complexes et souvent encore mal compris tellement il y a de facteurs qui peuvent les influencer et tant le

fonctionnement du cerveau est pointu.

Malgré tout, nous disposons d’une vingtaine de plantes reconnues pour leur action sur certains

symptômes.

Dans ce contexte de troubles du système nerveux, plus que jamais, une bonne hygiène et un bon

rythme de vie sont de véritables aides à la guérison !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les maladies de l’enfance

 

En dehors du gros rhume, des difficultés à dormir, des divers bobos de tous les jours…, elles sont principalement de 2 sortes chez l’enfant :

 

  1. Celles “avec boutons” :
  • Varicelle, rubéole, rougeole, roséole, scarlatine. Ainsi que le syndrome pieds-mains-bouche et l’impétigo.

Pour ces maladies-là,  on retrouve  plus ou moins les mêmes remèdes

 

  1. Celles “sans boutons” :
  • Oreillons, bronchiolite, bronchite, coqueluche, laryngite, pharyngite, otite.

 

  1. Avec boutons

 

La varicelle

Elle peut être grave pour les bébés, beaucoup moins pour les enfants.

Elle est due au virus varicelle-zona (VZV) qui appartient au groupe des herpès-virus.  ! Des cas de pneumopathie, chez le bébé, pourraient survenir.

Incubation * : 14 jours

Signes caractéristiques : fièvre, vésicules caractéristiques (gouttes de rosée) et adénopathie. L’adénopathie ce sont des nœuds lymphatiques, appelés ganglions lymphatiques gonflés.

 

La rubéole

Elle ne se voit pas chez l’enfant le plus souvent. Mais  il faut faire très attention à la femme enceinte ! Ce peut être grave pour le futur bébé.

La rubéole est une infection contagieuse due à un virus de la famille des togavirus.  Elle provoque fièvre, éruption cutanée, mais elle passe fréquemment inaperçue.

Incubation : 15 jours

 

 

* L’incubation est la période silencieuse, correspondant au développement dans l’organisme de germes, à l’origine d’une maladie, qui ne se manifeste pas encore par des symptômes.

 

 

 

La rougeole

Elle est une maladie virale très contagieuse.

L’éruption cutanée est précédée d’une rhinite, conjonctivite, toux et fièvre ce qui caractérise la maladie.

Incubation 10 à 14 jours.

Très contagieuse surtout par les voies respiratoires peut être grave chez les moins de 1 an.

Le traitement : isolement, repos, calmants pour la toux, désinfection du rhinopharynx et fièvre.

Faire boire l’enfant, humidifiez l’air…

 

La roséole

Elle est une maladie qui au premier abord ressemble à la rougeole sauf que l’éruption est plus rose et cède au bout de 48 h. Elle est contagieuse mais moins fréquente que la rougeole.

Les  remèdes sont assez semblable que les autres maladies à éruptions mais la fièvre  est plus importante,  à surveiller car risque de convulsions.

 

La scarlatine

La scarlatine est une infection causée par une bactérie de la famille des streptocoques : bêta hémolytique du groupe A. il en existe de nombreuses espèces.  Elle est responsable de nombreuses infections : pneumonie, angine, infection cutanée….

Lorsqu’elle a pénétré dans le corps, cette bactérie sécrète des substances toxiques pour l’organisme.

La scarlatine atteint rarement les adultes qui sont le plus souvent déjà immunisés.

Elle peut cependant survenir chez les personnes entrées en contact pour la première fois avec le streptocoque. Il s’agit le plus souvent de professionnels travaillant en collectivité (crèches, écoles, hôpitaux) ou dans des laboratoires médicaux.

Après l’incubation de 2 à 5 jours, la scarlatine se transmet par voie aérienne, ou encore par contact direct ou indirect.

Cette affection se manifeste par une forte fièvre, une angine et une éruption cutanée.

Elle touche surtout les enfants scolarisés de 5 à 10 ans pendant l’hiver, et rarement, les adultes.

 

Le syndrome pieds-mains-bouche

Les symptômes : n mal de gorge, de la fièvre, des maux de tête ou une perte d’appétit. u

  • Mais parfois aussi de la toux, le nez qui coule, une diarrhée ou des vomissements.
  • Des boutons rouges, surmontés de cloques (petites bulles), dans la bouche. Ces petites vésicules sont douloureuses et occasionnent un mal de gorge.
  • Des petites vésicules sur la paume des mains, la plante des pieds et sur les fesses.

On peut parfois les retrouver ailleurs sur le corps 1 ou 2 jours après leur apparition dans la bouche. Sur le corps, cette éruption peut être sensible au toucher, mais ne démange pas.

 

L’impétigo

L’impétigo est une infection bactérienne de la peau. La bactérie responsable de l’impétigo est un staphylocoque doré ou un streptocoque ; parfois, les deux bactéries sont en cause simultanément.

 

  1. Forme crouteuse :
  • Fréquente chez les enfants de deux à cinq ans, elle peut survenir chez l’enfant plus grand, voire même chez l’adulte. C’est la forme la plus répandue, elle est très contagieuse.
  • Le plus souvent, l’impétigo apparait d’abord autour des orifices (narines, bouche, anus). Mais il peut s’étendre rapidement au cuir chevelu et au reste du corps, particulièrement en cas de grattage (auto-contamination). En principe il n’y a pas de fièvre.

 

  1. Forme bulbeuse :

Il est plus contagieux que l’impétigo croûteux. Chez le bébé, les lésions surviennent le plus souvent sur le tronc, le périnée ou les extrémités des membres

  • Des bulles molles, transparentes, de un à deux centimètres et entourées d’un halo rouge se forment. Elles persistent pendant deux à trois jours, puis se rompent.
  • L’impétigo bulleux peut être associé à un peu de fièvre, à une diarrhée et à une fatigue.

 

Traitement

Pour les maladies à boutons nous aurons en traitements le plus souvent :

Des antihistaminiques et des antiprurigineux pour calmer les démangeaisons et les prurits.

Des antiseptiques cutanés locaux et des antipyrétiques pour diminuer la fièvre si elle est trop longtemps présente !

On veillera  à

1° couper les ongles très courts des petits enfants,

2° désinfecter régulièrement les vésicules.

3° aérer la pièce de vie régulièrement

 

Exemple de traitements :

en aromathérapie, remèdes pour la rougeole, rubéole, scarlatine, varicelle

 

Voie cutanée, forme liquide non grasse

HE Ciste ladanifère                                               1 ml

HE Ravintsara                                                        3 ml

HE Palmarosa                                                        0,5 ml

HE Tea tree                                                             1,5 ml

HV de noisette                                                       15 ml

Posologie :

Bébé : 6 gouttes sur le thorax                           3x/jr – 7 jours

Enfants : 8 gouttes sur le thorax                      3x/jr – 7 jours

+

Forme utile si forte éruption

HE Lavande aspic                                                  1 ml

HE Tanaisie annuelle                                            0,5 ml

HE Bois de rose                                                     0,5 ml

Talc neutre (ou argile blanche)                         qsp    100 gr

Bien mélanger

Posologie bébé et enfant :

3 applications locales par jour sur les éruptions irritantes

 

Exemple : en phytothérapie classique

Tisane de racines de bardane – lappa major

50 gr pour ½ l d’eau

Faites une décoction de 5 min,

Donnez 2 gorgées ou 3 toutes les 15 min. durant 2 heures.

Les jours suivant idem mais avec de la bourrache of.  en infusion de 10 min.

Si l’enfant à plus d’1 an, ajoutez  2 c. à c. de miel par  ½ l pour adoucir si nécessaire.

N’hésitez pas à enduire l’enfant d’argile à la place du talc.

Sur les boutons une petite touche de pâte d’argile. Voir ci-après « l’argile »

——————————————————————————————

 

 

Exemple : en gemmothérapie

En principe en gemmothérapie, on donne 1 goutte par jour par kg de poids. Donc, à vous de répartir ! Mais si ce traitement accompagne un autre,  comme un des précédents par exemple,  on donnera en traitement de fond et selon l’âge de l’enfant :

Cassis                                    1 à 3 gouttes par jour (plante adaptogène)

Eglantier                              1 à 3 gouttes par jour (plante immunostimulante)

Bouleau verruqueux        1 à 3 gouttes par jour (plante immunostimulante, reminéralisante et ORL)

Répartissez cela en 3 prises

Nous avons là aussi un remède de fond intéressant contre la rhinopharyngite et immunostimulant…

Ou

Immunogem de chez Herbalgem 5 à 10 gouttes par jour selon le poids et l’âge. A partir de 12 ans on peut aller jusqu’à 15 gouttes.

 

Pourquoi les enfants attrapent-ils davantage ces maladies ?

Pendant l’enfance, le système immunitaire se construit peu à peu, et joue donc moins son rôle de défense, contre les virus et autres infections. Ce qui explique la fragilité des enfants à attraper davantage de maladies.

Ne tardez pas à consulter si votre enfant :

  • à une fièvre de plus de 38,5° qui persiste
  • pleure beaucoup ou se plaint d’avoir très mal à la tête ou aux oreilles
  • est somnolent
  • vomit ou à une forte diarrhée
  • à des boutons

 

Conseils divers :

 

Dans l’attente du médecin

Si votre enfant a de la fièvre, ne le couvrez pas trop (un pyjama en coton léger suffit).

Faites le boire très souvent.

Aérez sa chambre au moins 10 minutes par jour.

 

Si votre enfant a le nez bouché

Mettez-lui des gouttes de sérum physiologique dans le nez régulièrement.  Ce sera plus facile pour lui de se moucher.  Si c’est un bébé, ou s’il est trop petit pour se moucher seul, utilisez un mouche-bébé !  Mais personnellement je n’aime pas trop ! Donc,  n’exagérez pas car cela pourrait trop assécher les muqueuses …

 

La fièvre chez l’enfant

Trop de parents administrent encore du paracétamol de manière systématique. Cette médication souvent abusive comporte des risques et pour un peu de fièvre,  elle n’est vraiment pas nécessaire puisqu’il existe de bonnes astuces anti fièvre tout à fait naturelles.

N’oubliez pas que la fièvre est un anticorps.  Il ne faut pas paniquer si votre enfant présente 2 ou 3 degrés au-dessus de la température normale du corps. La fièvre joue un rôle contre une infection : la fièvre  n’est pas une maladie,  mais un mécanisme de défense physiologique qui a des effets bénéfiques dans la lutte contre l’infection.

Éliminer la fièvre par un médicament peut donc être néfaste et aggraver l’état de l’enfant.

Laisser la fièvre agir … sans s’emballer.

Sachez que face à une prolifération de virus, le corps réagit et se défend en faisant monter la température générale de tout le corps : c’est la fièvre. Cette réaction va aider à stopper l’infection virale. Il se produit des inflammations, signes de la lutte contre les virus. Nous parlons ici de fièvre qui ne dépasse pas 39°C.  Au-delà, si elle persiste,  bien entendu il faut agir !

 

Des astuces anti fièvre naturelles

Pour faire baisser une fièvre légère, on oublie les médicaments et on pense pratique.

  • On enlève les vêtements de l’enfant…de manière à disperser la chaleur. Pour les plus frileux on enlève une couche. L’air extérieur permet de refroidir naturellement le corps. Donc, aérez bien, car laisser l’enfant dans une pièce chaude et étouffante n’est pas une solution. Donc,  gardez la pièce à une température raisonnable.
  • Privilégiez les activités calmes, votre enfant n’aura pas forcément envie de jouer beaucoup s’il est fiévreux, mais néanmoins avec une fièvre faible à modérée, il n’aura probablement pas l’intention de rester vissé sur un fauteuil.
  • Autre moyen de faire baisser la fièvre : le bain ! Si votre enfant aime le bain et qu’il en a envie, cela peut le détendre. Mais le mauvais comportement serait de plonger l’enfant dans un bain froid : très mauvaise idée et il y a un risque avéré de convulsions.

Néanmoins, on peut le mettre dans un bain à une température adaptée (environ 36,5°C si l’enfant est à 37,5°C, 37°C si l’enfant est à 38°C) et laisser baisser progressivement la température de l’eau de manière naturelle.

Attention : si la température est plus élevée, on adapte la température du bain en fonction de la température de l’enfant : 1°C en-dessous.

  • Des compresses d’eau froide… cette méthode a ses adeptes (j’en fais partie). On applique un chiffon ou une petite serviette trempée dans de l’eau froide (des glaçons chez l’adulte) sur des zones où le flux sanguin passe particulièrement : les poignets, le cou, le front. On change ces compresses régulièrement.
  • Lutter contre la fièvre par les pieds !
  • De la même manière, quand la température des pieds baisse, toute la chaleur du corps diminue légèrement. Si l’enfant est alité, on peut penser à appliquer des cotons imbibés d’eau froide sur la plante des pieds.
  • Vous le faites probablement déjà mais pensez à bien hydrater votre enfant. Le régime liquide sera de toute façon probablement mieux accepté par un petit malade. Jus de fruits, eau de bouillon et beaucoup d’eau. L’infusion de tournesol
  • On utilise des pétales de tournesol séchés et de l’eau bouillante. Le tournesol a comme propriété de faire baisser la fièvre de manière naturelle.
  • On laisse légèrement refroidir l’eau et on laisse infuser les fleurs séchées pendant dix minutes avant de filtrer. On ajoute un peu de miel pour un goût plus doux et on fait boire un peu de ce mélange toutes les 3 heures à l’enfant.

 

Bien entendu, comme toujours, suivez les conseils de votre pédiatre et n’hésitez pas à le consulter au moindre doute

 

Celles “sans boutons” :

 

Les oreillons

 

Maladie virale qui se caractérise par une inflammation des glandes salivaires situées à l’avant des oreilles, appelées « glandes parotides ».

Dans 30 % des cas, il n’y aucun symptôme et l’infection passe inaperçue.  À l’opposé, des complications sont possibles, mais elles sont exceptionnelles et surviennent surtout chez les adolescents et les adultes.  Les oreillons sont dus à un paramyxovirus dit virus « ourlien ».

 

En aromathérapie :

         HE Ravintsara                                            2 ml

         HE Eucalyptus radiata                              1 ml

         HE Melaleuca alternifolia                                    1 ml

         HE Chamaemelum nobile                        1 ml

         Calendula ou gel d’Aloès vera        ad 10 ml

Posologie bébé et enfant :

         4 gouttes sur la zone externe, 3 x / jour durant 5 jours

 

En gemmothérapie :

         Immunogem 5 gouttes (sapin, cassis et églantier)

         5 à 10 gouttes par jour

 

En phytothérapie classique :

 

         Boire de la camomille romaine 2 à 3 tasses avec un peu de miel si l’enfant est au-dessus

d’ 1 an.

         Faire un cataplasme d’argile (durant la sieste, durant la nuit) maintenu dans la mesure du possible !

 

Le botulisme infantile est très rare, mais par mesure de prévention, il est déconseillé de donner du miel aux bébés de moins d’un an.

 

 

Bronchiolite

La bronchiolite est une maladie virale contagieuse touchant chaque hiver environ 30% des nourrissons dont plus de la moitié sont des enfants de moins de 6 mois. Elle touche davantage les garçons que les filles..

Causée par le virus respiratoire syncytial ou VRS, elle est contagieuse et survient souvent par petites épidémies dans les crèches. Cette maladie requiert une prise en charge rapide pour empêcher son évolution possible vers une forme grave.

La bronchiolite débute généralement vers la mi-octobre pour se terminer en fin d’hiver. Son pic est atteint au mois de décembre. Cette infection qui atteint les petites bronches se guérit en 5 à 10 jours environ. Les garçons représentent environ 60% des bébés atteints de bronchiolites.

C’est  une inflammation des bronchioles, les dernières ramifications bronchiques de petit calibre. Si l’on parle souvent de « bronchiolite du nourrisson », c’est parce que la maladie sévit presque exclusivement chez les petits patients de moins de 2 ans. Cette pathologie est amenée à récidiver : au-delà de trois épisodes, on parle d’asthme du nourrisson.

 

Symptômes :

La bronchiolite peut débuter par une rhinite virale. Puis, apparaissent ensuite des épisodes de toux sèche devenant de plus en plus grasse et s’aggravant peu à peu, ce qui provoque un encombrement et une gêne respiratoire importants. L’enfant présente ainsi une respiration sifflante, une fièvre modérée, une fatigue, voire un épuisement. La toux peut se prolonger pendant 2 à 3 semaines. Devant l’apparition de ces symptômes, il est important de consulter rapidement son médecin afin d’éviter l’apparition de complications respiratoires pouvant nécessiter une hospitalisation.

 

Conseils :

  • Commencer par aérer la chambre du bébé et ne pas échanger les biberons et les tétines.
  • Il est conseillé de porter un masque, de ne pas fumer en sa présence, de mettre un coussin sous l’oreiller et de lui donner à boire régulièrement.
  • Bien vérifier que le bébé s’alimente correctement et prend bien ses biberons.
  • Désinfecter son nez avec du sérum physiologique, utiliser des mouchoirs jetables et ne pas le remettre à la crèche avant la fin des symptômes.
  • Les antibiotiques ne sont pas prescrits car ils n’ont aucune action sur les virus.

 

La kinésithérapie respiratoire demeure le traitement primordial de la bronchiolite. Elle a pour objet de permettre d’évacuer les sécrétions bronchiques que le bébé ne réussit pas à faire. Le praticien effectue des mouvements sur la cage thoracique et l’abdomen du bébé lorsqu’il expire. Ce geste permet de faire remonter les sécrétions de la trachée vers la bouche de l’enfant qui réussit ensuite à les expectorer

 

En Aromathérapie

HE Ammi visnaga – khella                                     0,5 ml

HE Hyssopus off ssp decumbens

Hysope of. Ssp Couchée                    4 ml

HE Inula graveolens-Inule odorante                 0,5 ml

HE Tanacetum annuum-Tanaisie                       1 ml

HE Aniba rosaeodora-Bois de rose        2 ml

HV de noisette                                           30 ml

+

En Gemmothérapie

Cassis             5 gouttes par jour

Charme         5 gouttes par jour

+

Argile cataplasme voir plus loin

+

Massez régulièrement le dos avec un gel d’Aloès vera en part égale avec une huile d’amande douce, en ayant ajouté des huiles essentielles de :

Bois de rose                                    5 gouttes

Camomille noble               3 gouttes

Khella                                               2 gouttes

L’idéal avant le coucher.

+

En phytothérapie classique :

 

Nourrisson (0 à 2 ans)

Pour un biberon de 50 ml

5 gr de serpolet – infusion de 5 min.

Boire tiède le biberon réparti dans la journée

 

Enfance (2 à 7 ans)                –         (7 à 14 ans)

10 gr de thym                    I           10 gr de thym

10 gr de serpolet               I           10 gr de ronce

10 gr de lavande of,                     I           10 gr de mauve

10 gr de mauve                 I           10 gr d’eucalyptus

10 gr de coquelicot                      I           10 gr d’hysope c.

———————————————————————-

1 c. à c. par tasse                                 idem

Infusion 5 min.                                 10 min.

2 tasses/jr en dehors des repas.                 Idem

 

La coqueluche

Maladie très contagieuse, la coqueluche reste une affection extrêmement grave chez le nourrisson. Peu fréquente chez nous grâce à la vaccination, elle touche en priorité les jeunes enfants, qui n’ont pas été vaccinés, mais également les adultes qui n’ont pas effectué le rappel. Lorsqu’elle touche l’enfant et l’adolescent, la coqueluche peut durer jusqu’à trois mois.

Selon l’OMS, la coqueluche serait encore à l’origine de 300 000 décès chaque année à travers le monde.

La coqueluche est une maladie infectieuse très contagieuse due à une bactérie appelée “Bordetella pertussis”. La contamination s’opère par voie aérienne, la bactérie se propageant par des gouttelettes de salive lorsque le malade tousse.

La période d’incubation est en moyenne de 10 jours (extrêmes 7 à 21 jours).

 

Symptômes de la coqueluche chez l’enfant

Elle se manifeste par un rhume, une très légère fièvre et une toux sèche survenant surtout la nuit.

Au bout de 7 à 10 jours, les quintes de toux deviennent caractéristiques, elles sont très intenses pendant trois semaines puis s’atténuent progressivement pouvant persister près de trois mois, le jour comme la nuit. L’enfant a du mal à respirer pendant la toux et sifflement lors de l’inspire.  Le visage de l’enfant devient rouge, ses yeux sont gonflés et sa langue jaillit hors de la bouche. Les quintes sont épuisantes. Entre les crises, l’enfant n’éprouve aucune gêne comme si rien ne s’était passé.

Des examens de laboratoires permettent de poser le diagnostic. Il repose ainsi sur un prélèvement naso-pharyngé avec recherche de la bactérie et une prise de sang qui va permettre d’effectuer une sérologie de la coqueluche. Elle sera à renouveler après 3 semaines pour confirmer le diagnostic de coqueluche.

Des complications graves chez les nourrissons

Chez les bébés, bien que la toux soit parfois absente, la gêne respiratoire peut entraîner des complications pulmonaires mortelles ou des affections neurologiques (crises convulsives, encéphalites).

Traitement antibiotique pour le malade et son entourage

Des médicaments antitussifs et des antibiotiques sont généralement prescrits. Ces derniers permettent d’éliminer la présence de la bactérie dans les sécrétions, diminuant ainsi les risques de contamination.

 

Soit on suit le traitement classique et en attendant le médecin,  on peut donner à l’enfant au-dessus de 1 an.

10 gr de Primevère

10 gr de Lierre terrestre

20 gr de lavande officinale

20 gr de Ballote

20 gr de Marjolaine

20 gr d’Origan

Laisser infuser 10 min. 1 c. à c. pour 1 tasse.

Sucrer au miel  et donner 2 tasses par jour loin des repas.

OU

 

10 gr de Thym

10 gr de Serpolet

10 gr de Lavande officinale

10 gr de Mauve fleurs

20 gr d’Origan plante entière

40 gr de coquelicot pétales

Laisser infuser 10 min. 1 c. à c. pour 1 tasse.

Sucrer au miel  et donner 2 tasses par jour loin des repas.

 

Soit on suit le traitement naturel avec en plus de la tisane ci-dessus,

 

Aromathérapie (D. Baudoux)

Voie cutanée

HE Cupressus sempervirens                              2 ml

HE Inula graveolens                                             0,5ml

HE Rosmarinus off CT verb.                               2 ml

HE Ammi visnaga                                                  0,3 ml

HV de Noisette                                                      QSP  20 ml

Posologie bébé et enfant :

6 gouttes 3 x par jour sur le thorax et le haut du dos durant 5 jours.

ET

Voie rectale en pharmacie !                              Bébé              I           Enfant

HE Artemisia drancunculus                               10 mg            I           15 mg

HE Melaleuca quinquinervia CT cineole                     20 mg            I           30 mg

HE Eucalyptus dives                                                         10 mg            I           15 mg

HE Cananga odorata totum ou extra              10 mg                       I           15 mg

Whitepsol ou ASB2X QS pour faire 1 suppo de 1 ou 1.2 gr dt 20

Posologie bébé et enfant : 1 suppo 3x/jr pendant 5 à 7 jrs.

 

 

 

 

 

 

Soin de l’enfant : l’argile

 

Adoucissante, apaisante, absorbante, bactéricide, cicatrisante. Ce sont les vertus que l’on retrouve auprès de l’argile blanche, verte…

Elle peut s’utiliser de multiples façon, que ce soit pour notre peau, nos cheveux, mais aussi pour nos enfants !

Érythème fessier : On applique la poudre comme du talc (plus pratique, efficace, rapide).

Au change suivant, la poudre se sera transformée en cataplasme : nettoyez à l’eau tiède parfaitement la zone et appliquez à nouveau la poudre d’argile jusqu’à disparition de l’érythème.

Blessures diverses : rougeurs, eczéma, petits boutons, petites plaies…

Elle a des vertus calmante et désinfectante.

Varicelle : Appliquer la poudre sur la peau propre et sèche (de la tête aux pieds)= les démangeaisons disparaissent et les boutons cicatrisent sans laisser de marques. Pour toutes les maladies à boutons elle sera utile !

Saignement : application en poudre = fait cesser l’hémorragie.

 

Cataplasme d’argile

Préparation:

L’argile aime les ustensiles en bois, verre ou terre mais n’apprécie pas l’utilisation de plastique ou de métal. Donc gardez un récipient en verre à cette préparation, car vous verrez à la longue le verre sera rongé !

Mettez  5 à 10 cm d’argile concassée au fond du récipient en verre  et recouvrir à hauteur  d’eau tiède/froide.

Laissez reposer cela 15 à 20 minutes selon la quantité d’argile. Si des petites bulles se forment c’est normal, ne vous inquiétez pas. Ne touchez à rien pendant 20 mn ensuite, vous pouvez mélanger avec une cuillère en bois. Bien mélanger jusqu’à obtenir une pâte homogène et relativement épaisse. Il ne doit pas rester de cailloux durs normalement.

Tout l’art de faire ce cataplasme est dans le dosage de l’eau. IL faut trouver le juste milieu. Normalement si l’eau effleure la surface ça devrait être bon !

Application du cataplasme :

Pour qu’elle sèche moins vite, personnellement j’y ajoute de l’huile végétale.

Une fois prête, appliquez cette pâte d’argile sur la partie du corps concernée à l’aide d’une cuillère en bois en appliquer 2 à 3 cm d’épaisseur sur la largeur désirée.  L’épaisseur est importante à respecter pour que ce soit efficace. Mettre au préalable une gaze sur la peau…et entourer  d’une bande Velpeau.

Ne vous inquiétez pas cela n’abîmera pas une peau de tout petit.

En cas de fièvre  utilisez les cataplasmes pour stabiliser la fièvre à une température supportable, raisonnable pour le corps. L’argile ne va pas forcément la faire disparaître mais plutôt la réguler afin de permettre au corps de se défendre

( ! N’oubliez pas, la fièvre est utile ne la supprimez pas trop vite)  Mettez l’argile, dans ce cas,  sur le bas-ventre et cela, que lorsque la fièvre est mal tolérée.

Pour une bronchite bien avancée, celle où on propose du clapping chez le kiné !  Avec une toux très grasse, persistante appliquez les cataplasmes d’argile directement sur la poitrine. Profitez des moments de sieste chez les petits pour le poser dans la journée pendant la sieste et en mettre un autre pendant la nuit. Faites tenir le cataplasme avec une bande Velpeau.

A savoir :

Il faut savoir que l’utilisation de l’argile fait ressortir le “mal”. Donc au début de son utilisation,  il y a toujours une accentuation des symptômes, c’est bon signe. Cela signifie que l’argile fait son travail.

 

D’autres remèdes d’aromathérapie pour :

 

Oreillons

HE Ravintsara                     2 ml

HE Eucalyptus radié          1 ml

HE Tea tree                         1 ml

HE Camomille noble         1 ml

HV noisette                         5 ml

UE :   4 gouttes du mélange en péri-auriculaire, sur les mâchoires et sur le cou 3 x / jour pendant  5 jours.

 

Extraction dentaire

HE Menthe poivrée          1 ml

HE Immortelle                    4 ml

HE Laurier noble                2 ml

HV Arnica                            8 ml

3 à 4 gouttes du mélange sur la joue en regard de la dent  à extraire ou déjà extraite 15 min. avant et juste après,  5 x / jour.

 

Eczéma sec

HE Géranium rosat           3 ml

HE Lavande aspic   3 ml

HE Immortelle        1 ml

HE Tanaisie              1 ml

HE Palmarosa         2 ml

HV Calendula      QSP 100 ml

UE : quelques gouttes en application locale 3 x/ jour.

 

Impétigo

HE Géranium rosat           1 ml

HE Tea tree              1 ml

HE Lavande aspic   1 ml

HE Giroflier            0.5 ml

HV Arnica            QSP 100 ml

UE: quelques gouttes en application locale 3 x/ jour.

 

Molluscum contagiosum

HE Niaouli                5 ml

HE Tea tree              3 ml

HE Giroflier             1 ml

Es.  Citron                1 ml

UE: application locale à l’aide d’un coton tige 2 à 3x/jour

 

Perlèche

HE Lavande aspic   1 ml

HE Ciste ladanifère            1 ml

HE Laurier noble    1 ml

HE Citronnelle de

Madagascar                        1 ml

HV Calendula      QSP 100 ml

UE: application locale à l’aide d’un coton tige 3x/jour

 

Verrue

HE Origan compact          1 ml

Ess. Citron                4 ml

UE: application locale à l’aide d’un coton tige 2x/jour ! Protéger la peau saine

 

Diarrhée infectieuses

HE Giroflier                         1 ml

HE Palmarosa                     3 ml

HE Pin de Patagonie                     2 ml

HE Camomille noble         1 ml

HV de noisette         QSP     20 ml

UE : 8 à 10 gouttes sur le vente et le bas du dos 4 x / jour durant 7 jours.

+

HE Origan compact                      1 ml

ES Citron Z                           1 ml

HV de noisette                   8 ml

UI : 2 gouttes dans ½ cuillère à café de miel ou de sirop de riz ou autres 4 x/jour après les repas durant 7 jours.

 

Nausées, mal de transport

  1. Citron Z 7 ml

HE Gingembre                    1 ml

HE Camomille noble         2 ml

HV Noisette                       20 ml

UI : 2 à 3 gouttes dans ½ cuillère à café de miel ou de sirop de riz ou autres 3 à 4 x/jour selon le besoin.

 

Hyperactivité

HE Camomille noble         1 ml

HE Ravintsara                     1 ml

HE Lavande vraie              1 ml

  1. Mandarine 2 ml

HV Noisette                                   25 ml

UE : 4 à 5 gouttes du mélange sur la voûte plantaire, ou le plexus ou le long de la colonne vertébrale 2 à 3 x / jour.

 

Troubles du sommeil

HE Ravintsara                     2 ml

HE Pin de Patagonie                     1 ml

HE Marjolaine à coq.        1 ml

HE Camomille noble         2 ml

HV Noisette           QSP      15 ml

UE : 3 à 4 gouttes du mélange sur le plexus solaire, la voûte plantaire, ou le long de la colonne vertébrale, à répéter selon le besoin.

 

En voie atmosphérique

En prévention ou en traitement complémentaire.

Par séquence de 10 à 15 min.

1  à 3 x / jour ou selon la programmation de l’appareil

Ne jamais diffuser dans une chambre d’enfant quand il y dort !

 

Préparation du jour : un onguent respiratoire bronchite

20 ml d’huile végétale

5 ml de cire d’olivem

HE Ravintsara                     1 ml

HE Myrte com. Cinéole    1 ml

HE Eucal. Radié                  2 ml

HE Bois de rose                  1 ml

HE Palmarosa                     1 ml

HV d’amandes douces        5 ml

Laissez fondre la cire dans l’huile végétale au bain marie dès que la cire à fondue éteignez la source de chaleur. Ajoutez l’HV d’amandes et les HE.

Mettez dans un pot tant que c’est encore liquide et laissez refroidir.

Mettez le couvercle et l’étiquette. L’onguent tel quel peut se garder 1 an sans soucis.

Si vous souhaitez vous pouvez faire une crème dans ce cas, il suffit d’ajouter 25 ml d’hydrolat de votre choix tiédi au préalable en battant rigoureusement les 2 phases de la préparation (comme si vous faisiez une mayonnaise).  Dans ce cas, sachez que la préparation ne durera que maximum 6 semaines en la gardant au frigo !

 

 

 

Liniment oléo-calcaire :

Version à chauffer avec cire :

25 ml d’eau de chaux (en pharmacie),

25 ml d’huile d’olive alimentaire bio vierge et de première pression à froid.

Si vous voulez vous pouvez choisir l’huile d’amande douce (peaux sèches), ou l’huile de noyaux d’abricot (toutes peaux) comme démaquillant pour vous.

– 4 grammes de cire d’abeille ou olivem ou autres…qui va jouer le rôle d’émulsifiant. On trouve la cire d’abeille et autres en paillettes en magasin bio ou sur les sites internet fournisseurs de matières premières pour cosmétiques.

Dans ce cas,  on fait fondre l’huile et la cire et ensuite on ajoute l’eau de chaux en battant vigoureusement comme pour une crème.

Ou

La version simple qui fonctionne très bien

25 ml d’eau de chaux (en pharmacie),

25 ml d’huile d’olive alimentaire bio vierge et de première pression à froid.

Battre énergiquement les 2 ingrédients et mettre le tout en flacon.

Vous pourrez nettoyer, chouchouter bébé avec ce lait onctueux et agréable. Il suffira de le secouez avant chaque usage, car il y a risque de phases. Ce lait se garde 6 semaines environ. N’en faites pas trop à la fois,  ainsi vous aurez toujours un bon produit sous la main.

 

 

 

Petit ajout que je placerai en début de la 2ème partie.

 

Pour tous les troubles que nous allons voir,  les techniques d’administration restent les mêmes à savoir, tisanes, soit en infusion, soit en décoction,  avant ou après les repas, plantes réduites en poudre et mise en gélules ou non,  ou en extrait sec (dans ce cas acheté en herboristerie ou en pharmacie) que l’on prend en respectant un centigramme ou 10 milligrammes  pour un kilo de poids et par jour. La répartition se fait par rapport aux principaux repas.

Toutes les plantes citées se retrouvent dans les fiches de plantes en fin de ce syllabus.

 

Parties 4 de la 2ème partie.

 

Les affections respiratoires et ORL

Au cours de son trajet dans le corps, le sang veineux se purifie des toxines qu’il transporte dans les reins et dans le foie. Mais c’est dans les poumons qu’il se régénère tout à fait et redevient du sang artériel. Cela résulte de la respiration qui permet un échange de gaz entre le sans veineux et l’air respiré.

Les mouvements respiratoires permettent la circulation de l’air dans les voies respiratoires et les poumons, ce qui permet à la fois l’approvisionnement en dioxygène ainsi que l’élimination du dioxyde de carbone. Ce phénomène se produit en deux étapes : l’inspiration et l’expiration.

L’inspiration est le mouvement respiratoire pendant lequel l’air entre dans les poumons.
L’expiration est le mouvement respiratoire pendant lequel l’air sort des poumons.

Le système respiratoire regroupe l’ensemble des organes qui interviennent dans la respiration. Ce sont les fosses nasales, le pharynx, le larynx, la trachée  et les bronches.

 

Les fosses ou cavités nasales

En entrant par les narines, l’air atteint les fosses nasales où l’on trouve les sinus nasaux.
Ces cavités nasales sont tapissées de poils et de cils qui permettent de filtrer l’air. C’est l’endroit où l’air est réchauffé et humidifié par les vaisseaux sanguins. Cela limite les dommages qu’un air chargé, froid et sec pourrait donner aux poumons. C’est aussi à ce niveau que sont détectées les odeurs.

 

Les amygdales

Les amygdales palatines sont de petites masses que l’on peut voir dans le fond de la gorge de chaque côté de la luette. D’autres amygdales, dont les amygdales pharyngées, sont aussi localisées dans la gorge mais on ne les voit pas. Ce sont des organes lymphatiques chargés d’attirer puis de détruire les agents infectieux.

 

Le pharynx

Le pharynx est une voie à la fois respiratoire et digestive.  La luette, lorsqu’elle est abaissée, permet le passage de l’air des fosses nasales au pharynx. Lorsque la déglutition a lieu, la luette s’élève afin d’empêcher la nourriture d’aller dans les fosses nasales.

 

Le larynx

Le larynx est une structure cartilagineuse qui constitue la porte d’entrée de l’air dans les voies respiratoires. Il relie le pharynx à la trachée. L’épiglotte est le “clapet” qui permet de fermer l’accès à la trachée lors de la déglutition. Donc, lors d’une inspiration, l’épiglotte s’élève pour permettre le passage de l’air. Les cordes vocales sont situées à ce niveau. Lorsque l’air est expulsé des poumons, il fait vibrer deux fibres musculaires qui, selon leur ouverture, produisent un son contrôlé.

La trachée

La trachée, quant à elle est faite de cartilage qui relie le larynx aux bronches. Pour que ce conduit reste toujours ouvert (vital) et de forme cylindrique, des anneaux de cartilage sont disposés tout le long du tube. La trachée est située tout juste devant l’œsophage. Les parois internes de la trachée sont recouvertes de mucus et de cils vibratiles, ce qui la protège de tous corps étrangers et de les faire remonter vers le haut pour protéger les poumons.

 

L’oreille

L’oreille est divisée en 3 parties :

  • la partie externe visible ou pavillon, mais aussi le conduit auditif et le tympan. Elle permet de recevoir les sons.
  • la partie moyenne qui contient le marteau, l’enclume et l’étrier qui est chargé de répercuter et de transmettre les sons au nerf optique qui commence dans l’oreille interne. Cette partie moyenne est en lien direct avec le fond du pharynx, par lequel de très nombreux germes peuvent pénétrer
  • L’oreille interne qui transforme les sons en signaux nerveux qui sont ensuite décryptés par le cerveau

 

Les poumons

Situés dans la cage thoracique, les deux poumons sont les sites d’absorption de l’oxygène et de rejet du dioxyde de carbone.  Ils sont légèrement différents : celui de gauche contient deux lobes alors que celui de droite en contient trois. Les structures permettant de conduire l’air à l’intérieur des poumons jusqu’aux sites d’échange sont les bronches, les bronchioles et les alvéoles.

Les mouvements de l’air sont possibles grâce à deux groupes musculaires: le diaphragme et les muscles intercostaux. On retrouve également une double membrane appelé plèvre qui enveloppe les deux poumons et qui adhère également à la paroi de la cage thoracique ainsi qu’au diaphragme.

 

 

Les troubles ORL

Les troubles ORL sont liés à un système immunitaire déficient, lui-même lié à trop de stress, à une maladie voire suite à celle-ci,  à une alimentation mal équilibré. On en tiendra, bien entendu, compte.

Que ce soit le rhume, l’angine ou l’otite, si elles sont virales ces maladies sont souvent contagieuses et se transmettent par la salive ou par contamination aérienne.

 

Angine

L’angine correspond à une inflammation d’origine infectieuse des amygdales. Sans gravité, il en résulte une difficulté à avaler et de la fièvre parfois, d’autres symptômes, la toux, le nez qui coule peuvent être présents.

Le plus souvent les angines sont dues à un virus ce peut-être l’adénovirus, ou les virus para-influenza. Par contre si l’angine est bactérienne, un traitement antibiotique sera nécessaire. Pour le savoir, il est recommandé de procéder à un test. Un traitement à base de plantes pourra être pris seulement s’il s’agit d’une angine virale.

 

Pharyngite

Une pharyngite désigne une inflammation de la muqueuse du pharynx.

Comme dans toutes les inflammations elle cause rougeur, œdème et douleur, et nous donne le “mal de gorge”. Si en plus elle attaque les muqueuses nasales, on parle de rhinopharyngite.

 

Rhinite

Les rhinites correspondent à une inflammation des fosses nasales. On distingue la rhinite aiguë de la rhinite chronique. La plus connue est la rhinite allergique, plus connue sous le nom de “rhume des foins”.

La rhinite est une inflammation de la muqueuse nasale, qui peut être provoquée par des virus, des bactéries ou divers allergènes. Elle provoque une congestion nasale à cause d’une production importante de mucus.

Comme la muqueuse nasale communique avec le reste des voies respiratoires et s’étend jusque dans les conduits lacrymaux et les sinus, les infections peuvent se propager à ces structures.

 

Rhinopharyngite

La rhinopharyngite est une maladie aiguë et bénigne, très fréquente. Elle se caractérise par l’inflammation des muqueuses du pharynx supérieur.

La rhinopharyngite est virale, elle est toujours provoquée par un virus, comme le rhinovirus, le coronavirus ou le virus respiratoire syncytial chez les enfants. L’immunité est vite dépassée par cette infection, ce qui explique la fréquence des récidives.

 

Sinusite

La sinusite correspond à une inflammation des sinus, d’origine virale mais parfois bactérienne ou allergique voire chronique. Elle se traduit par des sensations douloureuses dans la zone des sinus ou d’un seul côté du visage (au-dessus des sourcils, au nez, aux joues, autour et derrière les yeux). S’en suit une congestion nasale. Les sécrétions nasales sont jaunâtres voire verdâtres épaisses et purulentes, surtout en cas d’infection bactérienne et donc difficile à évacuer. Le tout entraîne une inflammation locale importante.

 

La Laryngite

La laryngite est une inflammation du larynx qui se situe au niveau des cordes vocales. Souvent elle apparait après un épisode de rhinopharyngite, une toux, une voix enrouée et des difficultés respiratoires apparaissent. Mais parfois, elle peut être très soudaine et ne s’attaquer qu’à la voix ! En fait ce sont les cordes vocales ne vibrent plus au contact de l’air. C’est une maladie virale généralement sans gravité, mais contagieuse ! Elle se transmet : par contact direct, de personne à personne, par les postillons, le baiser, en parlant ou par les mains ; indirectement, par les objets souillés par la salive.

La laryngite peut être grave, vigilance donc, surtout chez les enfants car leurs conduits sont plus étroits et donc plus enclins à se bloquer en cas d’œdème du larynx.

 

La trachéite

Cette infection de la trachée est souvent virale et consécutive à une autre infection ORL  C’est une toux sèche avec quintes vraiment pénible en position allongée, mais par contre l’état général reste correct.

 

La grippe

Cette  infection saisonnière virale très contagieuse provoque une forte fièvre, des frissons, des courbatures, des maux de tête importants et une toux souvent sèche. La grippe en dehors de l’infection respiratoire amène une très grande fatigue. Elle est le plus souvent bénigne chez les personnes en bonne santé, mais peut être grave chez des personnes fragiles et/ou atteintes de maladies chroniques.

 

Otite

L’infection ou l’inflammation se localise dans l’oreille moyenne et notamment au niveau du tympan. Elle peut être aiguë ou chronique. Généralement bénigne, elle guérit spontanément sans séquelles.

Il existe 3 types d’otites (externe, moyenne et interne)

Il est important de consulter afin d’écarter tout risque d’otite moyenne ou interne dont la prise en charge est plus médicale. C’est donc l’otite externe qui se soigne en phytothérapie.

 

Les troubles des poumons

 

La bronchite

Elle se traduit par une inflammation des bronches  avec une toux profonde et très productive.

En général au bout de 2 à 3 semaines elle disparaît. Elle est souvent accompagnée de fièvre et l’état général peut être altéré.

 

La BPCO ou Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive

Elle se caractérise par un rétrécissement progressif et une obstruction permanente des voies aériennes  ainsi qu’une destruction lente et insidieuse des alvéoles pulmonaires (emphysème. Il s’en suit une hypersécrétion de mucus avec une toux très grasse. Les personnes atteintes souffrent d’essoufflement et de difficultés respiratoires qui s’aggravent petit à petit.

 

L’asthme
L’asthme est une maladie inflammatoire des bronches et des petites bronches, les bronchioles. Souvent, d’origine allergique, elle entraîne des symptômes d’obstruction plus ou moins réversible des voies respiratoires ! Ce qui se traduit par des difficultés à respirer, essoufflement, respiration sifflante, sensation d’oppression dans la poitrine.
Parfois, l’asthme induit une gêne respiratoire permanente, mais souvent, il se manifeste par des crises occasionnelles. L’asthme est lié à divers stimuli comme des allergènes dans l’air, de la fumée, etc.
Durant une crise, l’ouverture des bronches est réduite en raison d’une importante réaction inflammatoire et d’une contraction des muscles de la paroi des bronches.
Deux périodes sont propices à l’asthme : l’enfance et le début de la quarantaine. La moitié des enfants deviendront complètement asymptomatiques au cours de l’adolescence, mais ils resteront toujours à risque.

Il existe deux formes d’asthmes
L’asthme peut être d’origine neurovégétative : s’il y a anxiété, ou contrariété, la respiration se fait courte et une crise d’asthme peut survenir.
L’asthme peut être d’origine allergique : poussière, acariens, peuvent enclencher une crise chez certains.
Les plantes peuvent apporter une aide précieuse, voire un traitement de fond intéressant. À voir selon les cas, bien entendu !

Mais de manière générale l’asthme doit être surveillé et fait appel le plus souvent aux thérapeutiques allopathiques éprouvées.

 

Quelles plantes utiliser ?  

Ce sont des plantes à usage interne anti-infectieuses, décongestionnantes, antalgiques, anti-inflammatoires, fébrifuges, expectorantes voire antitussives, ainsi qu’immunostimulantes.  Le plus souvent nous opterons pour des tisanes et des TM voire gélules de poudre, pour cela il faut vous référer aux fiches de plantes.

Voici quelques plantes intéressantes, cette liste n’est pas exhaustive !

Plantes sédatives

Elles seront proposées en cas de nervosité, d’anxiété ou d’asthme nerveux.

Passiflore  Passiflora incarnata,

Aubépine  Crataegus oxyacantha ,

Lotier corniculé Lotus corniculatus,

Tilleul Tilia vulgaris

Pavot de Californie Eschscholzia californica

Mélisse officinale  Melissa officinalis

Valériane officinale Valeriana officinalis

Plantes antiallergiques et/ou anti-inflammatoires

Utiles dans les asthmes allergiques, les bronchites ainsi que dans les inflammations ORL

Boswellie Boswellia serrata

Églantier Rosa canina

Cassis Ribes nigrum

Plantain Plantago

Sureau Sambucus nigra L.

Réglisse Glycyrrhiza glabra

Euphraise Euphrasia

Les anti-infectieuses et décongestionnantes

Thym vulgaire Thymus vulgaris L.

Serpolet Thymus serpyllum L

Origan Origanum vulgare L.

Hysope officinale Hyssopus officinalis L.

Romarin Rosmarinus officinalis L.

Sarriette des montagnes  Satureja montana L.

 

Les plantes antalgiques, anti-inflammatoires et fébrifuges

Reine-des-prés Filipendula ulmaria L.

Saule blanc  Salix alba L

Saule pourpre Salix purpurea L.

Sureau noir Sambucus nigra L. (fébrifuge de par son action sudorifique, il  est également un anti-inflammatoire)

 

Les plantes de la toux

Les  plantes expectorantes, aident à lutter contre toute augmentation de l’infection en agissant sur le système respiratoire bas et particulièrement en cas de toux grasse.

En cas de toux sèche, on préconisera plutôt des plantes antitussives à mucilages, adoucissantes et non pas expectorantes.

Les plantes béchiques pourront quant à elles être utilisées dans les deux cas.

La toux est un réflexe naturel de défense lorsqu’il y a irritation des voies respiratoires.

 

 

Les plantes expectorantes

En cas de toux grasse, elles sont mucolytiques et diminuent la viscosité du mucus en le fluidifiant, ce qui  facilite l’expectoration.  Elles seront donc indiquées dans les toux productives. La présence de saponosides induit cet effet.

 

Les  plantes pectorales et expectorantes :

Grande aunée Inula helenium

Primevère officinale Primula veris L.

Radis noir Raphanus sativus

Marrube blanc Marrubium vulgare L,

Lierre terrestre Glechoma hederacea L.

Hysope officinale Hyssopus officinalis L.

Thym vulgaire Thymus vulgaris L.,

Origan Origanum vulgare L.

Asmatica   Tylophora asmatica

Capucine   Tropaeolum majus

Eucalyptus Eucalyptus globulus

Noisetier Corylus avelana

Violette odorante Viola odorata

 

Les plantes antitussives

En cas de toux sèche, on opte surtout pour des plantes à mucilages

Car dans l’eau, les mucilages gonflent en retenant de l’eau. Ils favorisent ainsi l’élimination.

Coquelicot Papaver rhoeas L.

Guimauve Althaea officinalis L.,

Mauve des bois Malva sylvestris L.

Grand plantain  Plantago major L.

Plantain lancéolé Plantago lanceolata L.

 

Plantes béchiques

Elles sont riches en saponosides qui fluidifie le mucus

Réglisse Glycyrrhiza glabra L. (hypertensive par la glycyrrhizine)

Violette odorante Viola odorata L. riche en saponosides et mucilages

Bouillon blanc Verbascum thapsus L., très riche en mucilages et en saponosides.

 

Les plantes immunostimulantes

Sureau noir Sambucus nigra L.,

Grand plantain Plantago major L.

Plantain lancéolé Plantago lanceolata L.

Echinacée Echinacea purpurea

Thym Thymus vulgaris

 

 

Les troubles nerveux

 

Les différentes personnalités 

Dans les troubles nerveux une approche psychologique est nécessaire, il vous est demandé d’avoir une bonne écoute et quelques bases qui permettent les bons conseils !

Les affections psychiques sont le plus souvent une exagération d’une tendance normale de la personnalité. Il nous faudra donc aider la personne à retrouver son équilibre.

 

Le sujet idéal est un être stable, bien ancré dans la réalité, il a une vision juste de ses valeurs. Cette personne est capable d’encaisser et de rebondir dans toutes circonstances. Mais cet équilibre n’est pas toujours atteint !

La personne extravertie  est une personne excitée qui cherche avant tout à participer, au besoin elle se conforme aux autres uniquement dans le but d’être acceptée, reconnue par eux. Cette personne est généralement chaleureuse, énergique, parfois impulsive, familière. En réalité,  elle est anxieuse voire phobiques et cela uniquement par la peur du refus de l’autre.

Le sujet instable est éternellement insatisfait. Hypersensible ce qui l’amène à être crispé, versatile et morose. De là naissent chez lui les obsessions ou des troubles psychosomatiques. Il s’en suit un état spasmophile qui nécessite un lourd travail sur lui-même. Des massages peuvent être très bénéfiques à ce type de personne.

La personne introvertie a une vie intérieure très intense, elle aime se fermer sur elle-même et rêver intensément. Ce type de personne se tourne souvent vers l’ésotérisme ou diverses pratiques  destinées à maintenir le petit monde qu’elles se sont créées. Toute forme d’échec entraine un état dépressif qui d’une certaine manière est un refuge afin d’être encore mieux isolée et leur permet de continuer leur existence dans un autre monde !

 

 

 

Les troubles nerveux les plus courants.

 

Les huiles essentielles sont ici les bienvenues surtout pour leur facilité d’usage à l’extérieur. Il en va de même pour la gemmothérapie.

Mais l’une ou l’autre accompagne de préférence la tisane ou la teinture mère.

 

Nervosité

La nervosité est souvent d’origine psychologique (situation difficile) mais aussi physiologique (alcool, café, excitants). Elle prend beaucoup d’énergie chez l’individu ! D’où la fatigue intense qui s’en suit…

Dans la nervosité, la cause qui en est l’origine,  n’est pas toujours précise.

D’ailleurs, lorsqu’une personne s’énerve, elle a tendance à chercher un exutoire au trop plein,  plutôt que de se “centrer” et de tenter d’identifier avec précision ce qui l’énerve.

Elle respire mal, ce qui contribue à accentuer l’énervement.

 

À quoi sert la nervosité ?

L’énervement est le signe qu’il arrive quelque chose d’important !

Mais, il indique en plus une certaine difficulté à gérer ce qui arrive.

La personne nerveuse se maintient dans cet état d’excitation, en ayant un contact superficiel avec ce qu’elle vit. En vivant ainsi, elle escamote un grand nombre d’émotions et accumule des expériences non terminées.

Par accumulation, elle en arrive à des moments où elle n’en peut plus; elle se dit alors à “bout de nerfs” ou même elle fait une “crise de nerfs”.

 

Les conseils

Proposer à la personne concernée d’avoir le réflexe suivant

HE de Camomille noble

Prendre 1 goutte sous la langue ou respirer à même le flacon ou encore

H.E. de Mandarine

Appliquer 3 à 4 gouttes sur le plexus solaire ! Mandarine dermocaustique, à diluer dans une quantité égale d’HV de noyau d’abricot ou autres !

 

Stress

Syndrome général d’adaptation, c’est l’ensemble des réponses de l’organisme soumis à des contraintes. On parle de stress  positif ou de stress négatif. En effet, dès que le stress prend le dessus sur l’équilibre,  il devient négatif.

Par contre, il peut être positif et nécessaire pour permettre d’avancer…

Le stress peut être un état de malaise et de tension,  qui se manifeste quand le cerveau est trop sollicité par des stimuli extérieurs et des soucis.

Chaque individu réagit différemment au stress ; certains ont des ressources et d’autres succombent.

Symptômes :
– Insomnie
– Rythme cardiaque accéléré
– Tensions musculaires
– Troubles digestifs

 

Les conseils

Amener la personne à prendre conscience de ce stress, afin de devenir un bon « stressé » c’est déjà un grand pas !

Analyser la situation vaut-elle vraiment la peine de se mettre dans un tel état ?

Que tirer de cette situation ?

 

Avoir le réflexe suivant :

Mélange HE.

1 ml d’HE Ylang-Ylang,

1 ml d’HE Mandarine,

1 ml d’HE de Lavande

1 ml d’HE de Camomille

1 ml d’HE de Petit grain bigarade

5 ml d’HV de noyau d’abricot ou autres

Appliquer ce mélange sur les poignets ou sur le plexus et faire pénétrer. 3 à 4 x/jour.

 

En gemmothérapie

25 ml de Figuier,

25 ml d’Agripaume,

25 ml d’Aubépine

25 ml de Cassis

10 gouttes le matin de ce mélange

10 gouttes le soir de ce mélange

 

Il est bon de savoir que la gemmothérapie peut servir de support aux HE qui viendront agrémenter la synergie.

 

En phytothérapie, il est important de respecter des fenêtres thérapeutiques. C’est pourquoi il est recommandé de faire 3 semaines de cure suivies d’1 semaine d’arrêt et de reprendre si besoin.


Les insomnies

C’est la diminution de la durée habituelle du sommeil et/ou l’atteinte de sa qualité, avec répercussion sur l’humeur du lendemain.

 

Insomnie aiguë

L’insomnie aiguë  est celle qui est causée par un événement difficile ou un facteur stressant (deuil, perte d’emploi, détresse de tous types). Ce type d’insomnie dure quelques jours et disparaît en moins de trois mois. Généralement, ce problème se résorbe rapidement à la disparition du traumatisme ou des facteurs en cause. Chez les personnes plus vulnérables, il arrive que l’insomnie persiste et devienne chronique.

 

Insomnie psychophysiologique

On parle aussi d’insomnie chronique. L’idée est que la personne souffre tellement de ne pas dormir qu’elle finit par avoir peur de se coucher et de ne pas réussir à s’endormir : c’est une insomnie qui se nourri elle-même ! Vient alors un conditionnement négatif qui se crée entre le fait d’aller se coucher et l’angoisse de ne pas y arriver. Paradoxalement, le sommeil est bien plus facile en dehors de la maison. Des traitements cognitifs et comportementaux offrent de bons résultats.

 

Mauvaise perception du sommeil

Il s’agit ici d’une « vraie-fausse » insomnie. La personne est persuadée qu’elle souffre d’insomnie. Sa sensation, réelle, est qu’elle ne dort que quelques heures durant la nuit ou même pas du tout. Il ne s’agit pas de simulation : simplement ces personnes ont une mauvaise capacité à évaluer la qualité de leur sommeil. Ces personnes ne ressentent pas la sensation de dormir. Des examens du sommeil, démontrent pourtant que ces personnes dorment de façon tout à fait satisfaisante.

 

Insomnie idiopathique

Cette affection est rare et se caractérise par une incapacité constante à obtenir une quantité appropriée de sommeil. Contrairement à l’insomnie psychophysiologique, cette insomnie demeure stable et n’est pas influencée par le stress. Elle survient dès l’enfance, et on pense qu’elle est causée par une anomalie du contrôle neurologique du système veille-sommeil.

 

 

Insomnie en relation avec un trouble mental

De nombreuses maladies mentales peuvent induire des troubles du sommeil.

 

Mauvaise hygiène de sommeil

L’insomnie peut être causée par une mauvaise hygiène du sommeil. Soit que la personne va avoir des activités qui vont encourager l’hypervigilance et donc altérer le sommeil (exercices physiques extrêmes avant le coucher, prise de stimulants tels que la caféine, la nicotine, regarder la tv, … etc.). Soit que la personne ne s’offre pas des comportements et un environnement qui favorisent le sommeil (chambre mal aérée, trop chaude, animaux domestiques qui dérangent; rester trop longtemps au lit, ne pas respecter des horaires de coucher régulier etc…).

 

 

Insomnie comportementale de l’enfant

Les enfants peuvent paradoxalement « apprendre » à mal dormir. Les habitudes de sommeil sont inculquées par les parents dans leur façon de proposer à l’enfant quand et comment dormir. Des réponses inadaptées données à leur enfant au moment du coucher ou lorsque celui-ci ne veut pas dormir, peut entraîner une insomnie comportementale. Des ressources existent pour faire face à ce problème.

 

Insomnie due à une drogue ou à une substance

Même si l’alcool est le « somnifère » le plus utilisé sur la planète, il offre malheureusement une piètre qualité de sommeil à celui qui en use et en abuse (sommeil non récupérateur et de mauvaise qualité).

D’autres substances peuvent entraîner des insomnies, telles que les médicaments (de par leurs effets secondaires) ou les drogues (souvent des excitants).

Les somnifères pris en trop grande quantité ou trop longtemps, peuvent entraîner de l’insomnie.

 

Insomnie en relation avec un trouble médical

De nombreuses maladies et troubles médicaux peuvent nuire au sommeil et entraîner des insomnies. L’asthme par exemple, le reflux gastro-œsophagien, l’hyperthyroïdie, etc….

C’est en traitant le trouble médical initial, que l’on peut soulager la personne.

 

Le mal de tête !

 

Céphalée :

Symptôme subjectif de douleurs de la boîte crânienne, parfois unilatérales ou généralisées. Elles se manifestent par des brûlures, des picotements, des fourmillements, des écrasements. Elle est extrêmement fréquente, et peut révéler de nombreuses maladies.

 

La migraine :

Moins courante, est une céphalée primitive qui survient par crises dont la fréquence est très variable d’une personne à l’autre. Elle se caractérise par un mal de tête qui s’installe progressivement et une douleur «pulsatile», comme si le cœur battait dans le crâne.

Elle se distingue du mal de tête « ordinaire », notamment par sa durée, son intensité et par différents autres symptômes. Ainsi, une crise de migraine commence souvent par une douleur ressentie d’un seul côté de la tête ou localisée près d’un œil. La douleur est souvent aggravée par la lumière et le bruit (et parfois les odeurs). La migraine peut aussi s’accompagner de nausées et de vomissements.

La migraine touche environ 12 % des adultes, les femmes étant 3 fois plus touchées que les hommes. La migraine est également répandue chez les enfants et les adolescents (5 % à 10 %), chez qui elle est souvent sous-diagnostiquée.

Évolution

La fréquence des crises de migraine varie beaucoup d’un individu à l’autre. Certaines personnes en ont quelques-unes par année, tandis que d’autres en ont 3 ou 4 par mois. Dans certains cas, les crises peuvent survenir plusieurs fois par semaine, mais rarement chaque jour.

Les premières crises apparaissent habituellement durant l’enfance ou le jeune âge adulte. Au-delà de 40 ans, les migraines se font plus rares et elles disparaissent souvent après 50 ans.

 

Les mécanismes de la migraine

L’origine de la migraine est complexe. En effet, c’est toute une cascade de réactions dans le système nerveux qui provoquerait cet intense mal de tête. On a récemment découvert un mécanisme neurologique permettant d’expliquer pourquoi la lumière exacerbe la douleur de la migraine tandis que l’obscurité la calme. Ces réactions en chaîne ont des effets non seulement sur les vaisseaux sanguins, mais aussi sur l’inflammation, les neurotransmetteurs et d’autres éléments.

Faute de comprendre à fond les mécanismes de la migraine, on en connaît tout de même de mieux en mieux les éléments déclencheurs et les moyens de la combattre.

 

Ai-je la migraine ou une céphalée de tension?

Les céphalées de tension sont des maux de tête qui se traduisent par une sensation de serrement sur le front et les tempes. Il ne s’agit pas de migraines. Les personnes qui ont des céphalées de tension ponctuelles demeurent globalement peu incommodées par leur mal de tête. D’ailleurs, elles consultent rarement un médecin pour cette raison. La céphalée de tension ponctuelle ou chronique est souvent engendrée par la tension nerveuse ou l’anxiété. Elle ne provoque ni nausées ni vomissements.

 

Angoisse :

Désigne un état de mal-être qui se manifeste par une sensation interne d’oppression et de resserrement ressentie au niveau du plexus solaire, ceci s’accompagnant généralement d’une crainte de malheurs ou de mort. La crise se manifeste par une attaque de panique. C’est une des manifestations possibles des troubles anxieux.

La crise d’angoisse aiguë apparaît de façon brutale et dure de quelques minutes à quelques heures.  La personne va ressentir une peur intense, une sensation de danger immédiat et des sensations physiques désagréables (palpitation, sueurs, tremblements, douleurs thoraciques, etc).

 

La dépression saisonnière, ou trouble affectif saisonnier :

Manque de lumière naturelle en automne et en hiver.

3 % à 8 % de la population, (+ femmes), est touchée.

Les symptômes surviennent d’octobre à mars. Ils disparaissent progressivement au printemps ou durant un voyage sous le soleil.

Quels sont ces symptômes :

Fatigue chronique et somnolence

Une irritabilité ou une tristesse,

Une perte d’intérêt et un manque d’initiative

Des troubles de concentration

Une baisse de la libido

Un besoin exagéré de sommeil

Une augmentation de l’appétit et parfois une prise de poids

Prévenir :

Sortir au moins une heure par jour.

Laisser pénétrer le maximum de lumière.

Consommer des poissons riches en oméga 3 (saumon, maquereau, sardines, etc.)

S’exposer 30 min/jour, de préférence le matin, à une lampe dont l’intensité lumineuse est de 10 000 lux.

 

Dépression profonde – Pathologie complexe

En plus des troubles de l’humeur le sujet est atteint d’inhibition et de douleur morale. L’inhibition agit sur le processus psychiques qui réduit le champ de la conscience, replie le sujet sur lui-même et le pousse à fuir les autres et les relations avec autrui.

Subjectivement, le malade éprouve une lassitude morale, une difficulté de penser, d’évoquer (troubles de la mémoire), une fatigue psychique. (…)

De l’autodépréciation qui peut devenir auto-accusation, autopunition et un sentiment de culpabilité.

État quasi permanent !

 

Tout d’abord que sont la déprime et la dépression ?

Comment ne pas confondre. Sur cent dépressions, à peine la moitié fait l’objet d’un traitement adapté. Pourquoi ? Car tout simplement le dépressif ignore et refuse son état.

Il est, soi-disant, un peu déprimé Il se rend chez son médecin avec une immense fatigue.

Est-ce une fatigue normale,  rythme de vie trop soutenu, manque de sommeil ?

Ou alors est-ce une fatigue qui persiste au-delà de trois bonnes nuits de repos ?

Est-elle présente tout au long de la journée et ce depuis plusieurs semaines ?

Rend-elle toute action impossible ?

Dans le cas d’une réponse positive à la première question, nous avons affaire à un déprimé qui consulte à temps. Le sentiment de mal être ou de tristesse est un état d’âme dont tout le monde souffre un jour ou l’autre. L’intérêt pour les choses qui habituellement nous plaisent disparaît. Un sentiment de culpabilité s’installe, on ne se sent pas à la hauteur, on recherche la solitude…etc. Tous ces symptômes nous indiquent une « déprime ».

Il s’agit là, d’une réponse naturelle à l’échec, à la déception ou à d’autres situations contrariantes de la vie. Ce mal être peut durer quelques jours voire même 1 ou 2  semaines.

La déprime désigne des états passagers, tels que nous le décrivons ici.

Dans la seconde hypothèse, nous avons affaire à un dépressif qui s’ignore ! Lorsque ces symptômes persistent durant des semaines ou des mois et empêchent un retour à une vie “normale”, ils peuvent être les prémices d’une réelle dépression. La dépression doit être considérée comme une maladie. Elle est un état qui se poursuit dans le temps et qu’il convient de ne surtout pas négliger.

Il n’y a pas de symptômes caractéristiques, certaines personnes seront tristes, d’autres ressentiront plutôt une impression de fatigue, d’autres encore auront des insomnies. Parfois, l’entourage proche, a bien du mal à pressentir l’importance de cette maladie et soupçonne plus facilement une légère déprime qu’un peu de volonté permettrait, soi-disant, de surmonter !

Quels sont les signaux d’alarme ?

1 Le dépressif montre un désintérêt total pour toute personne, conjoint et enfants compris, et pour ses activités. Toute tâche, demande un véritable effort. Les capacités de concentration, de mémorisation ou d’action sont altérées.

2 Le sommeil est perturbé par des réveils nocturnes fréquents, des insomnies, ou le contraire, un excès de sommeil.

3 Une fatigue constante s’installe dès le saut du lit. Aborder la journée paraît impossible.

  1. Une augmentation de l’anxiété. Des crises d’angoisses ou de paniques incontrôlables. Des crises de larmes …
  2. Des troubles de l’humeur somatisés à l’extrême sont constamment présents. Il faut bien que la douleur psychique trouve un lieu pour s’exprimer ! Les douleurs deviennent réelles. Le dépressif est victime d’une hypocondrie qui masque sa dépression.
  3. Le dépressif se sent coupable en permanence. Ce sentiment est accompagné d’une douleur morale. Il se dévalorise.
  4. Des idées morbides, tel le suicide, peuvent l’assaillir.
  5. La libido est quasi nulle.

Plusieurs facteurs sont à l’origine de la dépression.

On ne connaît pas les causes exactes de la dépression mais un certain nombre de facteurs, psychologiques (émotionnels et comportementaux)  biologiques et sociaux ont pu être identifiés.

La dépression peut suivre un accident de la vie (divorce, décès d’un proche, problèmes professionnels), mais parfois elle s’installe sans raison apparente !

Depuis une soixantaine d’années plusieurs études montrent que certaines personnes présentent une vulnérabilité génétique. Les personnes dont les parents proches souffrent ou ont souffert d’une dépression seraient plus susceptibles d’en être atteintes.
Les recherches actuelles sur la dépression portent sur les neurotransmetteurs (les signaux chimiques entre les cellules nerveuses). On a ainsi pu remarquer qu’une déficience ou un déséquilibre de la sérotonine entraînait une perte de sommeil ainsi qu’une diminution de l’appétit. Mais aussi qu’une baisse de la noradrénaline influe sur la perte d’énergie, le manque de plaisir. Des difficultés dans les relations, des problèmes de communication ainsi que des conflits familiaux, professionnels ou autres (problèmes financiers…), peuvent contribuer à la dépression.
Certaines personnes sont également sensibles aux changements de saisons.

Les différents types de dépression :

 

La dépression névrotique

La névrose serait induite par de forts conflits psycho émotionnels. Les névroses naissent chez des individus fragilisés durant l’enfance par la répétition de traumas affectifs. Carences ressenties par rapport au père ou à la mère. Ces chocs émotionnels perturbent le développement de l’enfant qui dépassé, développe des troubles de la personnalité. La névrose s’accompagne souvent de dépression ou d’épisodes dépressifs.

 

La dépression hystérique

Sa caractéristique est une grande propension aux manifestations somatiques. Cette forme de dépression s’accompagne d’une grande fatigue, d’anxiété, de somatisations telles que cela peut aller jusqu’à la paralysie ! Les victimes de cette dépression sont des êtres assez égocentriques et narcissiques. Ce type de dépression a été analysé par le docteur Charcot et ensuite par Freud.

 

La dépression obsessionnelle

La personne tente de contrôler son angoisse par des rituels répétitifs d’ordre, de rangement, de vérification …. Ces personnes ont toujours peur de mal faire et ce manque de confiance devient pathologique. Doutes continuels jusqu’à repousser les prises de décision. L’épuisement de ces contrôles les mène à  des épisodes dépressifs ou à la dépression.

 

 

La dépression de type réactionnel

Suite à des chocs ou des traumatismes importants : deuil, divorce, séparation, déménagement, naissance, … Bref tout bouleversement d’une vie bien en place ! Mal gérés, ces chocs tant positifs (comme un mariage) que négatifs peuvent conduire à la dépression.

 

La dépression d’épuisement « burn out »

Cette forme de dépression survient suite à un surmenage ou harcèlement au travail …etc. La personne dans ce cas n’a plus ni ressort  physique, ni psychologique, c’est l’effondrement total !!

 

La dépression mélancolique

On retrouve les symptômes précités, mais en plus un très net ralentissement dans toutes les activités. Un anéantissement total fait peur à l’entourage ! On parle fréquemment « d’accès mélancoliques ». Le poids de la souffrance est énorme pour la personne dans ce type de dépression. Douleur de vivre, inhibition totale ! Insatisfaction constante, sensation d’échec, impossibilité de vivre un bonheur. Dans ce type, le cas de la personne est désespéré.

 

La dépression saisonnière

Elle apparaît en automne pour disparaître les premiers jours du printemps. Liée à la baisse de luminosité, elle peut aussi toucher les personnes travaillant la nuit ou privées de lumière naturelle. Fatigue, augmentation de l’appétit, envie d’hydrates de carbone, prise de poids, hypersomnie, désir de solitude. Ce sont là sont les signes de ce type de dépression assez courante.

 

Psychose de type maniaco dépressif

Etat de psychose au cours duquel s’alternent des périodes aiguës  d’excitation (euphories, accès maniaques) et de mélancolie avec des périodes dites normales. Ce type de dépression peut avoir des conséquences dramatiques la personne doit impérativement être suivie par un psychiatre.

 

 

Il va de soi que lorsque l’on est dans une de ces dépressions, il est important d’aller voir un spécialiste (psychologue, psychiatre). En principe, votre médecin devrait vous le conseiller !

Car avant d’utiliser tout de suite des antidépresseurs, des anxiolytiques ou des somnifères, il faut faire un diagnostic sérieux et correct ! Cela dit, parfois la situation est tellement grave, que l’on n’échappe pas du moins pour un certain temps à des médications lourdes !

Mais, ce n’est pas la première fois que des personnes sont soignées pour une soi-disant dépression, alors qu’il s’agit d’une déprime passagère ! Bonjour les dégâts par la suite !…Alors que parfois des moyens plus naturels (technique de relaxation, plantes séchées (gélules et tisanes),  macérâts de bourgeons, huiles essentielles, homéopathie…) pourraient y remédier.

Les antidépresseurs sont les plus couramment employés, ils sont souvent associés à des anxiolytiques, et à des somnifères et ce, malgré les risques de dépendances bien connus !

D’autre part, plusieurs types de psychothérapies peuvent permettre de prendre conscience des mécanismes psychiques qui sont à l’origine de la souffrance mentale

Si par contre vous êtes dans une phase passagère de dépression  ou si vous vous sentez capable de gérer les choses par vous-même, alors n’hésitez pas, des moyens naturels peuvent vous y aider.

Quels sont ces moyens ?

Les outils anti-dépressions :

Les méthodes dites de relaxations,  telles que le yoga , la sophrologie….

Cette dernière a le mérite d’être très variée dans son approche. En effet, non seulement on travaille au niveau du mental mais aussi sur le corps, sur les cinq sens …sur les sentiments, sur les émotions … etc.

La personne qui fait régulièrement des pratiques de sophrologie est à même de détecter les premiers signes de sa dépression. La sophrologie a, en effet, une action prophylactique (elle prévient la maladie). Cette approche peut aussi, si elle est menée par un sophrologue averti (sophro-analyste)  permettre une recherche voire une analyse plus profonde des causes de la dépression.

La méditation quelques minutes par jour est précieuse : Dans son livre « Guérir », David Servan-Schreiber nous en parle longuement : en fait, dans un premier temps on fixe toute notre attention au  niveau de la respiration, profonde et régulière, dans un deuxième temps et cela au bout de quelques minutes, on porte notre attention au niveau de notre cœur que l’on peut imaginer en train de battre à son propre rythme jusqu’à finir par en percevoir les battements. L’étape suivante (après un certain entraînement…) consistera à relier les battements cardiaques à la respiration….etc.

Une équipe de chercheurs américains et chinois a voulu vérifier l’influence de la méditation par rapport à  la relaxation sur l’individu. 40 personnes sélectionnées au hasard parmi des étudiants préparant une thèse de doctorat, ont été divisés en 2 groupes, l’un formé à la « méditation » et l’autre formé à la « relaxation ». Ensuite, ils ont été soumis à des tests de haut niveau. Résultat, les membres du groupe de « méditation » présentaient un taux beaucoup plus bas de cortisol (hormone du stress) preuve d’une meilleure adaptation au stress. De plus, ils étaient moins sujets à la fatigue, à l’inquiétude, à la dépression que le groupe de « relaxation ». A méditer !

La lumière, veillez à vous retrouver dans des endroits lumineux sinon, augmentez au maximum les sources de lumière. Tout le monde a entendu parler de la luminothérapie, en effet ce manque se fait sentir dans les périodes automnales et hivernales. Ne sommes-nous pas mieux au printemps ou en été ? La lumière influence directement, contrôle même, plusieurs fonctions essentielles du cerveau émotionnel. La lumière pénètre dans le cerveau par les yeux et son effet est transmis à l’hypothalamus qui se trouve au cœur du cerveau émotionnel. Il faut savoir que l’hypothalamus régit toutes les hormones du corps. Par conséquent, il agit sur l’appétit, la libido, les cycles du sommeil, les cycles menstruels, la régulation de la température, le métabolisme des graisses et surtout l’humeur et l’énergie.

Durant les méditations ou des séquences de sophrologie, visualisez mentalement la puissante énergie du soleil, percevez en les rayons, sentez leur chaleur mais surtout la puissance de sa lumière. Vous serez étonné, car même s’il s’agit là d’un exercice mental, vous bénéficierez largement de sa puissance.

Quand le sommeil est perturbé :

Si le manque de sommeil est présent, il est important d’y remédier car il pourrait être à la source d’un désordre psychique et accentuer la dépression. Le soir avant le coucher, ayez un rituel de bien être, évitez les films trop durs ou trop émouvants ou évitez carrément la télévision. Prenez un bon bain chaud aux huiles essentielles de lavande, de mandarine, d’ylang-ylang et de marjolaine à coquilles (à diluer dans un dispersant, en laissant couler l’eau dessus) ensuite une tisane bien chaude au miel, faites par exemple, une série de respiration profonde en induisant lors de chaque inspiration le mot calme ou sérénité, ou laisser venir une image suggérant la détente…etc. Toutes ces petites choses, qui contribuent à un sommeil plus serein et plus profond. La répétition de ces actes deviendra un automatisme.

Si malgré tout cela le sommeil reste perturbé, vous pouvez prendre en gélules,  aubépine, coquelicot, houblon, escholtzia, valériane, tilleul, verveine ou passiflore le sommeil sera plus réparateur ! Ce qui est indispensable pour un bon équilibre. Cela existe également en tisane. Et ça marche ! Hé, oui ! 3 ou 4 plantes seront choisies max. 5 et vous pouvez varier vos prises.

L’alimentation :

Elle est aussi très importante, consommez eaux diverses, fruits, légumes, viandes maigres, beaucoup de poisson. Les A.G.E (acides gras essentiels) sont aussi indispensables et en cela les oméga 3 sont importants : Ils sont l’un des deux types d’acides gras indispensables au bon fonctionnement de notre organisme, au même titre que les vitamines et les minéraux. Notre organisme ne sait toutefois pas les synthétiser. Ils doivent donc être fournis en quantité suffisante par l’alimentation. De récentes études scientifiques ont montré qu’un apport suffisant en Oméga 3 et en Omega 6 a des effets bénéfiques sur notre santé.

Mais pourquoi les A.G.E.

L’incidence du « Baby blues » au Japon, à Singapour ou en Malaisie est entre trois et vingt fois moindre qu’en Belgique, France, Allemagne ou Etats-Unis. Cela est dû en partie, à leur consommation importante de poisson et de crustacées.

Les cellules de notre cerveau, comme toutes les cellules de notre corps d’ailleurs, renouvellent leurs constituants en permanence.  Or, pour les deux tiers, le cerveau est constitué d’acides gras. Ceux-ci sont les constituants de base de la membrane des cellules nerveuses,  au travers desquelles passent les communications. Donc, ce que nous mangeons formera la trame de ces cellules. De ce fait, si nous consommons des graisses saturées (solides) en excès,  (beurre, graisse…) cela se répercutera par une rigidité au niveau des cellules du cerveau. Par contre, si nous mangeons des graisses polyinsaturées variées, (liquides) les gaines des cellules du cerveau seront plus souples et de ce fait la communication sera plus stable.

En laboratoire, les expériences faites sur les rats (malheureusement !) nous montrent un comportement différent. Lorsque ceux-ci n’ont pas leur oméga 3, ils deviennent anxieux, et paniquent plus vite.

Un régime riche en oméga 3 comme chez les esquimaux augmente à long terme, la production des neurotransmetteurs de l’énergie et de la bonne humeur dans le cerveau émotionnel.

Quel est le rapport idéal entre  ces  2 A.G.E.?

Dans le passé, nos ancêtres se nourrissaient de baies, de noix, de poisson et d’animaux sauvages. Le rapport entre les Oméga 6 et les Oméga 3 dans leur alimentation était d’environ 1/1. Alors que le rapport actuel est en moyenne de 10 /1. Ce déséquilibre s’explique essentiellement par le fait que nous consommons aujourd’hui une très grande quantité de céréales, de viande d’animaux nourris aux céréales et d’huiles végétales riches en Oméga 6 et pauvres, voire dépourvues d’ Oméga 3.

Ce déséquilibre s’explique également par les campagnes anti-cholestérol menées depuis de nombreuses années. Les huiles végétales, riches en acides gras Oméga 6, ont été massivement utilisées en raison de leur intérêt au niveau de la lutte contre le cholestérol et la prévention des maladies cardio-vasculaires, d’où une consommation excessive d’Oméga 6. Le cholestérol n’est cependant pas le seul et unique responsable des maladies cardio-vasculaires. Le déséquilibre du rapport entre les acides gras Oméga 6 et Oméga 3 peut en effet constituer un facteur de risque déterminant.

Les dernières études menées, nous affirment que ce rapport devrait être de 5/1. Il est donc recommandé de consommer davantage d’Oméga 3, afin de rééquilibrer la balance.

Prenez soin de vous ! Lorsque vous êtes confronté(e)  à un stress, soyez à l’écoute de vous-même, protégez-vous, soit en axant le conscient sur la respiration, soit par diversion du mental, en songeant par exemple à des situations agréables, même s’il faut se forcer un peu …

Lorsque qu’une situation nous semble difficile, voire négative prenons la peine de l’analyser : qu’il y a-t-il à retirer de cela ? Quel enseignement reçois-je là? …Sachons que toutes situations conflictuelles ou autres ont toujours quelque chose de positif. Si nous analysons bien nos conflits intérieurs, nous saurons comment y remédier !

Mais, il va de soi, que la personne profondément dépressive, devra impérativement être guidée  par un thérapeute (psychanalyste, psychiatre, psychologue ou autre thérapeute sérieux !!!).

Positive la dépression ?

Pour pouvoir quitter l’état de souffrance réel qu’est la dépression, pour renaître plus fort, l’individu aura à accomplir un travail mental personnel. Ce travail est une épreuve et effectué avec l’aide d’un thérapeute,  il lui permettra au bout d’une période +/- longue de se mieux connaître, en découvrant ses propres valeurs. Mais aussi de prendre réellement conscience de ses défauts,  et faiblesses, afin de pouvoir y remédier. L’individu apprendra aussi comment mieux se défendre face aux nombreuses difficultés et obstacles de la vie.

Par ce même chemin, il fera bien souvent le deuil de ces idéaux « chers à l’enfance et à l’adolescence » en prenant enfin conscience des réalités de la vie d’adulte de ses frustrations et de ses contraintes. Plus fort, il pourra désormais être mieux à l’écoute de lui-même et saura faire face aux épreuves. Il sera à même de ne plus se laisser envahir par des situations non souhaitées.

Pour tout ce que sa thérapie lui apportera, l’individu sera gagnant et pourra considérer que « oui » la dépression peut être positive et être une véritable «renaissance».

Il est certain que les personnes étant passées par ce stade seront toujours plus fragiles sur le plan émotionnel. Mais encore une fois le fait d’être enfin à l’écoute de soi, nous permettra de mieux pressentir les choses et donc d’y remédier plus facilement en acceptant l’épreuve, en n’entrant surtout pas en conflit avec elle.

La spasmophilie

 

C’est un ensemble de signes associant des spasmes et une hyperexcitabilité musculaire. Elle est souvent familiale et touche plus volontiers les femmes que les hommes.

La plupart du temps, aucune cause n’est retrouvée. Les crises aigues (ou crises de tétanie) seraient provoquées par une hyperventilation due à l’angoisse, qui modifierait les échanges entre calcium et magnésium au niveau cellulaire.

 

Comment se manifeste la spasmophilie ?

Les manifestations de la spasmophilie peuvent se classer en trois catégories :

Les symptômes spasmodiques :

Crampes, fourmillements dans les jambes, les bras, les mains et le visage

“Boule” dans la gorge, gorge serrée, troubles de déglutition

Brûlures, crampes et nœuds à l’estomac, aérophagie

Les spasmes intestinaux, colites et ballonnements

Les contractions de l’utérus, les douleurs prémenstruelles importantes

Les tensions des mâchoires

Les douleurs musculaires et articulaires.

Les symptômes divers :

Les troubles de la vision et de l’ouïe : mouches devant les yeux, paupières qui tremblent, sifflements et bourdonnements d’oreille

L’asthénie c’est-à-dire la fatigue principalement le matin à cause d’un sommeil non réparateur

La tachycardie (accélération du rythme cardiaque), les extrasystoles (contractions prématurées du cœur causant parfois une légère douleur), l’éréthisme cardiaque (hyperexcitation du cœur)

L’oppression respiratoire

La perte de la libido

Les troubles du sommeil

Les symptômes anxio-dépressifs

Irritabilité

Anxiété

Phobies

Déprime

Apathie.

La spasmophilie se traite-t-elle ?

Le plus souvent, aucun traitement n’est nécessaire. Une alimentation équilibrée ainsi que la pratique d’un sport sont le plus souvent bénéfiques.

Une supplémentation en magnésium ou en calcium, en quantité raisonnable, peut améliorer certains symptômes.

Les anxiolytiques peuvent soulager l’anxiété mais ne doivent pas être pris de façon prolongée. Il vaut mieux si elle est importante préférer une prise en charge psychothérapique.

 

Quelles sont les produits naturels  utiles?

Comment et en quoi les H.E. vont-elles aider ?

 

Quelles sont-elles d’abord ?

 

Les calmantes et les relaxantes :

Citrus reticulata z mandarine Insomnie, angoisse, stress, agitation.

 

Citrus sinensis z orange douce Anxiété, nervosité, agitation, insomnies

Citrus bergamia z bergamote Difficulté d’endormissement chez l’enfant

Cymbopogon nardus citronnelle de Ceylan  RELAXANTE POUR MASSAGE

Cymbopogon flexuosus Lemongrass  CALMANTE ET ANTI DEPRIME

Litsea citrata  Litsée citronnée Insomnie, dépression nerveuse, agitation.

 

Lavandula x burnatii clone grosso Lavandin Décontractante musculaire et apaisante

Lavandula x burnatii clone super

Lavandula angustifolia ssp angustifolia Lavande vraie Décontractante musculaire et apaisante calmante

Citrus aurantiium ssp amara (fe) Petit grain bigarade anti dépressive calmante

 

Les anti-dépressives :

Lippia citriodora Verveine citronné

Chamaemelum nobile  Camomille noble

Cananga odorata extra Ylang ylang

Citrus aurantium ssp amara (fl) Néroli

0riganum majorana Marjolaine à coquilles

 

Comme vous pourrez le constater dans les huiles essentielles précitées, nous avons beaucoup de coumarines = photosensibilisant ! Donc, attendre 6 h avant d’aller au soleil.

 

Mélange antidépresseur éprouvé et apprécié (Mady) :

Marjolaine des jardins           3 ml

Petit grain bigarade               5 ml

Ravintsara                              2 ml

Lavande vraie                        2 ml

Mandarine                             3 ml

Vous pourriez ajouter 1 ml d’Ylang-ylang.

Ou

Marjolaine des jardins           3 ml

Petit grain bigarade               5 ml

Camomille noble                   2 ml

Lavandin                                 2 ml

Mandarine                             3 ml

 

Si la dépression est profonde, le mélange  choisi peut se prendre en massage le long de la colonne vertébrale et dans ce cas, utilisez une douzaine de gouttes 2 fois par jour et durant la journée 2 à 3 fois sur l’intérieur des poignets 4 à 5 gouttes.

Si dépression passagère, 4 à 5 gouttes sur le plexus solaire 2 à 3 fois par jour.

Pensez à faire des fenêtres thérapeutiques !

 

En diffusion :

Dans la maison, au bureau…

Mandarine, lavande, petit grain bigarade, litsée citronnée (aldéhyde terpénique parfois tussigène et lacrymogène), bergamote, …

Idées de synergies :

Relaxant : Litsée Citronnée, Lavandin Super, Mandarine verte.

Apaisant : Ylang-Ylang, Litsée Citronnée et Bois de Rose.

 

 

Plantes utilisables dans les maladies nerveuses

 

AntispasmodiquesSédativesHypnotiques
Nom scientifiqueNom
français
Leonurus cardiacaAgripaume
Arnica montanaArnica
Crataegus oxyacanthaAubépine
Ballota foetidaBallote fétide
Ocimum basilicumBasilic
Rosa caninaEglantier
Fumaria offFumeterre
Lavandula angustifoliaLavande
Origanum majoranaMarjolaine
Melilotus offMélilot
Melissa offMélisse
Viola tricolorPensée sauvage
Paeonia offPivoine
Glycyrrhiza glabraRéglisse
Rosmarinus offRomarin
Calendula arvenseSouci des jardins
Tilia europeaTilleul
Nom scientifiqueNom
français
Alnus glutinosaAulne
Lotus corniculatusLotier
Hypericum perforatumMillepertuis
Salix albaSaule

 

Nom scientifiqueNom
français
Papaver rhoeasCoquelicot
Humulus lupulusHoublon
Passiflora incarnataPassiflore
Valeriana offValériane

 

 

Plantes antispasmodiques
Aubépine :
Les extraits aqueux de Crataegus oxyacantha exercent un effet normotenseur et sédatif cardiaque. Les extraits alcooliques sont antispasmodiques.
L’Aubépine est un facteur de tolérance aux digitaliques.
Fumeterre :
L’action antispasmodique de la Fumeterre est surtout marquée sur le sphincter d’Oddi.
C’est une activité de type neurotrope.Mélilot :
Outre son action dans les troubles circulatoires, le Mélilot, par sa coumarine exerce une activité sédative. Les formes galéniques utilisant les plantes fraîches sont plus actives.Mélisse :
Elle exerce un effet tranquillisant Les formes galéniques utilisant les plantes fraîches sont plus actives.

 

Plantes hypnotiques
Houblon :

C’est un stimulant digestif et un sédatif. Il est actif dans les troubles de l’endormissement.Passiflore
Par ses divers composants, la Passiflore exerce une activité sédative :
– Les flavonoïdes ont une action sédative.
– Les coumarines diminuent l’excitabilité.
– Le maltol potentialise le sommeil
– Les alcaloïdes (Harmaline et Harmine) stimulent la production de sérotonine.Valériane :
Les formes galéniques utilisant les racines fraîches de Valériane exercent une action sédative .
L’expérience montre qu’elles sont plus actives dans les troubles du sommeil avec réveil nocturne que ceux de l’endormissement.

 

Plantes sédatives
Lotier :
Les sommités fleuries de Lotus corniculatus ont des propriétés sédatives.
Elles sont utilisées dans les troubles du sommeil avec difficulté d’endormissement ainsi que
dans les cas de nervosité avec irritabilité et agacement. C’est la plante de la bonne humeur.Eschscholtzia californica :
Elle exerce un effet anxiolytique comparable à celui obtenu avec les benzodiazépines.
Elle serait plus active sur les éléments féminins que masculins.

Anti-dépressive

Le Millepertuis est l’antidépresseur par excellence mais attention, il est photosensibilisant et ne peut être pris avec des contraceptifs ni des médicaments pour le cœur ! Associez-le au Lotier corniculé

En macérâts de bourgeons :

Chêne pédonculé : Impuissance, aphrodisiaque, fatigue générale physique et mentale.

Hêtre : Stimulation du système immunitaire, angoisse, stress, dépression.

Figuier : Analgésique, antidépresseur, migraine, ulcères à l’estomac, laxatif

Un mélange des trois à raison de 10 gouttes de chaque, soit 30 gouttes au total, le matin et le soir avant les repas

 

En teintures mères :

Valériane : Insomnie, réveil la nuit, antidouleurs, calmante

Millepertuis : antidépresseur (voir plus haut)

Pavot de Californie : idem Escholtzia (voir plus haut)

20 gouttes le matin et 20 gouttes le soir avant le repas et 20 gouttes au coucher.

 

En tisanes : je vous propose :

– L’Orange douce : sédatif et somnifère léger
– Le Houblon : sédatif et somnifère
– La Passiflore : sédative, favorise un sommeil naturel
– Le Tilleul : favorise un sommeil naturel, sans somnolence au réveil

 

En élixirs floraux :

Ils nous sont d’une grande utilité pour mieux comprendre nos comportements n’hésitez pas, à nous demander des renseignements. Je prépare vos élixirs.

Je  reste convaincus que les moyens naturels sont des alliés importants dans ce domaine, mais n’oublions pas de faire une activité sportive ne serait-ce que de la marche ! L’idéal serait 30 min.  par jour ! Mettre tous les atouts de son côté aura à coup sûr, un effet préventif.

 

Quelques mélanges qui ont fait leurs preuves !

 

Dépression nerveuse (D. BAUDOUX)

HE Origanum compactum (Origan compact) : 1 ml

HE Aniba rosaeodora (Bois de rose) : 2.5 ml

HE Cymbopogon martinii (Palmarosa) : 1 ml

HE Commiphora molmol (Myrrhe) : 0.5 ml

Utilisations:

– 4 à 6 gouttes 2 fois par jour en onction le long de la colonne vertébrale ou sur les chakras.

OU

– 2 gouttes en sublingual 2 à 3 fois par jour selon le besoin  en massage dorsal de part et d’autre de la colonne vertébrale ou 5 gouttes sur le plexus solaire ou la voûte plantaire 1 à 2 fois par jour.

 

Insomnie chez l’adulte (TELPHON)

Traitement local :

HE Valériane officinale : 2 ml

HE Mélisse officinale : 2 ml

HE Mandarine : 2 ml

HV Millepertuis : 30 ml

HV Olive ou Avocat : 30 ml

Utilisation :

Massez le plexus, le dos, les épaules et les tempes. Renouvelez ce traitement 1 à 2 fois dans la journée, si nécessaire.

Traitement oral :

HE Valériane officinale

HE Mélisse officinale

HE Mandarine

Utilisation :

Prenez 1 goutte de chaque huile essentielle au moment du repas, soit dans une cuillérée à soupe d’huile d’olive ou d’huile de tournesol ou de miel, ou sur une mie de pain. Renouvelez ce traitement 2 à 4 fois dans la journée.

 

Crise de nerfs

Traitement local:

HE Lavande officinale : 2 ml

HE Mélisse officinale : 2 ml

HE Mandarine Z : 2 ml

HV Millepertuis : 30 ml

HV Olive ou Avocat : 30 ml

Utilisation: Massez le plexus, le dos et les épaules. Renouvelez ce traitement 1 à 2 fois dans la journée, si nécessaire.

Traitement oral :

HE Lavande officinale

HE Mélisse officinale

HE Mandarine Z

Utilisation: Prenez 1 goutte de chaque huile essentielle au moment du repas, soit dans une cuillérée à soupe d’huile d’olive ou de miel, ou dans un peu de mie de pain. Renouvelez ce traitement 2 à 4 fois dans la journée.

 

Crise de panique

Traitement local :

HE Lavande officinale : 3 ml

HE Mélisse officinale : 3 ml

HE Petit grain bigarade : 3 ml

HV Millepertuis : 30 ml

HV Olive ou Avocat : 30 ml

Utilisation :

Massez le plexus, le dos, les épaules et les tempes. Renouvelez ce traitement 1 à 2 fois dans la journée, si nécessaire.

Traitement oral :

HE Lavande officinale

HE Mélisse officinale

HE Petit grain bigarade 

Utilisation :

Prenez 1 goutte de chaque huile essentielle au moment du repas, soit dans une cuillérée à soupe d’huile d’olive ou d’huile de tournesol ou de miel, ou sur une mie de pain. Renouvelez ce traitement 2 à 4 fois dans la journée.

 

Lors de période dépressive, il est parfois aussi nécessaire de stimuler la personne …Dans ce cas, l’HE d’épinette noire, le thym saturéoïde …seront indiquées. Mais ! Œstrogène like

 

L’HE de Yuzu est issue d’une hydro-distillation et est non photosensibilisante.

La différence, c’est que dans le cadre de :

  • L’hydro-distillation, on met les feuilles directement dans l’eau et on chauffe le mélange :
  • Pour l’entrainement à la vapeur d’eau, de la vapeur est formée à part et on la fait passer dans la substance à extraire.

 

Propriétés :

Relaxantes, elle est très utile en cas de stress, anxiété et fatigue.

Egalement tonifiante, elle renforce la confiance en soi et respirer son parfum éloigne la fatigue….

 

Spasmophilie et spasmes nerveux

HE Estragon               2 ml

HE Basilique ex.         2 ml

HE Lavande aspic      1 ml

HE Petit gr. Bigarade  1 ml

HV de Noisette QSP  50 ml

8 gouttes en massage le long de la colonne vertébrale et du plexus solaire.

+

Tisane de camomille noble infusion de 5 min. 2 à 3 tasses par jour avec un peu de miel de lavande ou d’oranger.

 

Les 13 huiles essentielles à retenir

 

J’insiste !!! Ne sont développées ici que les propriétés concernant cet atelier !

 

CITRUS BERGAMIA

Le bergamotier

Propriété principale :

Calmante du SNC.

Indications :

Difficulté d’endormissement chez l’enfant.

Posologie :

1 goutte d’HECT dans un support avant le coucher ou en diffusion atmosphérique 10-15 min. avant le coucher dans la chambre de l’enfant.

 

CHAMAEMELUM NOBILE

La camomille

Propriétés principales :

Calmante du SNC et pré anesthésiante.

Indications :

Stress, anxiété, choc nerveux, interventions chirurgicales.

Posologie :

3 gouttes d’HECT pure ou diluée sur le plexus solaire ou de part et d’autre de la colonne vertébrale en cas de choc ou de stress 2 gouttes d’HECT sur un support en sublingual 3 x/jour 24h avant l’intervention et durant les 48h après.

 

 

BOSWELLIA CARTERI

Encens ou oliban

Propriétés principales :

Anti-dépressive et favorise la relaxation profonde.

Indications :

Soins palliatifs.

Posologie :

2 gouttes d’HECT dans un support en sublingual 2x/jour ou 2 gouttes d’HECT dans 10 gouttes d’HV pour une application sur la voûte plantaire.

 

 

PICEA MARIANA

Epinette noire

Propriétés principales :

Cortisone – mimétique.

Indications :

Asthénie profonde, épuisement.

Posologie :

2 gouttes d’HECT dans un support en sublingual 3x/jour et/ou 2 gouttes d’HECT dans 2 gouttes d’HV en application dans le bas du dos.

 

LAVANDULA ANGUSTIFOLIA

Lavande vraie

Propriétés principales :

Calmante, sédative, antidépressive.

Indications :

Stress, anxiété, agitation, insomnie…

Posologie :

2 gouttes d’HECT et 2 gouttes d’HV en application sur la voûte plantaire, la face interne des poignets ou le plexus solaire à adapter selon la demande.

 

LITSEA CITRATA

Litsée citronnée

Propriété principale :

Calmante, sédative, antidépressive.

Indications :

Insomnie, dépression nerveuse, agitation.

Posologie :

2 gouttes d’HECT dans un support en sublingual 2 x/jour.

 

CITRUS RETICULATA

Mandarinier

Propriété principale :

Calmante du système nerveux.

Indications :

Insomnie, angoisse, stress, agitation.

Posologie :

2 gouttes d’HECT au repas du soir puis 2 gouttes au coucher en usage interne ou en diffusion atmosphérique dans une chambre d’enfant pendant 10-15 min. pour favoriser l’endormissement.

 

ORIGANUM MAJORANA

Marjolaine à coquilles

Propriété principale :

Sédative et calmante nerveuse importante.

Indications :

Dystonies neurovégétatives de tout type (aérophagie, spasmophilie, anorexie-boulémie,…)

Posologie :

2 gouttes d’HECT 3 x/jour sur un support en sublingual.

 

CITRUS AURANTIUM SSP AURANTIUM FL.

Néroli

Propriété principale :

Anti-dépressive – Antispasmodique.

Indications :

Surmenage, fatigue mentale, palpitation…

Posologie :

2 gouttes d’HECT sur un support, à renouveler en fonction des besoins.

 

CITRUS SINENSIS

Orange douce

Propriété principale :

Calmante du SNC et antiseptique atmosphérique.

Indications :

Anxiété, nervosité, agitation, insomnies.

Posologie :

Mettre 2 ou 3 gouttes en massage sur le plexus solaire et/ou sur la plante des pieds, à répéter au besoin.

 

PINUS SYLVESTRIS

Pin sylvestre

Propriété principale :

Cortisone like et neurotonique.

Indications :

Fatigue générale, “coup de pompe“.

Posologie :

2 gouttes d’HECT sur un support en sublingual 2 x/jour.

 

THYMUS SATUREOIDE

Thym à feuilles de sarriette

Propriété principale :

Tonique générale.

Indications :

Asthénies physiques, mentales et sexuelles.

Posologie : 2 gouttes d’HECT sur un support 3 x/jour jusqu’à amélioration.

 

CANANGA ODORATA

Ylang-ylang

Propriété principale :

Sédative, relaxante nerveuse.

Indications :

Dystonies nerveuses : stress, angoisse, insomnie,…

Posologie :

3 gouttes d’HECT dans 3 gouttes d’HV sur la face interne des poignets et le plexus solaire.

 

 

En plantes sèches ou fraîches :

Consommez dans votre alimentation de la salade, La laitue et certains des membres de sa famille que nous appelons familièrement salade, ont beaucoup à nous offrir. Il faut toujours choisir une salade possédant une belle couleur verte, ce sont celles possédant le plus d’éléments nutritifs.

Dans cette famille, la laitue est celle que nous préférons, pour les multiples bienfaits qu’elle peut nous offrir. Une des propriétés peu connue de la laitue provient d’une de ses molécules qui se rapproche de l’opium, sans en présenter les effets toxiques, qui font de ce légume le secret le mieux gardé pour lutter contre la nervosité et l’insomnie.

Mais aussi riche en vitamines et minéraux hautement assimilables

Un excellent calmant et somnifère:

Elle agit donc comme somnifère naturel, mais également de spasmes viscéraux ou génitaux, d’incontinence d’urine, de douleurs névralgiques, de palpitations cardiaques, de toux nerveuse et d’excitation.

 

Pour bénéficier des vertus de la laitue on peut bien entendu en consommer de bonnes quantités en salade (par exemple assaisonnée de vinaigre de cidre), de préférence lors du repas du soir. En jus aussi.

Une autre bonne façon d’en retirer toutes les vertus médicinales, comme calmant, sera d’en faire une décoction. Pour le contenu d’une tasse d’eau bouillante, utiliser 3 à 4 belles feuilles de laitue, porter à ébullition et laisser bouillir 2 minutes et ensuite infuser 5 minutes. La laitue cultivée de façon conventionnelle contient beaucoup de nitrites qui sont dommageables à la santé. Il est donc conseillé de consommer de la laitue de culture biologique.

 

Tisane de M.A. Mulot 

Insomnie :

Passiflore       10 gr

Aubépine       20 gr

Mélilot           10 gr

Lotus racines  10 gr

(Valériane      20 gr) si vous la supportez car elle amène des rêves

Tilleul             10 gr

Oranger          10 gr

Verveine        10 gr

Posologie

1 cuillère à soupe  pour ¼ de L d’eau froide. Amener à ébullition. Aux premiers bouillons retirer du feu. Infuser 10 min.

Boire chaude sucrée au miel d’oranger, ½ h avant le coucher.

 

Tisane dépression (Mady) :

– Passiflore 10 gr

– Aubépine 10 gr

– Aspérule odorante 20 gr

– Mélisse 20 gr

– Serpolet 20 gr

Deux cuillères à soupe par tasse d’eau froide. Porter à ébullition puis infuser cinq minutes. Deux à trois tasses entre les repas et une au coucher.

 

 

DEPRESSION LEGERE OU SAISONNIERE Dr M. Tourrasse

 

Exemple de traitement général phytothérapique

 

Posologie pour un adulte ou un adolescent :

– Hypericum perforatum extrait sec 200 mg

– Eleutherococcus senticosus extrait sec 500 mg

– Griffonia simplicifolia extrait sec 200 mg  (pas chez l’épileptique ! Femme enceinte et enfant conseil de Mady)

Une gélule de chaque au début du repas, matin et midi

           

Et également…

– Selon l’anxiété : Passiflora incarnata T.M.

50 gouttes une à trois fois par jour

– Selon le sommeil : Valeriana officinalis T.M.

50 à 100 gouttes au coucher

           

Propriétés des plantes

– Hypericum perforatum, le Millepertuis, est une plante ayant des vertus antidépressives. Son activité sérotoninergique s’explique par la teneur de la plante en hyperforine et hypéricine.

– Eleutherococcus senticosus, l’Eleuthérocoque ou Ginseng de Sibérie, est une plante adaptogène, psychotonique et stimulant du SNC.

– Griffonia simplicifolia, quant à lui, possède des graines riches en 5–hydroxytriptophane, qui est un précurseur de la sérotonine, et vient donc compléter l’action du Millepertuis.

 

 

ANXIETE DEPRESSIONS – R. Fauron           

Proposition de traitement :

Sous forme de gélules, au choix :

  • Deux mélanges d’Extraits Secs

– Eschscholtzia californica   0,100 g

– Griffonia simplicifolia   0,250 g pour une gélule.

OU

– Lavandula officinalis    0,060 g

– Passiflora incarnata     0,200 g

– Hypericum perforatum 0,150 g pour une gélule.

 

Pour ces deux formules, deux gélules matin et soir, à adapter en fonction de la sensibilité du patient et de l’évolution.

 

Propriétés des plantes :

Eschscholtzia anxiolytique, légèrement sédative

Griffonia psychotonique

Lavandula anxiolytique

Passiflora anxiolytique

Hypericum antidépressive. Pour cette dernière, attention aux contre indications et précautions d’emploi habituelles : Antidépresseurs par inhibition de la recapture de la sérotonine, anti-inflammatoire, contraceptifs…

 

De manière générale, parlez toujours à votre thérapeute de ce que vous prenez.

Faites des traitements par séquences variées.

Exemple :

Dans le cas d’une dépression légère ou saisonnière :

Vous pourriez prendre en traitement de fond :

  • Macérât de bourgeons de

Figuier            2 x 10 gouttes matin et soir

  • Tisane de

Tilleul                         25 gr

Oranger          25 gr

Mélisse           50 gr

3 tasses par jour entre les repas

  • Si problème de sommeil en gélules

            Passiflore

            Aubépine

            Escholtzia

            1 gélule de chaque le soir ½ heure avant le coucher.

  • En aromathérapie
  • Petit grain bigarade 2 ml
  • Mandarine 2 ml
  • Camomille noble 1 ml

3 à 4 gouttes sur le plexus 3 x/jour.

 

Tout cela durant 3 semaines maximum. Arrêt durant 1 semaine et reprise

 

 

 

Les 2 préparations de ce cours :

 

1° Mélange d’huiles essentielles antidépressives 

 

Marjolaine à coquilles   10 gouttes

Petit grain bigarade       10 gouttes

Verveine citronnée          5 gouttes

Camomille                       5 gouttes

Lavande vraie                10 gouttes

Mandarine                     10 gouttes

HV                   QSP       10 ml

 

A avoir toujours sur soi, et dans les cas difficiles 5 à 6 gouttes sur le plexus solaire ou sur la face interne des poignets.

 

 

2° Mélange d’une huile de massage apaisante et décontractante musculaire.

 

Lavandin        20 gouttes

Mandarine     20 gouttes

Estragon           5 gouttes

Petit grain bigarade             20 gouttes

Ylang-ylang                  5 gouttes

HV                   QSP     30 ml

           

Massage chaque jour du dos en mettant une dizaine de gouttes au niveau de la colonne vertébrale voire 2 à 3 x/jr si nécessaire.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CAMOMILLE

et anxiété

Chez des personnes souffrant de trouble anxieux généralisé, en plus de ses effets anxiolytiques, la camomille pourrait exercer une action antidépressive.

Un état d’anxiété se définit comme une excitation émotionnelle déplaisante face à un danger ou à des exigences menaçantes. L’anxiété est une émotion normale en réponse au stress de la vie quotidienne. Elle intervient occasionnellement en réponse à des situations perturbant notre sensation de sécurité. Elle nous aide à éviter les dangers et nous rappelle de ne pas nous placer à nouveau dans la même situation potentiellement dangereuse.

En cas de trouble anxieux généralisé, l’anxiété est diffuse, persistante, irrationnelle et concerne la plupart des événements de la vie quotidienne. Les symptômes de cette anxiété généralisée sont souvent chroniques. Les personnes souffrant de trouble anxieux généralisé peuvent également présenter des symptômes dépressifs.

La camomille (Matricaria recutita) est une plante médicinale dont l’usage est connu depuis des siècles et ses tisanes sont traditionnellement utilisées pour soulager l’anxiété et l’insomnie. L’étude de ses principes actifs a montré que ses propriétés anxiolytiques seraient dues à la présence d’apigénine, un flavonoïde. L’apigénine semble se lier aux récepteurs des sites des benzodiazépines sur le GABA, un neurotransmetteur inhibiteur, régulateur de l’anxiété.

Une étude a évalué les effets de la camomille chez des personnes présentant un trouble anxieux généralisé avec ou non des symptômes dépressifs.

Dans ce but, les chercheurs ont rassemblé les données issues de la phase ouverte d’une étude clinique randomisée, en double aveugle et contrôlée contre placebo, utilisant un extrait de camomille pour prévenir la réapparition du trouble anxieux généralisé. Cet essai, qui a duré huit semaines, a porté sur 179 personnes âgées de 18 ans au moins. Diagnostiquées pour un trouble anxieux généralisé modéré, elles étaient traitées avec 1500 mg quotidiens d’un extrait de camomille.

L’analyse des données préliminaires indique que le trouble anxieux généralisé apparait beaucoup plus tardivement chez les personnes présentant une dépression que chez celles non dépressives.

Les résultats montrent par ailleurs, que l’extrait de camomille a produit des effets anxiolytiques similaires dans ces deux groupes de patients. Néanmoins, il a généré une réduction plus importante des scores de symptômes dépressifs et du test de dépression de Beck.

L’extrait de camomille pourrait donc, en plus de son activité anxiolytique, produire des effets antidépresseurs cliniquement significatifs chez des personnes présentant un trouble anxieux généralisée et une comorbidité dépressive. D’autres études, contrôlées, portant sur des sujets avec des troubles dépressifs sont nécessaires pour valider ces observations préliminaires.

 

 

 

            I/ STRESS, ANXIÉTÉ ET TROUBLES DU SOMMEIL

Ils mettent l’organisme  en difficulté  en l’obligeant à des réactions de compensation et d’adaptation.

Syndrome Général d’Adaptation (SGA)*,

d’intensité variable en fonction de la qualité et de l’intensité du stress.

Le SGA* se se décompose en 3 phases :

  1. Phase d’alerte ou d’alarme

Une agression soudaine induit la libération de médiateurs chimiques au niveau du cerveau (sécrétion

rapide d’adrénaline* et de noradrénaline*) ce qui permet la mobilisation des ressources. Sur le plan

physique, cela entraîne une augmentation de la fréquence cardiaque et de la tension artérielle, une

modification du métabolisme* (hyperglycémie*) ainsi qu’une baisse momentanée des capacités

de défense face aux infections. Sur le plan psychique, cela se traduit par une augmentation de la

vigilance qui stimule l’éveil ainsi que des capacités intellectuelles d’attention et de jugement.

 Cette réponse est indispensable à l’adaptation de l’organisme à de nouvelles conditions et n’est pas

problématique en elle-même.

 Si l’agression s’arrête, et que les réactions d’adaptation à ce stress n’ont pas puisé dans ses réserves,

l’organisme reprend son fonctionnement normal.

 En revanche, si le stress a dépassé les capacités de réserve du corps et/ou s’il se prolonge, on entre

dans la phase dite “de résistance”.

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  1. Phase de résistance

Lors de cette phase, au cours de laquelle l’exposition à l’agent stressant se prolonge, l’adaptation

de l’organisme se poursuit, mais cela se fait au détriment de son bon fonctionnement. En effet, pour

répondre à cette exposition devenue chronique, l’organisme s’adapte afin d’assurer une alimentation

énergétique suffisante aux muscles, au cerveau et au cœur. Pour cela, des hormones glucocorticoïdes,

dont le cortisol*, la fameuse hormone du stress, sont sécrétées en quantité importante par les

glandes surrénales* ce qui permet de stimuler la production de glucose. Cependant, cette sécrétion

de cortisol* entraîne parallèlement une immunodépression*, ce qui fragilise l’organisme de manière

globale. En fonction des individus, les premiers problèmes de santé peuvent apparaître : sensibilité

aux infections, hypertension* artérielle, sommeil perturbé, fatigue avec plus de difficulté à récupérer,

troubles de la concentration, …

COMPRENDRE : Le cortisol*, hormone du stress

 Ce n’est pas la sécrétion de cortisol* qui est problématique mais le fait qu’il soit sécrété en

quantité importante et de manière prolongée. En effet, le cortisol* est une hormone indispensable

au bon fonctionnement du corps humain et qui est physiologiquement sécrétée le matin au

réveil, jusqu’à midi environ. Il permet de s’adapter aux changements de l’environnement et à

l’intermittence de l’apport alimentaire en stabilisant la glycémie*. Sans lui, l’organisme n’aurait

aucune capacité à réagir au monde environnant. Par contre, en cas de stress prolongé, sa

sécrétion augmente de façon importante et ne se met jamais au repos, ce qui finit par épuiser

l’organisme.

  1. Phase d’épuisement

Cette phase est marquée par la défaillance des capacités d’adaptation, pouvant se traduire par une

fatigue chronique, des troubles du sommeil quasi-systématiques (insomnie* ou hypersomnie*), de

l’anxiété, une dépression*…

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Les facteurs déclencheurs de stress peuvent être variés. Ils peuvent être d’origines physique

(traumatismes, interventions chirurgicales, bruit, travail prolongé et pénible…), psychique (deuil, peur,

colère, solitude…), provenir de la combinaison de facteurs psychiques et physiques à l’origine d’un

stress chronique et épuisant (rythme de travail et pénibilité, surcharge mentale, épuisement parental…).

Certaines maladies ou certains états chroniques peuvent également provoquer à plus ou moins

long terme un stress constant pour l’organisme : diabète*, ulcères* gastroduodénaux liés au stress,

troubles hormonaux (modification du cycle menstruel chez la femme, impuissance chez l’homme…),

rhumatismes*, douleurs chroniques, fatigue chronique…

LE SAVIEZ-VOUS ?

En dehors des réactions physiques, il existe des réponses émotionnelles qui se fixent dans le corps au niveau

des muscles striés*, mémoires du stress, d’où les expressions « en avoir plein le dos, être noué, tendu ».

Le stress peut donc entraîner des troubles d’intensité variable liés au déséquilibre du fonctionnement de

l’organisme qu’il induit, et l’épuisement progressif de ses capacités adaptatives.

B/ Anxiété4,5

L’anxiété correspond à un état de trouble psychique caractérisé par un sentiment désagréable

d’attente interminable, causé par la crainte d’un danger imprécis. Elle se traduit par un sentiment

d’inquiétude, de peur, qui peut conduire à s’isoler ou au contraire à devenir hyperactif.

L’anxiété est utile et normale lorsqu’elle est justifiée par des causes réelles. Ainsi, examens, maladie ou

décès d’un proche, problèmes financiers, soucis professionnels, changements de mode de vie (départ à

la retraite, divorce, départ d’un enfant de la maison), traumatismes (accident, agression) constituent les

principaux facteurs générateurs d’anxiété.

Elle est en revanche considérée comme pathologique lorsqu’elle survient sans raison ou que son

intensité est disproportionnée par rapport à l’événement, lorsqu’elle empêche la personne d’atteindre

ses objectifs, qu’elle interfère fortement avec ses activités quotidiennes et sa vie sociale… Elle peut

devenir alors très invalidante.

Notez que l’anxiété apparaît souvent en phase d’épuisement dans le syndrome général d’adaptation*

au stress et qu’elle accompagne pratiquement toutes les pathologies psychiatriques.

Sur le plan physique les symptômes de l’anxiété sont très variables et non spécifiques : troubles

du sommeil, palpitations, maux de ventre, troubles du transit, sensation de nœud à la gorge ou à

l’estomac, envie constante d’uriner, irritabilité, tensions musculaires… Les symptômes sont en général

graduels. Si elle n’est pas prise en charge rapidement, elle peut entraîner des problèmes de santé tels

que l’alcoolisme, la toxicomanie, la dépression* et d’autres troubles psychologiques (tels que phobies,

psychoses*…), l’hypertension*, le syndrome de l’intestin irritable*6

. Dans le cas de ce dernier (qui est

dû à une hypersensibilité intestinale, une micro-inflammation constante et une anomalie de la flore

intestinale*), même si les mécanismes sont encore mal connus, l’anxiété favoriserait son apparition et

pourrait également aggraver les troubles de la motricité intestinale concomitants (transit trop rapide ou

trop lent qui irrite les parois et la muqueuse* intestinale).

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On distingue 6 types de troubles anxieux4

 :

  • L’anxiété chronique qui constitue un sentiment d’inquiétude permanente pour tout ce qui risquerait

de se produire (peur d’avoir un accident, peur de tomber malade…).

  • Le trouble panique qui se manifeste par des crises d’angoisse et de panique soudaines pouvant

durer plusieurs minutes et pouvant être rapprochées dans le temps.

  • La phobie qui est une peur non maîtrisée et irrationnelle provoquée par un animal (insecte) ou une

activité (prendre l’avion).

  • La phobie sociale qui peut conduire à l’isolement complet par peur de rencontrer d’autres

personnes.

  • Le Trouble Obsessionnel Compulsif (TOC) qui se caractérise par la prise d’habitudes ou la

réalisation de gestes que la personne ne peut s’empêcher de faire (par exemple se laver les mains)

et qui la rassure un temps donné.

  • Le Trouble de Stress Post-Traumatique (TSPT) qui survient après un choc lié à une situation ou à

un événement traumatisant et qui a provoqué un sentiment de peur ou d’impuissance intense.

C/ Troubles du sommeil

  1. Physiologie du sommeil en bref

Le sommeil se définit comme une altération de la conscience, ou une inconscience partielle, à

laquelle on peut mettre fin par une stimulation. L’alternance du sommeil et de l’état de veille fait

intervenir le cerveau et le tronc cérébral*. Le sommeil suit naturellement un rythme circadien*, à

savoir un processus cyclique sur 24 h.

COMPRENDRE7

 : La mélatonine*, hormone du sommeil

La mélatonine* est une hormone produite par l’épiphyse*, une glande située dans le cerveau

dont la sécrétion informe ce dernier des périodes d’obscurité et d’éclairage au cours de la

journée, ce qui évolue donc au fil des saisons.

Comment ça se passe ? La sécrétion de mélatonine* est stimulée lorsqu’il fait sombre et inhibée

en présence de lumière. Ainsi, en sécrétant cette hormone, l’épiphyse* transmet l’information au

cerveau qu’il fait sombre et que c’est le bon moment pour dormir. Le maximum de production

est atteint de 2 h à 5 h du matin, d’où le nom d’hormone du sommeil. Cependant, l’utilisation

d’écrans peu de temps avant le coucher peut perturber la sécrétion de mélatonine* et donc le

sommeil. En effet, la lumière et notamment la fameuse “lumière bleue” perçue par les cellules

de la rétine induit le cerveau en erreur en lui indiquant qu’il ne fait pas nuit et que ce n’est pas le

moment de dormir. Ainsi, la production de mélatonine* ne démarre pas et le sommeil n’est pas

enclenché.

Pendant le sommeil, le dormeur conserve la plupart du temps un contact avec l’environnement

puisque des bruits dans la nuit le réveillent, tout comme les somnambules se déplacent sans se

heurter aux obstacles tout en étant profondément endormis.

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On distingue 2 principaux stades de sommeil qui vont s’alterner : le sommeil lent et le sommeil

paradoxal.

  • Le Sommeil Lent (SL, ou sommeil à ondes lentes) démarre 5-10 min après l’endormissement,

c’est le moment où l’on va se blottir au fond de son lit. Il se décompose en 4 stades de sommeil

de plus en plus profond (successivement : très léger, léger, profond, très profond) pendant

lesquels les signes vitaux (température corporelle, fréquence respiratoire, pouls, pression

artérielle) ainsi que l’activité cérébrale s’abaissent.

  • Le Sommeil Paradoxal (SP) fait suite au SL. Au cours de cette phase, l’activité cérébrale

redevient intense, voire plus intense que pendant l’état de veille, et la température corporelle, le

pouls, la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire et la pression artérielle augmentent…

d’où le terme paradoxal : alors que la personne est profondément endormie, ses yeux bougent

rapidement sous ses paupières. Les rêves ont lieu pendant cet état au cours duquel le corps est

en alerte, exceptés les muscles qui sont inhibés (ce qui nous empêche d’effectuer les mouvements

rêvés !). Chaque épisode de SP est suivi d’un retour au stade 4 du SL (sommeil très profond).

Le SP recommence toutes les 90 min environ, chaque période s’allongeant par rapport à la

précédente. Ainsi, la première dure de 5 à 10 min et la dernière peut durer jusqu’à 50 min, les

rêves les plus longs se produisant donc au petit matin.

Les sommeils lents et profonds ont des fonctions différentes :

  • Le SL constitue le stade réparateur, période pendant laquelle la plupart des mécanismes

nerveux retournent à leur niveau de base. De ce fait, à la suite d’un manque de sommeil, le SL

dure plus longtemps qu’en temps normal (afin de laisser le temps à l’organisme de s’équilibrer).

  • Le SP donnerait quant à lui au cerveau l’occasion d’analyser les événements de la journée et

de s’attaquer aux problèmes émotionnels par le rêve. Les sujets qui en sont privés présentent

une certaine instabilité émotionnelle et divers troubles de la personnalité pouvant aller jusqu’à

l’hallucination.

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Le besoin de sommeil quotidien diminue constamment au cours des années : il est de l’ordre de 16 h

chez le nourrisson, d’environ 7 à 9 h chez un adulte8,9 et baisse encore chez la personne âgée. En

revanche, quel que soit l’âge, un bon sommeil est essentiel pour une bonne qualité de vie.

LE SAVIEZ-VOUS ?

La plupart des gens passent environ le tiers de leur vie à dormir !

Différents facteurs peuvent affecter le sommeil tant au niveau de la quantité, que de la qualité.

Ainsi, par exemple, une consommation excessive d’alcool et la plupart des somnifères suppriment

le SP mais non le SL, alors que certains tranquillisants réduisent le SL bien davantage que le SP10.

Notez que le stress peut aussi avoir un effet sur le sommeil (génération d’insomnie*, de réveils

nocturnes, de difficultés d’endormissement, tout comme l’anxiété et la plupart des pathologies

psychiatriques).

  1. Insomnie

L’insomnie* se définit par l’incapacité chronique d’obtenir la quantité et/ou la qualité de sommeil

nécessaire à l’accomplissement des activités quotidiennes. Elle touche beaucoup de monde. Ainsi,

en France, 1 français sur 3 déclare en souffrir.

Comme le besoin de sommeil varie de 6 à 10 h par jour11, il est impossible de déterminer ce qu’est la

“bonne” quantité de sommeil, elle est propre à chacun.

Les symptômes les plus couramment observés sont une anomalie de l’endormissement avec des

réflexes de réveil, des pensées récurrentes, un réveil précoce sans possibilité de ré-endormissement,

des réveils fréquents en deuxième partie de nuit, des interruptions de sommeil avec une sensation

de fatigue et de repos non récupérateur au réveil. L’insomnie* de longue durée peut également

dérégler le métabolisme* (perte d’appétit…), faire baisser l’immunité12… En effet, un bon sommeil est

important pour permettre à l’organisme de se régénérer, d’avoir de l’énergie et toutes les ressources

nécessaires pour fabriquer, notamment, les cellules de l’immunité. Aussi un organisme “en forme”

aura de meilleures capacités de guérison qu’un organisme souffrant d’une carence en sommeil en

cas de contraction d’une pathologie telle qu’une banale infection virale hivernale, car il sera plus

résistant et plus combatif.

L’insomnie* véritable est souvent due à des troubles psychologiques (difficultés à trouver le sommeil

lors d’états inquiets ou anxieux, réveils hâtifs chez les personnes dépressives…). Dans ces cas, ces

états devront être traités en priorité. Elle peut aussi être liée à des changements de rythme dans le

quotidien (vacances, déplacements professionnels…), ainsi qu’à des états physiologiques (problèmes

de digestion, ménopause*…).

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D/ Plantes associées

La phytothérapie de ces 3 troubles du système nerveux sera assez similaire, c’est pourquoi nous l’avons

regroupée dans un seul paragraphe.

Les propriétés des plantes étant proches, ce sont les symptômes concomittants observés (troubles

digestifs, tachycardie* etc…) qui orienteront le choix de(s) plante(s) utilisée(s).

De manière générale, on utilisera les plantes de la manière suivante :

  • Plantes anxiolytiques* et sédatives* : elles auront un impact sur le stress, l’anxiété et les troubles

légers du sommeil. Elles vont avoir une action tranquillisante et contribueront à apaiser la tension

nerveuse. Elles aideront également à trouver le sommeil par ce biais. Si les plantes sont identiques,

la fréquence et les moments de prise seront différents en fonction des troubles.

  • Plantes hypnotiques* : elles auront un impact sur le sommeil. Contrairement aux plantes

précédentes, elles sont directement inductrices du sommeil et facilitent l’endormissement, retardent

l’heure du premier réveil nocturne et procurent un sommeil réparateur.

  • Autres plantes utilisées en cas de troubles du sommeil

– Plantes digestives à activité sédative* utilisées dans les cas de troubles digestifs empêchant de

trouver le sommeil.

Exemples : selon les troubles : plantes carminatives*, antispasmodiques*…

– Plantes à tropisme cardiaque en cas de manifestations cardiaques associées (tachycardie*…).

– Plantes possédant une action hormonale en plus de l’action sédative*, par exemple en cas de

troubles du sommeil associés à la ménopause*.

ATTENTION : En raison des propriétés des plantes utilisées et selon la sensibilité de chacun, il

conviendra d’éviter leur prise en même temps que celle de médicaments à effets sédatifs*.

Posologies :

– De manière générale, pour toutes les plantes que nous allons voir, il faudra ajuster la posologie en

fonction des troubles présents :

  • En cas de stress et d’anxiété : pour les infusions, boire 1 tasse, et pour les alcoolatures, prendre le

volume indiqué par prise, 2 à 3 fois par jour ou dès la manifestation des troubles.

  • En cas de troubles du sommeil : réaliser des infusions avec la même quantité de plante indiquée

mais dans un plus petit volume (donc plus concentrées) et en boire 1 tasse après le repas du soir

et 1 tasse au coucher. Pour les alcoolatures, prendre le volume indiqué par prise après le repas

puis au coucher et éventuellement encore 1 fois lors d’un réveil nocturne, mais dans un volume

d’eau plus petit que pour une prise en journée.

– Aux doses conseillées, ces plantes n’altèrent généralement pas les facultés cognitives, l’attention

et la motricité. Certaines personnes peuvent toutefois se montrer particulièrement sensibles aux

plantes sédatives*, anxiolytiques* et/ou hypnotiques* et voir leur capacité à conduire ou

à utiliser des machines altérée.

– La juste dose étant la plus faible à efficacité égale et celle-ci dépendant de chacun, il convient de

commencer par la posologie la plus faible et de l’augmenter graduellement selon ses besoins.

ATTENTION : Si aucune amélioration n’est constatée au bout de 2 semaines de traitement, il est

recommandé d’aller consulter un professionnel de santé.

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  1. Plantes anxiolytiques et sédatives

Coquelicot (Papaver rhoeas L.), Papaveraceae – Pétales

Utilisations :

– En infusion13 : verser 150 mL d’eau frémissante sur 1,5 g de pétales (2 cuillères à café) et

filtrer après 10 min.

– En sirop : utiliser 50 g de pétales frais de coquelicot et procéder selon le protocole décrit en

début de cours.

Toutes les plantes suivantes, en plus d’être anxiolytiques* et sédatives*, présentent une action

digestive antispasmodique* plus ou moins forte. Elles seront donc à privilégier dans l’anxiété

accompagnée de douleurs abdominales (spasmes) et dans les problèmes d’insomnie* liés à des

désordres intestinaux. De plus, les infusions seront à réaliser dans un récipient fermé pour éviter la

perte des composés volatils de ces plantes.

Tilleuls (Tilia cordata Mill. et Tilia platyphyllos Scop.), Malvaceae – Inflorescences* avec leur

bractée*

Utilisations :

– En infusion13,14 : verser 150 mL d’eau frémissante sur 2 à 4 g (1 à 2 cuillères à café) de

plante et filtrer après 10 min.

– En alcoolature14 (alcool 75 % vol.) : prendre 1 à 2 mL 1 à 2 mL (20 à 40 gouttes) par prise,

maximum 3 fois par 24 h.

Ballote noire (Ballota nigra L.), Lamiaceae – Sommités fleuries

Elle s’utilise dans l’anxiété accompagnée de sensations de serrement et d’oppression à la

poitrine, dans le cas de crampes digestives et de palpitations cardiaques15.

Utilisations14 :

– En infusion : verser 150 mL d’eau frémissante sur 2 à 4 g de plante et filtrer après 10 min.

Pour masquer son odeur de moisi, aromatiser avec des plantes comme la mélisse, dont

l’activité est également anxiolytique*.

– En alcoolature (alcool 65 % vol.) : prendre 1 à 2 mL (20 à 40 gouttes) par prise, maximum

3 prises par 24 h.

BON À SAVOIR15 : L’association aubépine/ballote noire est intéressante dans l’anxiété avec

sensation d’oppression au niveau de la poitrine, dans les tachycardies* émotives mais sans

problème cardiaque établi.

Lavande vraie (Lavandula angustifolia Mill.), Lamiaceae – Sommités fleuries

Utilisation13 : réaliser une infusion en versant 150 mL d’eau frémissante sur 1,5 g (2 cuillères à

café) de fleurs et filtrer après 5 à 10 min.

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Mélisse (Melissa officinalis L.), Lamiaceae – Feuilles

La mélisse exerce une action tranquillisante, elle est ainsi très active dans la nervosité, le stress

avec contractures musculaires et a une action digestive : spasmes* abdominaux au sens large

(spasmes* nerveux digestifs et coliques*), sensation de ventre douloureux et qui “se tord”15,16.

LE SAVIEZ-VOUS15 ?

Les feuilles de mélisse sont utilisées depuis Hippocrate, puis au XVe

 siècle par Paracelse dans le

chagrin, la “mélancolie”, l’hystérie.

Utilisations13 : réaliser une infusion en versant 150 mL d’eau frémissante sur 1,5 à 4,5 g

(1 à 3 cuillères à café) de plante puis filtrer après 5 à 10 min.

BON À SAVOIR : La mélisse pourra être associée à la valériane ou au tilleul en cas d’anxiété,

à l’aubépine pour calmer les palpitations liées au stress ou à la lavande pour son action

calmante.

Angélique des bois (Angelica sylvestris L), Apiaceae – Racine

L’angélique des bois aurait des propriétés assez similaires à l’angélique vraie (Angelica

archangelica L.).

Utilisation13 : réaliser une infusion en versant 150 mL d’eau frémissante sur 2 à 4 g (1 à 2

cuillères à café rases) de racine et filtrer après 10 min.

ATTENTION17 : En raison de la présence de furanocoumarines* photosensibilisantes*, éviter

l’exposition au soleil pendant la durée d’utilisation de l’angélique.

Aspérule odorante (Galium odoratum (L.) Scop.), Rubiaceae – Sommités fleuries15

Utilisation14 : réaliser une infusion en versant 150 mL d’eau frémissante sur 2 g de sommités

fleuries et filtrer après 10 min.

ATTENTION14 : L’aspérule odorante peut induire des maux de tête, des vertiges et de la

somnolence, mais elle ne présente cependant pas de danger lorsqu’elle est utilisée aux doses

recommandées. En revanche, elle est déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes.

Camomille romaine (Chamaemelum nobile (L.) All.), Asteraceae – Capitule* floral

Utilisation13,14 : réaliser une infusion en versant 150 mL d’eau frémissante sur 2 à 3 g (2 à 3

capitules* floraux) de plante et filtrer après 10 à 15 min.

Camomille matricaire (Matricaria chamomilla L.), Asteraceae – Capitule* floral

Utilisation13,14 : réaliser une infusion en versant 150 mL d’eau frémissante sur 3 g (1 cuillère à

soupe rase) de plante pour un adulte, 1 à 2 g (1 cuillère à café) pour les enfants. Couvrir et

filtrer après 5 à 10 min.

ATTENTION : Il existe un risque d’allergie aux plantes de la famille des Asteraceae. En cas

d’allergie connue, nous vous recommandons de ne pas utiliser ces plantes.

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  1. Plantes hypnotiques

Houblon (Humulus lupulus L.), Cannabaceae – Cône* femelle

Le houblon possède une activité sédative* et hypnotique* ainsi qu’une activité œstrogénique*

d’où son utilisation dans les insomnies* liées aux troubles de la ménopause ou aux insuffisances

hormonales15.

Utilisation13,14 : réaliser une infusion en versant 150 mL d’eau frémissante sur 0,5 g à 1 g (1 à 2

cuillères à café) de cônes*. Filtrer après 10 à 15 min.

BON À SAVOIR : Le houblon peut être utilisé seul ou en association avec la valériane.

ATTENTION14 : En raison de son activité œstrogénique*, son utilisation est contre-indiquée

chez la femme enceinte ou allaitante et en cas d’antécédents personnels ou familiaux de

cancer hormonodépendant*.

Valériane (Valeriana officinalis L.), Caprifoliaceae – Organes souterrains (rhizome*, racine,

stolons*)

Utilisations :

– En infusion13 : verser 150 mL d’eau frémissante sur 2,5 g (1 cuillère à café rase) de racines.

Filtrer après 10 à 15 min.

– En alcoolature14 (alcool 75 % vol.) : prendre 1,5 à 2,5 mL (30 à 50 gouttes) par prise, maximum

2 prises par 24 h.

BON À SAVOIR :

– La valériane présente une odeur pouvant être désagréable pour certains lors de la prise

d’infusion. Dans ce cas, préférez donc la forme alcoolature.

– La valériane est également anxiolytique*.

– Associations intéressantes : mélisse, aubépine et houblon peuvent être utilisés en synergie*

avec la valériane pour améliorer le sommeil.

Pour cela, mélanger à parts égales de la valériane (racine), de la mélisse (feuilles), du houblon

(cônes* femelles) et/ou de l’aubépine (sommités fleuries). Réaliser une infusion en versant 150 mL

d’eau frémissante sur 1 cuillère à soupe du mélange et filtrer après 15 min18.

BON À SAVOIR : Le millepertuis (Hypericum perforatum L.), plante phare des troubles de

l’humeur que nous verrons à la fin de ce cours, pourrait également être utilisé dans les troubles

légers du sommeil (via son effet sur la sérotonine*).

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  1. Plantes à tropisme cardiaque

Nous verrons ici les plantes à action cardiaque qui seront à utiliser en cas de manifestations

cardiaques associées (palpitations, tachycardie*…) dans l’anxiété, le stress et les troubles du sommeil.

ATTENTION :

– En cas de troubles de la tension artérielle et/ou de symptômes cardiaques, il sera nécessaire de

faire vérifier, au préalable avant toute prise de phytothérapie, l’absence de cause organique

auprès d’un médecin.

– De même, toute pathologie cardiaque et/ou tensionnelle déjà diagnostiquée doit faire l’objet

d’un suivi médical régulier. La phytothérapie pourra accompagner le traitement médical déjà

mis en place, en accord avec votre médecin.

Aubépine (Cratægus laevigata (Poir.) DC. et Crataegus monogyna Jacq.), Rosaceae –

Sommités fleuries

C’est la plante indiquée en cas de palpitations cardiaques ou de troubles tensionnels associés à

l’anxiété19.

Utilisations :

– En infusion13,14 : verser 150 mL d’eau frémissante sur 1,5 g (1 cuillère à café) de plante et

filtrer après 10 à 15 min.

– En alcoolature14 (alcool 85 % vol.) : prendre 1 à 2 mL (20 à 40 gouttes) par prise,

maximum 3 prises par 24 h.

Agripaume (Leonurus cardiaca L.), Lamiaceae – Parties aériennes fleuries

Cette plante est indiquée dans les manifestations de l’anxiété ressenties par exemple avant un

examen : tremblements, sensation d’étouffement, tachycardie*15…

Utilisations :

– En infusion13,20 : verser 150 mL d’eau frémissante sur 1 g (1 cuillère à café) de plante et filtrer

après 10 min.

– En alcoolature15,20 (alcool 85 % vol.) : prendre 2,5 mL (50 gouttes) par prise, maximum 2 à

3 prises par 24 h.

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Conseils d’hygiène de vie

En complément des plantes, une bonne hygiène de vie est indispensable afin de mieux vivre le stress,

l’anxiété et les troubles du sommeil : alimentation équilibrée et activité physique notamment pourront

aider à retrouver un apaisement et contribuer à évacuer les pensées négatives. Renouer le contact

avec la nature est également souvent source d’apaisement, tout comme les techniques de relaxation

et de respiration qui pourront être apprises afin d’être appliquées lors de situations stressantes,

anxiogènes ou pour se relaxer avant de se coucher.

Par ailleurs, afin de réduire l’insomnie* et d’améliorer le sommeil, voici quelques recommandations :

– Dormir au calme, dans une pièce à une température voisine de 19 °C, sur une bonne literie et dans

un lit de taille suffisamment grande (largeur 160 cm et plus).

– Eviter les excitants (caféine, sport, écrans (jeux vidéo, télévision, téléphone portable…), alcool…), les

lumières trop fortes et les repas copieux et/ou tardifs…

– Il est conseillé de se coucher et surtout se lever à heures régulières, de limiter la sieste à 20 min

pendant la journée.

– N’aller au lit que pour dormir. Si le sommeil ne vient pas au bout de 30 min, se lever, changer de

pièce et se coucher dès que les signes de fatigue se font sentir.

– Pour les plantes prises sous forme de tisane, ne pas en boire non plus trop juste avant de dormir,

pour éviter d’avoir à se lever la nuit ! Pour cela, fragmenter les prises au repas et au coucher ou

réaliser une tisane concentrée comme conseillé.

BON À SAVOIR : Les plantes adaptogènes*, à savoir qui augmentent la résistance de l’organisme

au stress, pourront être également conseillées afin de diminuer les réactions émotionnelles

(anxiété…), de retarder ou diminuer le besoin de sommeil et d’améliorer la résistance aux infections

(par leur effet immunostimulant*). Celles qui sont le plus couramment utilisées sont le ginseng et

l’éleuthérocoque mais elles peuvent faire l’objet d’une exploitation déraisonnée. De plus, elles ne

sont pas présentes dans nos régions. La rhodiole, quant à elle, est présente dans différentes régions

montagneuses mais elle bénéficie d’un statut protégé. Ainsi, il conviendra de faire un usage mesuré

de toutes ces plantes.

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II/ FATIGUE ET ASTHÉNIE

A/ Définitions21

La fatigue est une sensation courante, qu’il est normal de ressentir à la fin d’une journée ou après un

effort physique par exemple. Elle disparaît après un temps de repos (sieste, nuit de sommeil) suite

auquel l’organisme retrouve ses pleines capacités.

L’asthénie* correspond également à de la fatigue mais elle est pathologique, car elle ne disparaît

pas au repos. L’asthénie* perdure et donne la sensation d’être incapable de mener à bien ses activités

quotidiennes, l’organisme étant en difficulté.

Il en existe plusieurs types :

– L’asthénie* réactionnelle, qui est transitoire et survient suite à un événement perturbant le rythme

de vie : accouchement, surmenage au travail, drame psychologique, insuffisance temporaire

de repos… On parle aussi d’asthénie* fonctionnelle, car elle n’est pas liée à une pathologie,

contrairement aux 2 types d’asthénie* que nous allons voir maintenant.

– L’asthénie* psychique, consécutive à un trouble psychologique le plus souvent (dépression*, anxiété,

troubles du comportement alimentaire…). Elle se manifeste par une fatigue matinale avec difficultés

de se lever, une diminution de l’appétit…

– L’asthénie* consécutive à une pathologie (cancers, maladies auto-immunes*, maladies infectieuses

virales ou bactériennes (hépatites*, maladie de Lyme*…), hypothyroïdie*…) ou due à la prise de

médicaments et/ou de substances toxiques (stupéfiants, intoxications).

On parle d’asthénie* chronique quand les troubles durent plus de 6 mois.

Il existe également un syndrome de fatigue chronique* qui constitue une pathologie grave à part

entière dont l’origine et les mécanismes sont inconnus. Cette pathologie provoque notamment des

douleurs musculaires diffuses, une diminution des capacités cognitives et nécessite un diagnostic ainsi

qu’un suivi médical22.

En France, 10 à 25 % de la population présente une telle problématique de fatigue ou d’asthénie* et

plus particulièrement les femmes.

B/ Plantes associées

Afin de retrouver de l’énergie, plantes riches en vitamine C, plantes contenant de la caféine et plantes

toniques* vont aider à remettre l’organisme d’attaque. En cas de symptômes d’anxiété et/ou de stress

associés, on pourra avoir recours aux plantes vues précédemment.

  1. Plantes riches en vitamine C

COMPRENDRE : La vitamine C

La vitamine C est une vitamine hydrosoluble* qui participe à de nombreuses fonctions dans

l’organisme. Elle est particulièrement impliquée dans la synthèse du collagène* présent dans la

peau, les os, les ligaments* et le cartilage*, dans le système immunitaire ainsi que dans le processus

de cicatrisation des plaies. Elle participe également à l’érythropoïèse* et augmente l’absorption du

fer. Enfin, elle possède un rôle antioxydant* important, notamment contre les radicaux libres. La

vitamine C est apportée par l’alimentation. Les aliments qui en contiennent le plus sont les fruits et

les légumes colorés et crus (poivron rouge, orange, kiwi, citron, brocolis…). C’est une vitamine fragile,

qui se dégrade facilement à la chaleur ou à l’oxydation*. Une carence en vitamine C se traduit par

l’apparition d’une pathologie, le scorbut*, connue notamment des marins qui ne consommaient pas

de fruits et légumes lors de longs voyages en mer, et qui fut fatale jusqu’au 18e

 siècle.

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Églantier (Rosa canina L.), Rosaceae – Faux-fruit ou cynorrhodons*

À poids égal, les cynorrhodons* crus apporteraient 10 à 20 fois plus de vitamine C qu’un citron23.

Utilisations13,14 :

– Cynorrhodons* crus : environ 10/jour pour couvrir le besoin journalier en vitamine C.

– En infusion : verser 150 mL d’eau frémissante sur 2 g (½ cuillère à café) de pulpe séchée et

fragmentée de cynorrhodons* et filtrer après 10 min. Boire 1 tasse 3 à 4 fois par jour.

Argousier (Hippophae rhamnoides L.), Elaeagnaceae – Fruit

Utilisation14 : réaliser un jus et en prendre 30 mL tous les matins.

Ortie brûlante (Urtica urens L.) et ortie dioïque (Urtica dioica L.), Urticaceae – Feuilles (jeunes

pousses au début du printemps et à l’automne)

L’ortie apporte non seulement de la vitamine C, mais également d’autres nutriments, minéraux

et oligo-éléments qui permettent de lutter contre l’asthénie*.

Utilisations :

– En infusion13,14 : verser 150 mL d’eau frémissante sur 1,5 g (1,5 cuillère à café rase) de plante

sèche finement découpée et filtrer après 10 min. Boire 1 à 3 tasses par jour.

– En poudre : faire sécher la plante entière et la mixer au blender. Passer la poudre au

tamis afin d’obtenir une poudre fine. Prendre jusqu’à 2 cuillères à café de poudre par jour

réparties en 2 fois avant ou après les 2 principaux repas (6 g/jour). Mélanger la poudre

dans une compote ou un yaourt par exemple.

ATTENTION13,24 : Les orties peuvent provoquer de légers troubles gastro-intestinaux et des

réactions de type allergique.

  1. Plantes toniques

Les plantes toniques* ont un effet stimulant ce qui pourra être bénéfique et contribuer à améliorer

l’état de fatigue14.

Romarin (Rosmarinus officinalis L.), Lamiaceae – Feuilles et sommités fleuries

Utilisations :

– En infusion13 : verser 150 mL d’eau frémissante sur 2 g (1 cuillère à café rase) de plante et

filtrer après 10 min. Boire 1 tasse 2 à 3 fois par jour.

– En alcoolature14 (alcool 85 % vol.) : prendre 3 à 8,5 mL (60 à 170 gouttes) par jour.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les plantes à caféine qui sont largement connues et répandues pourront également exercer un effet

tonique*. Elles agissent rapidement mais sur une courte période. Il s’agit du thé, du café, du guarana…

Elles pourront aider à retrouver temporairement un peu d’énergie, de mémoire et de concentration

mais attention tout de même à ne pas en consommer en excès sous peine de voir apparaître des effets

secondaires : palpitations cardiaques, angoisse, insomnies*…

Formation_du_cueilleur-Cours-Phytotherapie_des_troubles_du système_nerveux-02-print © Le Chemin de la Nature, tous droits réservés. 18

Conseils d’hygiène de vie25

Les conseils prodigués ici sont ceux de la détente et du repos ainsi que de la restauration d’un rythme

adapté pour l’organisme.

De manière générale :

– Des éléments favorisant la fatigue et/ou l’asthénie* doivent être diminués (baisse de la charge de

travail…) au profit d’activités plaisantes.

– Une alimentation équilibrée et des repas pris à heures fixes aideront l’organisme à récupérer

et l’installation d’une nouvelle routine favorable au sommeil pourra s’avérer bénéfique (respect

d’horaires de repas et de coucher régulier, activités douces en fin de journée…).

– Enfin, il faudra bien sûr éviter les excitants le soir et les activités intenses.

Formation_du_cueilleur-Cours-Phytotherapie_des_troubles_du système_nerveux-02-print © Le Chemin de la Nature, tous droits réservés. 19

III/ TROUBLES DE L’HUMEUR

A/ Définition14,26–28

Sont regroupés sous la dénomination “troubles de l’humeur” : les épisodes dépressifs légers, les baisses de

moral, les déprimes, autant de synonymes évoquant des états de tristesse liés à certains moments de la vie

qui peuvent être difficiles. La dépression* proprement dite est une pathologie plus grave, qui nécessite un

diagnostic et un suivi médical adapté.

Lors de tels troubles de l’humeur, le fonctionnement du cerveau est perturbé. Explications !

Le cerveau fonctionne grâce aux neurones qui établissent entre eux des millions de connexions et qui

véhiculent à travers tout le corps des informations externes (perçues notamment par les 5 sens) et des

informations internes provenant de nos organes. Ces informations ainsi véhiculées provoquent la libération ou

la recapture de neurotransmetteurs*, qui sont des molécules synthétisées et libérées par les neurones dans les

synapses* (espace entre 2 neurones ou entre 1 neurone et 1 autre cellule). En se fixant sur d’autres cellules, les

neurotransmetteurs* permettent de transmettre des informations. Ils peuvent ainsi provoquer une réaction aux

stimuli perçus en agissant directement sur notre comportement, de manière consciente ou inconsciente.

Toutes nos humeurs, de l’euphorie au désespoir, ont donc leur origine dans des quantités infinitésimales de

neurotransmetteurs* dont l’équilibre est très précis. La noradrénaline*, l’adrénaline* et la dopamine* sont les

principaux neurotransmetteurs* euphorisants. La sérotonine* est considérée comme “l’hormone du bonheur”,

elle régularise l’humeur et interfère avec la production de mélatonine*, l’hormone responsable des cycles éveilsommeil. Il existe aussi 2 autres neurotransmetteurs*, comme le GABA et le glutamate dont le bon équilibre

permet de maintenir une bonne plasticité cérébrale avec fabrication de nouveaux neurones.

Un excès ou un défaut dans la quantité de neurotransmetteurs* impactera l’humeur. Ainsi, par exemple,

lorsque la concentration cérébrale de noradrénaline* est trop faible, nous nous sentons déprimés. De même,

une diminution de la quantité de sérotonine* dans les synapses* pourra se traduire par des troubles de

l’humeur, de la mémoire et de l’apprentissage, du cycle veille/sommeil, de la nociception* (sensation de la

douleur), de la thermorégulation*, de la prise alimentaire et même du comportement sexuel et maternel.

Au contraire, quand la quantité de dopamine* dans les synapses* est trop élevée, des troubles comme de

l’agressivité, une agitation, une augmentation des conduites à risque (sports dangereux, addiction au jeu,

hypersexualité…) peuvent apparaître.

Formation_du_cueilleur-Cours-Phytotherapie_des_troubles_du système_nerveux-02-print © Le Chemin de la Nature, tous droits réservés. 20

Physiologiquement, la quantité de ces neurotransmetteurs* est régulée de manière fine et complexe. En effet,

leurs sécrétions sont en permanence régulées les unes par les autres, ou par leurs précurseurs.

Dans les troubles de l’humeur, les neurotransmetteurs* présentent des anomalies dans leur fabrication et/

ou leur régulation. Ainsi, la dépression*, dans ses formes légères et plus graves, est souvent associée à une

déficience en neurotransmetteurs* dans les synapses* mais cela ne semble pas être le seul mécanisme mis en

cause. Des facteurs génétiques, la santé physique ou les événements de la vie sont des exemples de facteurs

pouvant induire une telle déficience en neurotransmetteurs*.

Il existerait également un lien entre stress et dépression* : le cortisol* libéré en cas de stress prolongé agirait

de manière directe en induisant la mort de neurones, et de manière indirecte en diminuant la fabrication de

BDNF (Brain Derived Neurotrophic Factor) qui est un composé essentiel à la croissance et à la survie des

neurones.

Les symptômes des troubles de l’humeur ou de la dépression* les plus courants sont une tristesse, une asthénie*

importante, une perte de joie de vivre, une difficulté à accomplir les activités quotidiennes (toilette, repas,

travail…), une anxiété croissante pouvant aller jusqu’à de l’agressivité voire des pensées suicidaires. Il y

a également une perte d’appétit, une diminution des facultés cognitives… La dépression* a donc un fort

retentissement socio-professionnel ainsi que sur la santé physique de la personne concernée, et elle est aussi

souvent dommageable pour l’entourage.

Toutes les catégories socioprofessionnelles peuvent être concernées par ces troubles ainsi que tous les adultes, tous

âges confondus, les femmes étant plus touchées que les hommes. Parfois, la dépression* peut également affecter

les enfants et les adolescents. Au final, il est estimé qu’1 personne sur 5 souffrira de dépression* ou de troubles de

l’humeur au cours de sa vie.

COMPRENDRE : La dépression* saisonnière, ou Trouble Affectif Saisonnier (TAS), est une

dépression* liée au manque de lumière naturelle. Elle survient au même moment chaque année, en

automne ou en hiver, et dure jusqu’au printemps suivant. Elle est caractérisée par un manque d’énergie

et un moral plus fragile ainsi que des difficultés à mener les activités habituelles. Entre 70 et 80 % des

personnes atteintes sont des femmes29.

Comme nous l’avons vu précédemment, la lumière joue en effet un rôle important dans la régulation

de l’horloge biologique interne30. Celle-ci contrôle plusieurs fonctions du corps suivant des rythmes bien

précis, comme les cycles d’éveil et de sommeil et la sécrétion de diverses hormones selon l’heure du jour.

L’intensité lumineuse agit également sur la production de neurotransmetteurs*. Ainsi, lors d’un manque

de lumière, la sécrétion de sérotonine* est diminuée mais celle de mélatonine* augmentée, d’où une plus

grande fatigue et un moral en berne.

Cet effet sur la production de neurotransmetteurs* pourrait notamment être lié à une carence en vitamine

  1. En effet, la vitamine D influence les concentrations de neuromédiateurs* dans le cerveau, notamment

la sérotonine* et la dopamine*. Or la synthèse de vitamine D est modulée par l’exposition au soleil.

Sa concentration dans l’organisme diminue donc en automne et en hiver quand l’ensoleillement est

moindre, ce qui contribuerait à une baisse de la quantité de ces neurotransmetteurs* et participerait au

développement d’une dépression* saisonnière. Les personnes dépressives auraient ainsi un taux circulant

de vitamine D plus faible que les autres et le phénomène peut s’auto-entretenir : les personnes déprimées

ont moins envie de sortir, ce qui diminue leur exposition à la lumière du jour, ce qui diminue encore la

quantité de vitamine D synthétisée etc31…

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B/ Plantes associées

ATTENTION : Il ne faut pas négliger ou sous-estimer un état dépressif. Le traitement de la dépression*

ne doit pas être uniquement médicamenteux : une prise en charge psychologique est indispensable.

Millepertuis commun (Hypericum perforatum L.), Hypericaceae – Sommités fleuries récoltées à

la floraison.

Le millepertuis possède une activité antidépressive* bien connue maintenant, puisqu’il inhibe la

recapture de la dopamine*, de la noradrénaline* et de la sérotonine* dont il augmente également

l’activité. Son action se manifeste en 4 semaines environ18.

Il pourrait aussi avoir une légère action sédative et anxiolytique et selon les symptômes associés, il

pourra être bénéfique de lui associer une ou plusieurs autres plantes (comme la valériane)15, décrites

précédemment dans le stress, l’anxiété et les troubles du sommeil.

Utilisation32 : réaliser une alcoolature (alcool 90 % vol.) et prendre 5 gouttes, 2 fois par jour, puis

augmenter jusqu’à 10 gouttes 3 fois par jour selon les besoins.

BON À SAVOIR : L’infusion ne semblerait pas être la forme galénique à privilégier pour

obtenir une action antidépressive*. En effet, même si on ne sait pas exactement en détail quelles

molécules agissent, elles sont globalement beaucoup mieux extraites dans l’alcool que dans

l’eau et les études cliniques ont été pour la plupart réalisées à partir d’extraits hydro-alcooliques.

C’est pourquoi nous vous proposons ici une posologie d’alcoolature. Il existe d’autre part des

médicaments et des compléments alimentaires à base de millepertuis dont la composition est

surveillée et dont le dosage est standardisé.

ATTENTION :

  • L’usage est réservé à l’adulte33.
  • Bien que l’on trouve le millepertuis en vente libre, le traitement d’une dépression* doit

impérativement se faire avec un accompagnement.

  • Le millepertuis n’est pas indiqué dans les dépressions* sévères.
  • On évitera particulièrement la prise de millepertuis :

– Avec les médicaments à marge thérapeutique* étroite (anti-rejets*, digoxine*, théophylline*,

antivitamine K* …), les antirétroviraux*, les pilules contraceptives et les autres

antidépresseurs*… Attention, cette liste n’est pas exhaustive et si vous prenez un médicament

qui n’est pas dans cette liste, ce n’est pas pour autant qu’il ne présentera pas d’interaction

avec le millepertuis. Consultez un spécialiste en phytothérapie pour lui poser la question34.

– En prévision d’une opération.

– En cas de dépression* sévère.

– En cas d’exposition à des rayonnements intenses (photosensibilisation*).

– En cas de grossesse ou d’allaitement35.

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Conseils d’hygiène de vie36

Une thérapie par la parole est systématiquement recommandée, afin de libérer les émotions. Dans

la mesure du possible, il sera également conseillé de favoriser la socialisation afin de conserver les

liens avec les êtres chers ainsi que la reprise du travail pour garder “l’esprit occupé”. Enfin, il faudra

éviter si possible tout choc psychique inutile et essayer de maintenir une bonne hygiène de vie (repas

équilibrés et pris dans le calme, activité physique modérée au contact de la nature si possible, rythme

de sommeil…).

IV/ CÉPHALÉES (DONT MIGRAINE)

A/ Définitions14,37–39

Les céphalées*, appelées couramment maux de tête, correspondent à toute douleur au niveau du

crâne. Il existe plusieurs types de céphalées*, dont la migraine* qui peut se révéler très invalidante dans

la vie de tous les jours.

La migraine* est une pathologie neurologique chronique qui se traduit par des maux de tête d’intensité

modérée à très forte affectant une moitié du crâne. Ses mécanismes sont encore mal compris mais une

vasodilatation* associée à une inflammation* des neurones a lieu au sein du crâne, du côté opposé à

celui où se ressent la douleur. D’une crise à l’autre en revanche, le côté peut changer. Lors d’une crise

de migraine*, au moins 2 de ces 3 signes sont présents : photophobie*, phonophobie* ou nausées et/ou

vomissements.

  1. Première étape : la phase de vasodilatation* qui peut s’accompagner ou non de symptômes qui

sont alors des signes annonciateurs de la migraine* qui va suivre, c’est ce qu’on appelle l’aura*. Cette

dernière s’installe en quelques minutes et peut durer de 30 min à 1 h. Une fois ces symptômes dissipés,

le mal de tête se déclenche. Les symptômes de l’aura* peuvent être variés : il peut s’agir de troubles

visuels (le plus fréquent) : apparition de points lumineux et/ou de taches colorées dans le champ de

vision, vision floue ou perte d’une partie du champ de vision…). C’est ce qu’on appelle la migraine*

ophtalmique41. Les symptômes de l’aura* peuvent aussi consister en des troubles sensitifs (picotements

des doigts ou des lèvres), des problèmes de langage, des troubles de l’équilibre ou des vertiges. Ils

peuvent différer d’une personne à l’autre, mais sont globalement constants chez une même personne.

  1. Deuxième étape : la phase de vasoconstriction* avec apparition des symptômes parmi lesquels,

comme constante, un mal de tête pulsatile souvent très intense, généralement unilatéral et apparaissant

au niveau de la tempe ou au-dessus de l’œil avant de se répandre sur tout le côté atteint. Le côté

douloureux peut varier d’une crise à l’autre et la douleur peut être parfois diffuse dans tout le crâne ou à

l’arrière de la tête uniquement.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Peu avant le déclenchement d’une migraine*, et sans doute due à une hyperstimulation des

neurones conduisant à leur inflammation*, il y a une libération importante de sérotonine* (un

neurotransmetteur*) dans le cerveau40. Ceci n’est qu’une observation, car le mécanisme global et ses

répercussions sont encore mal compris.

La douleur s’installe progressivement pour être à son maximum après 2 à 4 h, la crise de migraine*

pouvant durer jusqu’à 72 h.

On observe également parfois d’autres symptômes comme une pâleur du visage, des nausées, des

vomissements, une hypersensibilité à la lumière (photophobie*) et/ou hypersensibilité au bruit (phonophobie*)…

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La crise de migraine* peut être favorisée par divers facteurs (liste non exhaustive) :

– la fatigue ou au contraire un excès de sommeil, une relaxation soudaine (vacances…),

– le stress, une contrariété,

– un repas sauté ou au contraire un repas trop copieux, certains aliments (thé, chocolat, café…),

– la période du cycle menstruel chez la femme en raison de la fluctuation du taux des hormones,

– l’exposition au bruit, à de la lumière vive (flashs…),

– une chute de la pression atmosphérique.

La maladie migraineuse touche 12 % des adultes et 5 à 10 % des enfants, soit 11 millions de personnes.

Les femmes sont 2 à 3 fois plus touchées que les hommes37. C’est une pathologie invalidante dans

la vie quotidienne. En effet, lors d’une crise de migraine*, la douleur est aggravée par les activités

quotidiennes et les personnes sont le plus souvent obligées d’arrêter leurs activités et de s’isoler dans

le calme et la pénombre. Entre les crises cependant, les personnes atteintes ne perçoivent aucun

symptôme et la fréquence des crises est variable d’une personne à l’autre, de quelques-unes par an à

plusieurs par mois.

LE SAVIEZ-VOUS39 ?

Une prédisposition génétique existe : en effet, il existerait environ 12 gènes qui favoriseraient

l’apparition de migraine*, car codant des protéines impliquées dans la transmission de l’influx nerveux.

Cependant, aucun gène unique propre à la migraine* n’a été identifié.

B/ Plantes associées

Pour soulager la douleur en cas de maux de tête, on pourra utiliser les plantes antalgiques* et antiinflammatoires* auxquelles on pourra ajouter la grande camomille en cas de migraine*.

  1. Plantes à dérivés salicylés

Reine-des-prés (Filipendula ulmaria (L.) Maxim.), Rosaceae – Sommités fleuries

Utilisations :

– En infusion13 : verser 150 mL d’eau à 60°C sur 3 à 6 g (2 à 4 cuillères à café) de plante

et filtrer après 10 min. Boire 1 tasse plusieurs fois par jour. Le salicylate de méthyle étant

volatil, pensez à bien couvrir la préparation le temps de l’infusion.

– En alcoolature*14 (alcool 85% vol.) : prendre 2 à 4 mL (40 à 80 gouttes) 3 fois par jour.

Saules (Salix spp.), Salicaceae – Écorce séchée des jeunes rameaux ou morceaux des ramules*

de l’année

On retrouve également des dérivés salicylés* dans l’écorce séchée des jeunes rameaux ou les

morceaux des ramules* de l’année du saule pourpre (Salix purpurea L.), du saule blanc (Salix

alba L.) ou du saule noircissant (Salix myrsinifolia Salisb.).

Utilisation13-15 : réaliser une décoction en versant 150 mL d’eau sur 1 à 3 g d’écorce (1,5 à 2

cuillères à café). Faire frémir à couvert pendant 5 min. Boire 1 tasse 3 à 5 fois par jour. Chaque

tasse renferme ainsi entre 60 et 120 mg de dérivés salicylés*, l’équivalent d’environ 40 à

80 mg d’aspirine.

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ATTENTION17 : Recommandations pour les plantes contenant des dérivés salicylés* :

– En cas d’allergie à l’aspirine et aux dérivés salicylés* : la reine-des-prés et les saules ne

doivent pas être utilisés.

– De plus, ils ne doivent pas non plus être associés à d’autres dérivés salicylés* ou à d’autres

anti-inflammatoires non stéroïdiens* ou anticoagulants* oraux sans avis médical car ils

pourraient augmenter leurs effets indésirables.

ATTENTION13,14,17,42 : Ne pas utiliser la grande camomille :

– En cas d’allergie aux Asteraceae.

– Chez les femmes enceintes et allaitantes.

– Chez les enfants de moins de 12 ans.

– Avant une opération chirurgicale, par précaution, on arrêtera la prise de grande camomille

car elle serait susceptible d’augmenter le temps de saignement.

  1. Plante antimigraineuse

Grande camomille (Tanacetum parthenium (L.) Sch.Bip.), Asteraceae – Parties aériennes

fleuries

La grande camomille possède des propriétés antimigraineuses* grâce à la présence de

parthénolide, une lactone sesquiterpénique*, qui est un antagoniste* de la sérotonine*,

neurotransmetteur* qui, comme nous l’avons vu ci-dessus pourrait jouer un rôle dans la survenue

de crises de migraine*13,14,42.

Utilisation13,14 : réaliser une infusion en versant 150 mL d’eau frémissante sur 2,5 g (2 cuillères à

café) de plante et filtrer après 10 min. Boire 1 tasse 2 à 3 fois par jour. Faire 1 cure pendant

3 mois pour un traitement préventif.

Conseils d’hygiène de vie14,37–39

En cas de migraine* et notamment si elle est précédée d’une aura* annonciatrice, il est conseillé de

s’isoler le plus vite possible dans un endroit calme et sombre, d’appliquer du froid sur le crâne et de

boire beaucoup d’eau, notamment en cas de vomissements.

Enfin, la prévention de la répétition des crises nécessite l’identification et l’éviction des facteurs

déclenchants. L’ostéopathie43, l’acupuncture44 pourraient également donner de bons résultats quant à

la fréquence des crises.

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C’est ainsi que nous arrivons au terme de ce cours sur la phytothérapie des troubles du système nerveux.

Vous l’aurez constaté, les pathologies du système nerveux sont courantes dans la vie de tous les jours :

fatigue, stress, troubles du sommeil et de l’humeur, maux de tête. Autant de troubles connus de tous,

complexes et souvent encore mal compris tellement il y a de facteurs qui peuvent les influencer et tant le

fonctionnement du cerveau est pointu.

Malgré tout, nous disposons d’une vingtaine de plantes reconnues pour leur action sur certains

symptômes.

Dans ce contexte de troubles du système nerveux, plus que jamais, une bonne hygiène et un bon

rythme de vie sont de véritables aides à la guérison !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les maladies de l’enfance

 

En dehors du gros rhume, des difficultés à dormir, des divers bobos de tous les jours…, elles sont principalement de 2 sortes chez l’enfant :

 

  1. Celles “avec boutons” :
  • Varicelle, rubéole, rougeole, roséole, scarlatine. Ainsi que le syndrome pieds-mains-bouche et l’impétigo.

Pour ces maladies-là,  on retrouve  plus ou moins les mêmes remèdes

 

  1. Celles “sans boutons” :
  • Oreillons, bronchiolite, bronchite, coqueluche, laryngite, pharyngite, otite.

 

  1. Avec boutons

 

La varicelle

Elle peut être grave pour les bébés, beaucoup moins pour les enfants.

Elle est due au virus varicelle-zona (VZV) qui appartient au groupe des herpès-virus.  ! Des cas de pneumopathie, chez le bébé, pourraient survenir.

Incubation * : 14 jours

Signes caractéristiques : fièvre, vésicules caractéristiques (gouttes de rosée) et adénopathie. L’adénopathie ce sont des nœuds lymphatiques, appelés ganglions lymphatiques gonflés.

 

La rubéole

Elle ne se voit pas chez l’enfant le plus souvent. Mais  il faut faire très attention à la femme enceinte ! Ce peut être grave pour le futur bébé.

La rubéole est une infection contagieuse due à un virus de la famille des togavirus.  Elle provoque fièvre, éruption cutanée, mais elle passe fréquemment inaperçue.

Incubation : 15 jours

 

 

* L’incubation est la période silencieuse, correspondant au développement dans l’organisme de germes, à l’origine d’une maladie, qui ne se manifeste pas encore par des symptômes.

 

 

 

La rougeole

Elle est une maladie virale très contagieuse.

L’éruption cutanée est précédée d’une rhinite, conjonctivite, toux et fièvre ce qui caractérise la maladie.

Incubation 10 à 14 jours.

Très contagieuse surtout par les voies respiratoires peut être grave chez les moins de 1 an.

Le traitement : isolement, repos, calmants pour la toux, désinfection du rhinopharynx et fièvre.

Faire boire l’enfant, humidifiez l’air…

 

La roséole

Elle est une maladie qui au premier abord ressemble à la rougeole sauf que l’éruption est plus rose et cède au bout de 48 h. Elle est contagieuse mais moins fréquente que la rougeole.

Les  remèdes sont assez semblable que les autres maladies à éruptions mais la fièvre  est plus importante,  à surveiller car risque de convulsions.

 

La scarlatine

La scarlatine est une infection causée par une bactérie de la famille des streptocoques : bêta hémolytique du groupe A. il en existe de nombreuses espèces.  Elle est responsable de nombreuses infections : pneumonie, angine, infection cutanée….

Lorsqu’elle a pénétré dans le corps, cette bactérie sécrète des substances toxiques pour l’organisme.

La scarlatine atteint rarement les adultes qui sont le plus souvent déjà immunisés.

Elle peut cependant survenir chez les personnes entrées en contact pour la première fois avec le streptocoque. Il s’agit le plus souvent de professionnels travaillant en collectivité (crèches, écoles, hôpitaux) ou dans des laboratoires médicaux.

Après l’incubation de 2 à 5 jours, la scarlatine se transmet par voie aérienne, ou encore par contact direct ou indirect.

Cette affection se manifeste par une forte fièvre, une angine et une éruption cutanée.

Elle touche surtout les enfants scolarisés de 5 à 10 ans pendant l’hiver, et rarement, les adultes.

 

Le syndrome pieds-mains-bouche

Les symptômes : n mal de gorge, de la fièvre, des maux de tête ou une perte d’appétit. u

  • Mais parfois aussi de la toux, le nez qui coule, une diarrhée ou des vomissements.
  • Des boutons rouges, surmontés de cloques (petites bulles), dans la bouche. Ces petites vésicules sont douloureuses et occasionnent un mal de gorge.
  • Des petites vésicules sur la paume des mains, la plante des pieds et sur les fesses.

On peut parfois les retrouver ailleurs sur le corps 1 ou 2 jours après leur apparition dans la bouche. Sur le corps, cette éruption peut être sensible au toucher, mais ne démange pas.

 

L’impétigo

L’impétigo est une infection bactérienne de la peau. La bactérie responsable de l’impétigo est un staphylocoque doré ou un streptocoque ; parfois, les deux bactéries sont en cause simultanément.

 

  1. Forme crouteuse :
  • Fréquente chez les enfants de deux à cinq ans, elle peut survenir chez l’enfant plus grand, voire même chez l’adulte. C’est la forme la plus répandue, elle est très contagieuse.
  • Le plus souvent, l’impétigo apparait d’abord autour des orifices (narines, bouche, anus). Mais il peut s’étendre rapidement au cuir chevelu et au reste du corps, particulièrement en cas de grattage (auto-contamination). En principe il n’y a pas de fièvre.

 

  1. Forme bulbeuse :

Il est plus contagieux que l’impétigo croûteux. Chez le bébé, les lésions surviennent le plus souvent sur le tronc, le périnée ou les extrémités des membres

  • Des bulles molles, transparentes, de un à deux centimètres et entourées d’un halo rouge se forment. Elles persistent pendant deux à trois jours, puis se rompent.
  • L’impétigo bulleux peut être associé à un peu de fièvre, à une diarrhée et à une fatigue.

 

Traitement

Pour les maladies à boutons nous aurons en traitements le plus souvent :

Des antihistaminiques et des antiprurigineux pour calmer les démangeaisons et les prurits.

Des antiseptiques cutanés locaux et des antipyrétiques pour diminuer la fièvre si elle est trop longtemps présente !

On veillera  à

1° couper les ongles très courts des petits enfants,

2° désinfecter régulièrement les vésicules.

3° aérer la pièce de vie régulièrement

 

Exemple de traitements :

en aromathérapie, remèdes pour la rougeole, rubéole, scarlatine, varicelle

 

Voie cutanée, forme liquide non grasse

HE Ciste ladanifère                                               1 ml

HE Ravintsara                                                        3 ml

HE Palmarosa                                                        0,5 ml

HE Tea tree                                                             1,5 ml

HV de noisette                                                       15 ml

Posologie :

Bébé : 6 gouttes sur le thorax                           3x/jr – 7 jours

Enfants : 8 gouttes sur le thorax                      3x/jr – 7 jours

+

Forme utile si forte éruption

HE Lavande aspic                                                  1 ml

HE Tanaisie annuelle                                            0,5 ml

HE Bois de rose                                                     0,5 ml

Talc neutre (ou argile blanche)                         qsp    100 gr

Bien mélanger

Posologie bébé et enfant :

3 applications locales par jour sur les éruptions irritantes

 

Exemple : en phytothérapie classique

Tisane de racines de bardane – lappa major

50 gr pour ½ l d’eau

Faites une décoction de 5 min,

Donnez 2 gorgées ou 3 toutes les 15 min. durant 2 heures.

Les jours suivant idem mais avec de la bourrache of.  en infusion de 10 min.

Si l’enfant à plus d’1 an, ajoutez  2 c. à c. de miel par  ½ l pour adoucir si nécessaire.

N’hésitez pas à enduire l’enfant d’argile à la place du talc.

Sur les boutons une petite touche de pâte d’argile. Voir ci-après « l’argile »

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Exemple : en gemmothérapie

En principe en gemmothérapie, on donne 1 goutte par jour par kg de poids. Donc, à vous de répartir ! Mais si ce traitement accompagne un autre,  comme un des précédents par exemple,  on donnera en traitement de fond et selon l’âge de l’enfant :

Cassis                                    1 à 3 gouttes par jour (plante adaptogène)

Eglantier                              1 à 3 gouttes par jour (plante immunostimulante)

Bouleau verruqueux        1 à 3 gouttes par jour (plante immunostimulante, reminéralisante et ORL)

Répartissez cela en 3 prises

Nous avons là aussi un remède de fond intéressant contre la rhinopharyngite et immunostimulant…

Ou

Immunogem de chez Herbalgem 5 à 10 gouttes par jour selon le poids et l’âge. A partir de 12 ans on peut aller jusqu’à 15 gouttes.

 

Pourquoi les enfants attrapent-ils davantage ces maladies ?

Pendant l’enfance, le système immunitaire se construit peu à peu, et joue donc moins son rôle de défense, contre les virus et autres infections. Ce qui explique la fragilité des enfants à attraper davantage de maladies.

Ne tardez pas à consulter si votre enfant :

  • à une fièvre de plus de 38,5° qui persiste
  • pleure beaucoup ou se plaint d’avoir très mal à la tête ou aux oreilles
  • est somnolent
  • vomit ou à une forte diarrhée
  • à des boutons

 

Conseils divers :

 

Dans l’attente du médecin

Si votre enfant a de la fièvre, ne le couvrez pas trop (un pyjama en coton léger suffit).

Faites le boire très souvent.

Aérez sa chambre au moins 10 minutes par jour.

 

Si votre enfant a le nez bouché

Mettez-lui des gouttes de sérum physiologique dans le nez régulièrement.  Ce sera plus facile pour lui de se moucher.  Si c’est un bébé, ou s’il est trop petit pour se moucher seul, utilisez un mouche-bébé !  Mais personnellement je n’aime pas trop ! Donc,  n’exagérez pas car cela pourrait trop assécher les muqueuses …

 

La fièvre chez l’enfant

Trop de parents administrent encore du paracétamol de manière systématique. Cette médication souvent abusive comporte des risques et pour un peu de fièvre,  elle n’est vraiment pas nécessaire puisqu’il existe de bonnes astuces anti fièvre tout à fait naturelles.

N’oubliez pas que la fièvre est un anticorps.  Il ne faut pas paniquer si votre enfant présente 2 ou 3 degrés au-dessus de la température normale du corps. La fièvre joue un rôle contre une infection : la fièvre  n’est pas une maladie,  mais un mécanisme de défense physiologique qui a des effets bénéfiques dans la lutte contre l’infection.

Éliminer la fièvre par un médicament peut donc être néfaste et aggraver l’état de l’enfant.

Laisser la fièvre agir … sans s’emballer.

Sachez que face à une prolifération de virus, le corps réagit et se défend en faisant monter la température générale de tout le corps : c’est la fièvre. Cette réaction va aider à stopper l’infection virale. Il se produit des inflammations, signes de la lutte contre les virus. Nous parlons ici de fièvre qui ne dépasse pas 39°C.  Au-delà, si elle persiste,  bien entendu il faut agir !

 

Des astuces anti fièvre naturelles

Pour faire baisser une fièvre légère, on oublie les médicaments et on pense pratique.

  • On enlève les vêtements de l’enfant…de manière à disperser la chaleur. Pour les plus frileux on enlève une couche. L’air extérieur permet de refroidir naturellement le corps. Donc, aérez bien, car laisser l’enfant dans une pièce chaude et étouffante n’est pas une solution. Donc,  gardez la pièce à une température raisonnable.
  • Privilégiez les activités calmes, votre enfant n’aura pas forcément envie de jouer beaucoup s’il est fiévreux, mais néanmoins avec une fièvre faible à modérée, il n’aura probablement pas l’intention de rester vissé sur un fauteuil.
  • Autre moyen de faire baisser la fièvre : le bain ! Si votre enfant aime le bain et qu’il en a envie, cela peut le détendre. Mais le mauvais comportement serait de plonger l’enfant dans un bain froid : très mauvaise idée et il y a un risque avéré de convulsions.

Néanmoins, on peut le mettre dans un bain à une température adaptée (environ 36,5°C si l’enfant est à 37,5°C, 37°C si l’enfant est à 38°C) et laisser baisser progressivement la température de l’eau de manière naturelle.

Attention : si la température est plus élevée, on adapte la température du bain en fonction de la température de l’enfant : 1°C en-dessous.

  • Des compresses d’eau froide… cette méthode a ses adeptes (j’en fais partie). On applique un chiffon ou une petite serviette trempée dans de l’eau froide (des glaçons chez l’adulte) sur des zones où le flux sanguin passe particulièrement : les poignets, le cou, le front. On change ces compresses régulièrement.
  • Lutter contre la fièvre par les pieds !
  • De la même manière, quand la température des pieds baisse, toute la chaleur du corps diminue légèrement. Si l’enfant est alité, on peut penser à appliquer des cotons imbibés d’eau froide sur la plante des pieds.
  • Vous le faites probablement déjà mais pensez à bien hydrater votre enfant. Le régime liquide sera de toute façon probablement mieux accepté par un petit malade. Jus de fruits, eau de bouillon et beaucoup d’eau. L’infusion de tournesol
  • On utilise des pétales de tournesol séchés et de l’eau bouillante. Le tournesol a comme propriété de faire baisser la fièvre de manière naturelle.
  • On laisse légèrement refroidir l’eau et on laisse infuser les fleurs séchées pendant dix minutes avant de filtrer. On ajoute un peu de miel pour un goût plus doux et on fait boire un peu de ce mélange toutes les 3 heures à l’enfant.

 

Bien entendu, comme toujours, suivez les conseils de votre pédiatre et n’hésitez pas à le consulter au moindre doute

 

Celles “sans boutons” :

 

Les oreillons

 

Maladie virale qui se caractérise par une inflammation des glandes salivaires situées à l’avant des oreilles, appelées « glandes parotides ».

Dans 30 % des cas, il n’y aucun symptôme et l’infection passe inaperçue.  À l’opposé, des complications sont possibles, mais elles sont exceptionnelles et surviennent surtout chez les adolescents et les adultes.  Les oreillons sont dus à un paramyxovirus dit virus « ourlien ».

 

En aromathérapie :

         HE Ravintsara                                            2 ml

         HE Eucalyptus radiata                              1 ml

         HE Melaleuca alternifolia                                    1 ml

         HE Chamaemelum nobile                        1 ml

         Calendula ou gel d’Aloès vera        ad 10 ml

Posologie bébé et enfant :

         4 gouttes sur la zone externe, 3 x / jour durant 5 jours

 

En gemmothérapie :

         Immunogem 5 gouttes (sapin, cassis et églantier)

         5 à 10 gouttes par jour

 

En phytothérapie classique :

 

         Boire de la camomille romaine 2 à 3 tasses avec un peu de miel si l’enfant est au-dessus

d’ 1 an.

         Faire un cataplasme d’argile (durant la sieste, durant la nuit) maintenu dans la mesure du possible !

 

Le botulisme infantile est très rare, mais par mesure de prévention, il est déconseillé de donner du miel aux bébés de moins d’un an.

 

 

Bronchiolite

La bronchiolite est une maladie virale contagieuse touchant chaque hiver environ 30% des nourrissons dont plus de la moitié sont des enfants de moins de 6 mois. Elle touche davantage les garçons que les filles..

Causée par le virus respiratoire syncytial ou VRS, elle est contagieuse et survient souvent par petites épidémies dans les crèches. Cette maladie requiert une prise en charge rapide pour empêcher son évolution possible vers une forme grave.

La bronchiolite débute généralement vers la mi-octobre pour se terminer en fin d’hiver. Son pic est atteint au mois de décembre. Cette infection qui atteint les petites bronches se guérit en 5 à 10 jours environ. Les garçons représentent environ 60% des bébés atteints de bronchiolites.

C’est  une inflammation des bronchioles, les dernières ramifications bronchiques de petit calibre. Si l’on parle souvent de « bronchiolite du nourrisson », c’est parce que la maladie sévit presque exclusivement chez les petits patients de moins de 2 ans. Cette pathologie est amenée à récidiver : au-delà de trois épisodes, on parle d’asthme du nourrisson.

 

Symptômes :

La bronchiolite peut débuter par une rhinite virale. Puis, apparaissent ensuite des épisodes de toux sèche devenant de plus en plus grasse et s’aggravant peu à peu, ce qui provoque un encombrement et une gêne respiratoire importants. L’enfant présente ainsi une respiration sifflante, une fièvre modérée, une fatigue, voire un épuisement. La toux peut se prolonger pendant 2 à 3 semaines. Devant l’apparition de ces symptômes, il est important de consulter rapidement son médecin afin d’éviter l’apparition de complications respiratoires pouvant nécessiter une hospitalisation.

 

Conseils :

  • Commencer par aérer la chambre du bébé et ne pas échanger les biberons et les tétines.
  • Il est conseillé de porter un masque, de ne pas fumer en sa présence, de mettre un coussin sous l’oreiller et de lui donner à boire régulièrement.
  • Bien vérifier que le bébé s’alimente correctement et prend bien ses biberons.
  • Désinfecter son nez avec du sérum physiologique, utiliser des mouchoirs jetables et ne pas le remettre à la crèche avant la fin des symptômes.
  • Les antibiotiques ne sont pas prescrits car ils n’ont aucune action sur les virus.

 

La kinésithérapie respiratoire demeure le traitement primordial de la bronchiolite. Elle a pour objet de permettre d’évacuer les sécrétions bronchiques que le bébé ne réussit pas à faire. Le praticien effectue des mouvements sur la cage thoracique et l’abdomen du bébé lorsqu’il expire. Ce geste permet de faire remonter les sécrétions de la trachée vers la bouche de l’enfant qui réussit ensuite à les expectorer

 

En Aromathérapie

HE Ammi visnaga – khella                                     0,5 ml

HE Hyssopus off ssp decumbens

Hysope of. Ssp Couchée                    4 ml

HE Inula graveolens-Inule odorante                 0,5 ml

HE Tanacetum annuum-Tanaisie                       1 ml

HE Aniba rosaeodora-Bois de rose        2 ml

HV de noisette                                           30 ml

+

En Gemmothérapie

Cassis             5 gouttes par jour

Charme         5 gouttes par jour

+

Argile cataplasme voir plus loin

+

Massez régulièrement le dos avec un gel d’Aloès vera en part égale avec une huile d’amande douce, en ayant ajouté des huiles essentielles de :

Bois de rose                                    5 gouttes

Camomille noble               3 gouttes

Khella                                               2 gouttes

L’idéal avant le coucher.

+

En phytothérapie classique :

 

Nourrisson (0 à 2 ans)

Pour un biberon de 50 ml

5 gr de serpolet – infusion de 5 min.

Boire tiède le biberon réparti dans la journée

 

Enfance (2 à 7 ans)                –         (7 à 14 ans)

10 gr de thym                    I           10 gr de thym

10 gr de serpolet               I           10 gr de ronce

10 gr de lavande of,                     I           10 gr de mauve

10 gr de mauve                 I           10 gr d’eucalyptus

10 gr de coquelicot                      I           10 gr d’hysope c.

———————————————————————-

1 c. à c. par tasse                                 idem

Infusion 5 min.                                 10 min.

2 tasses/jr en dehors des repas.                 Idem

 

La coqueluche

Maladie très contagieuse, la coqueluche reste une affection extrêmement grave chez le nourrisson. Peu fréquente chez nous grâce à la vaccination, elle touche en priorité les jeunes enfants, qui n’ont pas été vaccinés, mais également les adultes qui n’ont pas effectué le rappel. Lorsqu’elle touche l’enfant et l’adolescent, la coqueluche peut durer jusqu’à trois mois.

Selon l’OMS, la coqueluche serait encore à l’origine de 300 000 décès chaque année à travers le monde.

La coqueluche est une maladie infectieuse très contagieuse due à une bactérie appelée “Bordetella pertussis”. La contamination s’opère par voie aérienne, la bactérie se propageant par des gouttelettes de salive lorsque le malade tousse.

La période d’incubation est en moyenne de 10 jours (extrêmes 7 à 21 jours).

 

Symptômes de la coqueluche chez l’enfant

Elle se manifeste par un rhume, une très légère fièvre et une toux sèche survenant surtout la nuit.

Au bout de 7 à 10 jours, les quintes de toux deviennent caractéristiques, elles sont très intenses pendant trois semaines puis s’atténuent progressivement pouvant persister près de trois mois, le jour comme la nuit. L’enfant a du mal à respirer pendant la toux et sifflement lors de l’inspire.  Le visage de l’enfant devient rouge, ses yeux sont gonflés et sa langue jaillit hors de la bouche. Les quintes sont épuisantes. Entre les crises, l’enfant n’éprouve aucune gêne comme si rien ne s’était passé.

Des examens de laboratoires permettent de poser le diagnostic. Il repose ainsi sur un prélèvement naso-pharyngé avec recherche de la bactérie et une prise de sang qui va permettre d’effectuer une sérologie de la coqueluche. Elle sera à renouveler après 3 semaines pour confirmer le diagnostic de coqueluche.

Des complications graves chez les nourrissons

Chez les bébés, bien que la toux soit parfois absente, la gêne respiratoire peut entraîner des complications pulmonaires mortelles ou des affections neurologiques (crises convulsives, encéphalites).

Traitement antibiotique pour le malade et son entourage

Des médicaments antitussifs et des antibiotiques sont généralement prescrits. Ces derniers permettent d’éliminer la présence de la bactérie dans les sécrétions, diminuant ainsi les risques de contamination.

 

Soit on suit le traitement classique et en attendant le médecin,  on peut donner à l’enfant au-dessus de 1 an.

10 gr de Primevère

10 gr de Lierre terrestre

20 gr de lavande officinale

20 gr de Ballote

20 gr de Marjolaine

20 gr d’Origan

Laisser infuser 10 min. 1 c. à c. pour 1 tasse.

Sucrer au miel  et donner 2 tasses par jour loin des repas.

OU

 

10 gr de Thym

10 gr de Serpolet

10 gr de Lavande officinale

10 gr de Mauve fleurs

20 gr d’Origan plante entière

40 gr de coquelicot pétales

Laisser infuser 10 min. 1 c. à c. pour 1 tasse.

Sucrer au miel  et donner 2 tasses par jour loin des repas.

 

Soit on suit le traitement naturel avec en plus de la tisane ci-dessus,

 

Aromathérapie (D. Baudoux)

Voie cutanée

HE Cupressus sempervirens                              2 ml

HE Inula graveolens                                             0,5ml

HE Rosmarinus off CT verb.                               2 ml

HE Ammi visnaga                                                  0,3 ml

HV de Noisette                                                      QSP  20 ml

Posologie bébé et enfant :

6 gouttes 3 x par jour sur le thorax et le haut du dos durant 5 jours.

ET

Voie rectale en pharmacie !                              Bébé              I           Enfant

HE Artemisia drancunculus                               10 mg            I           15 mg

HE Melaleuca quinquinervia CT cineole                     20 mg            I           30 mg

HE Eucalyptus dives                                                         10 mg            I           15 mg

HE Cananga odorata totum ou extra              10 mg                       I           15 mg

Whitepsol ou ASB2X QS pour faire 1 suppo de 1 ou 1.2 gr dt 20

Posologie bébé et enfant : 1 suppo 3x/jr pendant 5 à 7 jrs.

 

 

 

 

 

 

Soin de l’enfant : l’argile

 

Adoucissante, apaisante, absorbante, bactéricide, cicatrisante. Ce sont les vertus que l’on retrouve auprès de l’argile blanche, verte…

Elle peut s’utiliser de multiples façon, que ce soit pour notre peau, nos cheveux, mais aussi pour nos enfants !

Érythème fessier : On applique la poudre comme du talc (plus pratique, efficace, rapide).

Au change suivant, la poudre se sera transformée en cataplasme : nettoyez à l’eau tiède parfaitement la zone et appliquez à nouveau la poudre d’argile jusqu’à disparition de l’érythème.

Blessures diverses : rougeurs, eczéma, petits boutons, petites plaies…

Elle a des vertus calmante et désinfectante.

Varicelle : Appliquer la poudre sur la peau propre et sèche (de la tête aux pieds)= les démangeaisons disparaissent et les boutons cicatrisent sans laisser de marques. Pour toutes les maladies à boutons elle sera utile !

Saignement : application en poudre = fait cesser l’hémorragie.

 

Cataplasme d’argile

Préparation:

L’argile aime les ustensiles en bois, verre ou terre mais n’apprécie pas l’utilisation de plastique ou de métal. Donc gardez un récipient en verre à cette préparation, car vous verrez à la longue le verre sera rongé !

Mettez  5 à 10 cm d’argile concassée au fond du récipient en verre  et recouvrir à hauteur  d’eau tiède/froide.

Laissez reposer cela 15 à 20 minutes selon la quantité d’argile. Si des petites bulles se forment c’est normal, ne vous inquiétez pas. Ne touchez à rien pendant 20 mn ensuite, vous pouvez mélanger avec une cuillère en bois. Bien mélanger jusqu’à obtenir une pâte homogène et relativement épaisse. Il ne doit pas rester de cailloux durs normalement.

Tout l’art de faire ce cataplasme est dans le dosage de l’eau. IL faut trouver le juste milieu. Normalement si l’eau effleure la surface ça devrait être bon !

Application du cataplasme :

Pour qu’elle sèche moins vite, personnellement j’y ajoute de l’huile végétale.

Une fois prête, appliquez cette pâte d’argile sur la partie du corps concernée à l’aide d’une cuillère en bois en appliquer 2 à 3 cm d’épaisseur sur la largeur désirée.  L’épaisseur est importante à respecter pour que ce soit efficace. Mettre au préalable une gaze sur la peau…et entourer  d’une bande Velpeau.

Ne vous inquiétez pas cela n’abîmera pas une peau de tout petit.

En cas de fièvre  utilisez les cataplasmes pour stabiliser la fièvre à une température supportable, raisonnable pour le corps. L’argile ne va pas forcément la faire disparaître mais plutôt la réguler afin de permettre au corps de se défendre

( ! N’oubliez pas, la fièvre est utile ne la supprimez pas trop vite)  Mettez l’argile, dans ce cas,  sur le bas-ventre et cela, que lorsque la fièvre est mal tolérée.

Pour une bronchite bien avancée, celle où on propose du clapping chez le kiné !  Avec une toux très grasse, persistante appliquez les cataplasmes d’argile directement sur la poitrine. Profitez des moments de sieste chez les petits pour le poser dans la journée pendant la sieste et en mettre un autre pendant la nuit. Faites tenir le cataplasme avec une bande Velpeau.

A savoir :

Il faut savoir que l’utilisation de l’argile fait ressortir le “mal”. Donc au début de son utilisation,  il y a toujours une accentuation des symptômes, c’est bon signe. Cela signifie que l’argile fait son travail.

 

D’autres remèdes d’aromathérapie pour :

 

Oreillons

HE Ravintsara                     2 ml

HE Eucalyptus radié          1 ml

HE Tea tree                         1 ml

HE Camomille noble         1 ml

HV noisette                         5 ml

UE :   4 gouttes du mélange en péri-auriculaire, sur les mâchoires et sur le cou 3 x / jour pendant  5 jours.

 

Extraction dentaire

HE Menthe poivrée          1 ml

HE Immortelle                    4 ml

HE Laurier noble                2 ml

HV Arnica                            8 ml

3 à 4 gouttes du mélange sur la joue en regard de la dent  à extraire ou déjà extraite 15 min. avant et juste après,  5 x / jour.

 

Eczéma sec

HE Géranium rosat           3 ml

HE Lavande aspic   3 ml

HE Immortelle        1 ml

HE Tanaisie              1 ml

HE Palmarosa         2 ml

HV Calendula      QSP 100 ml

UE : quelques gouttes en application locale 3 x/ jour.

 

Impétigo

HE Géranium rosat           1 ml

HE Tea tree              1 ml

HE Lavande aspic   1 ml

HE Giroflier            0.5 ml

HV Arnica            QSP 100 ml

UE: quelques gouttes en application locale 3 x/ jour.

 

Molluscum contagiosum

HE Niaouli                5 ml

HE Tea tree              3 ml

HE Giroflier             1 ml

Es.  Citron                1 ml

UE: application locale à l’aide d’un coton tige 2 à 3x/jour

 

Perlèche

HE Lavande aspic   1 ml

HE Ciste ladanifère            1 ml

HE Laurier noble    1 ml

HE Citronnelle de

Madagascar                        1 ml

HV Calendula      QSP 100 ml

UE: application locale à l’aide d’un coton tige 3x/jour

 

Verrue

HE Origan compact          1 ml

Ess. Citron                4 ml

UE: application locale à l’aide d’un coton tige 2x/jour ! Protéger la peau saine

 

Diarrhée infectieuses

HE Giroflier                         1 ml

HE Palmarosa                     3 ml

HE Pin de Patagonie                     2 ml

HE Camomille noble         1 ml

HV de noisette         QSP     20 ml

UE : 8 à 10 gouttes sur le vente et le bas du dos 4 x / jour durant 7 jours.

+

HE Origan compact                      1 ml

ES Citron Z                           1 ml

HV de noisette                   8 ml

UI : 2 gouttes dans ½ cuillère à café de miel ou de sirop de riz ou autres 4 x/jour après les repas durant 7 jours.

 

Nausées, mal de transport

  1. Citron Z 7 ml

HE Gingembre                    1 ml

HE Camomille noble         2 ml

HV Noisette                       20 ml

UI : 2 à 3 gouttes dans ½ cuillère à café de miel ou de sirop de riz ou autres 3 à 4 x/jour selon le besoin.

 

Hyperactivité

HE Camomille noble         1 ml

HE Ravintsara                     1 ml

HE Lavande vraie              1 ml

  1. Mandarine 2 ml

HV Noisette                                   25 ml

UE : 4 à 5 gouttes du mélange sur la voûte plantaire, ou le plexus ou le long de la colonne vertébrale 2 à 3 x / jour.

 

Troubles du sommeil

HE Ravintsara                     2 ml

HE Pin de Patagonie                     1 ml

HE Marjolaine à coq.        1 ml

HE Camomille noble         2 ml

HV Noisette           QSP      15 ml

UE : 3 à 4 gouttes du mélange sur le plexus solaire, la voûte plantaire, ou le long de la colonne vertébrale, à répéter selon le besoin.

 

En voie atmosphérique

En prévention ou en traitement complémentaire.

Par séquence de 10 à 15 min.

1  à 3 x / jour ou selon la programmation de l’appareil

Ne jamais diffuser dans une chambre d’enfant quand il y dort !

 

Préparation du jour : un onguent respiratoire bronchite

20 ml d’huile végétale

5 ml de cire d’olivem

HE Ravintsara                     1 ml

HE Myrte com. Cinéole    1 ml

HE Eucal. Radié                  2 ml

HE Bois de rose                  1 ml

HE Palmarosa                     1 ml

HV d’amandes douces        5 ml

Laissez fondre la cire dans l’huile végétale au bain marie dès que la cire à fondue éteignez la source de chaleur. Ajoutez l’HV d’amandes et les HE.

Mettez dans un pot tant que c’est encore liquide et laissez refroidir.

Mettez le couvercle et l’étiquette. L’onguent tel quel peut se garder 1 an sans soucis.

Si vous souhaitez vous pouvez faire une crème dans ce cas, il suffit d’ajouter 25 ml d’hydrolat de votre choix tiédi au préalable en battant rigoureusement les 2 phases de la préparation (comme si vous faisiez une mayonnaise).  Dans ce cas, sachez que la préparation ne durera que maximum 6 semaines en la gardant au frigo !

 

 

 

Liniment oléo-calcaire :

Version à chauffer avec cire :

25 ml d’eau de chaux (en pharmacie),

25 ml d’huile d’olive alimentaire bio vierge et de première pression à froid.

Si vous voulez vous pouvez choisir l’huile d’amande douce (peaux sèches), ou l’huile de noyaux d’abricot (toutes peaux) comme démaquillant pour vous.

– 4 grammes de cire d’abeille ou olivem ou autres…qui va jouer le rôle d’émulsifiant. On trouve la cire d’abeille et autres en paillettes en magasin bio ou sur les sites internet fournisseurs de matières premières pour cosmétiques.

Dans ce cas,  on fait fondre l’huile et la cire et ensuite on ajoute l’eau de chaux en battant vigoureusement comme pour une crème.

Ou

La version simple qui fonctionne très bien

25 ml d’eau de chaux (en pharmacie),

25 ml d’huile d’olive alimentaire bio vierge et de première pression à froid.

Battre énergiquement les 2 ingrédients et mettre le tout en flacon.

Vous pourrez nettoyer, chouchouter bébé avec ce lait onctueux et agréable. Il suffira de le secouez avant chaque usage, car il y a risque de phases. Ce lait se garde 6 semaines environ. N’en faites pas trop à la fois,  ainsi vous aurez toujours un bon produit sous la main.

 

 

 

 

 

 

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